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  • La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996) 

    Thèse doctorale soutenue par le Révérend Père  Rigobert KYUNGU SJ, le 30 juin 2020, à l'Université Grégorienne de Rome.

    Un évènement joyeux après celui des ordinations presbytérale et diaconale des Pères Eric KAMBALE et Stanislas KAMBASHI, le samedi 27 juin 2020.

    L’auditoire ne devant contenir qu’un nombre réduit de participants suite aux restrictions liées à la crise sanitaire en cours, ladite soutenance s’est faite en mode semi publique. Néanmoins, la retransmission en direct sur YouTube a contribué à élargir l’audience.

    De quoi a-t-il été question dans cette thèse discutée en vue de l’obtention du titre de docteur en théologie spirituelle ? La recherche a porté sur la figure du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA SJ, mort martyrisé le 29 octobre 1996 à Bukavu, et dont la cause de béatification avance à grands pas.

     

    Pour s’engager dans cette "aventure", l’auteur de la thèse a été motivé entre autres par le témoignage de vie de l’ancien archevêque de Bukavu. Ce dernier, à travers son engagement aussi bien sociopolitique que pastoral, a laissé des traces qui méritent d’être mises en évidence. Une autre motivation est le discernement spirituel qui caractérisait ce serviteur de Dieu. C’était, souligne le Père KYUNGU, un homme dont le discernement spirituel était au cœur de ses actions dans sa vie d’africain, de prêtre jésuite et d’évêque.

    La thèse porte le titre de "La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996)". Elle s’articule sur six grands chapitres. Dans un premier moment, l’auteur décrit la région des Grands-Lacs dans laquelle est né et a œuvré Mgr MUNZIHIRWA. Une description qui prend en compte la période trouble du génocide au Rwanda en 1994, mais aussi la guerre au Congo en 1996, dite la guerre de libération, ayant occasionné la chute du Maréchal MOBUTU, après 32 ans de règne.

    En second lieu, l’auteur dresse une biographie de l’ancien archevêque de Bukavu, depuis sa naissance à Burhale dans le Bushi, jusqu’à son ordination épiscopale inclusivement. Cette biographie se veut suffisamment fouillée, dans le but de contribuer à l’avancement du procès de béatification du serviteur de Dieu.  Le troisième chapitre couvre le ministère épiscopal du prélat à Kasongo où il est resté 8 ans. L’auteur a voulu mettre en exergue ces années qui sont souvent oubliées dans beaucoup de biographies. Le quatrième chapitre développe l’étape de Bukavu où Mgr MUNZIHIRWA a exercé son ministère épiscopal de manière très intense pendant deux ans, dans le contexte de guerre et ce, jusqu’à son martyre. Ici, l’auteur discute aussi la question du martyre " in odium fidei ". 

    D’autre part, la dissertation comprend une partie analytique qui scrute la figure de Mgr MUNZIHIRWA à partir de son enracinement dans la culture africaine, entre autres. Ainsi, le cinquième chapitre analyse-t-il 55 proverbes utilisés par Mgr MUNZIHIRWA, en les insérant dans les genres poétiques de la littérature orale africaine.  Pour notre auteur, Mgr MUNZIHIRWA a montré que l’Afrique est riche et que ses richesses culturelles ne peuvent être balayées ni abandonnées comme si elles n’étaient pas importantes. L’attachement à sa culture a aidé Mgr MUNZIHIRWA à intérioriser, ou mieux, inculturer non seulement l’évangile, mais aussi la spiritualité ignatienne au point de faire de lui un homme à la fois "entièrement africain et entièrement jésuite". L’auteur démontre donc que la culture africaine et la spiritualité ignatienne convergent harmonieusement dans la personne de Mgr MUNZIHIRWA. Enfin, au sixième chapitre, le discernement apparaît comme un thème clé dans la discussion, puisque, selon l’auteur, il constitue un outil efficace utilisé par le serviteur de Dieu tout au long de sa vie, générant en lui une vraie liberté intérieure. La thèse chute en dépeignant le profil spirituel de Mgr MUNZIHIRWA, affirmant que sa spiritualité se fonde sur la prière et l’Eucharistie, la dévotion mariale, l’engagement pour la paix et la justice, la pauvreté évangélique, la croix du Christ, le discernement spirituel, la liberté intérieure, l’inculturation et enfin le sens de l’Eglise.

    Au terme de la présentation par le récipiendaire des résultats de sa recherche, un dialogue s’est engagé avec le jury pour expliquer davantage et tirer au clair tous les hémisphères de ce travail scientifique. Après délibération, le jury a salué la rigueur et la qualité du travail accompli. Dans le respect des normes de la Grégorienne, le jury n’a pas immédiatement rendu public son verdict ; il appartient aux services du secrétariat de l’Université de le communiquer au récipiendaire par les voies ordinaires. Le père KYUNGU recevra donc le titre de docteur après la publication partielle ou totale de sa thèse. Profitiat !

    Pour célébrer la joie de cet évènement, les Jésuites présents à la cérémonie ainsi que d’autres invités se sont retrouvés dans la communauté du Gesù où un verre d’amitié a été partagé.

    En outre, pour joindre l’utile à l’agréable, un partage de repas a été organisé le mercredi 1er juillet 2020 dans un restaurant de la place pour célébrer avec quelques invités les trois évènements joyeux de l’ACE-Rome : thèse, ordinations presbytérale et diaconale.

    C’est par ces événements heureux que s’achève l’année académique. Se pliant aux aléas du transport aérien dans les circonstances actuelles, les uns attendent de s’envoler sous d’autres cieux, alors que d’autres ont décidé de passer l’été en Italie ou en Europe. Désormais l’ACE-Rome a un nouveau coordinateur pour l’année académique 2020-2021 en la personne de Camille MUKOSO à qui nous souhaitons beaucoup de succès dans ce service.

    Jean-Paul KAMBA, SJ

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    Vingtième anniversaire de l'assassinant de
    Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO 
    (01/01/1926-29/10/1996) 

    Par Jean NYEMBO, sj
    Commission Foi et Promotion de la Justice

    Bien chers amis dans le Seigneur,

    Paix à vous !

    Nous célébrons aujourd'hui, 29 octobre 2016, le vingtième anniversaire de l'assassinat de notre frère, pasteur de l'Eglise de Bukavu, Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO. Mzee, comme nous l'appelions respectueusement et affectueusement, est mort sur le champ de batailles, la croix à la main comme seule arme qu'il possédait.

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  • Saint Nicolas et Père Fouettard : qui sont-ils ?
    Et quel est leur impact sur les enfants belgo-africains ?

     

    Par Mireille-Tsheusi ROBERT
    BAMKO asbl
     

    Connaissez-vous le "Sauvage d'Ath "? Le "Diable Magnon" ? Ou les "Basoulous de Basècles" ? Vous n'avez sûrement jamais entendu parler de ces sauvages hainuyers si vous n'êtes pas originaire de cette région. Peut-être connaîtrez-vous mieux les Noirauds bruxellois ou le Zwarte Piet anversois ? Dans l'espace francophone, Zwarte Piet, littéralement Pierrot-Le-Noir, est appelé Père Fouettard, le joyeux mais répressif compagnon de Saint Nicolas. Ces figures folkloriques souvent enchaînées, parfois affublées de cornes, dansant, chantant et vociférant à l'encontre des badauds lors du carnaval de la "Ducasse", de la fête de Saint Nicolas ou lors de la procession des Noirauds ont toutes un point commun : le maquillage en noir du visage ou le "blackface".

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  • CPI. Les doutes du procès BEMBA
    Y a-t-il vraiment eu crimes contre l’humanité à Bangui 
    en 2002 et 2003 ?

    Par WINA LOKONDO
    Historien, journaliste indépendant

     Le 24 mai 2008, Jean-Pierre BEMBA, sénateur et ancien Vice-président de la RD Congo de 2003 à 2006, est arrêté en début de soirée dans sa résidence de Rhode-Saint-Genèse, un quartier périphérique de Bruxelles, en exécution du mandat d’arrêt international lancé contre lui par le procureur près la Cour Pénale Internationale. Il sera transféré, après neuf jours de détention dans la capitale belge, à la prison de la CPI de Scheveningen, un faubourg de La Haye. Il y est, à ce jour.

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  • Analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo
    aux organisations internationales africaines

     

    Par       Adolphe AMANI BYENDA[1]
    Germain NGOIE TSHIBAMBE[2]

     

    Résumé : Depuis la fin de la première et de la deuxième guerre mondiale, les organisations internationales jouent  un rôle très important dans les différents secteurs de la vie à cause de leur efficacité de réponse rapide aux problèmes urgents des États. À cet égard, il s’avère, sur base de nos résultats, que l’appartenance des États à plusieurs organisations notamment sous-régionales, régionales ou intercontinentales constitue un avantage  tant sur le plan politique, économique que sécuritaire. Le présent article se fixe comme objectif, l’analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines. À partir de cette recherche, nous comprenons que les facteurs géographique, historique, sécuritaire, économique, politique et culturel,… sont autant d'éléments qui justifient l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines.  

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  • MENDE, KAMBILA et les sanctions impériales

     

    Par MBELU BABANYA KABUDI

    Les sanctions prises par les USA et l'UE à l'endroit de certains membres de ''la kabilie'' ont suscité quelques réactions en son sein. L'ex-porte-parole du gouvernement démissionnaire  de MATATA PONYO, Lambert MENDE, fort de ses études de droit, les a sévèrement critiquées ce lundi 12 décembre 2016. Voici ce qu'il dit :

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    Cosmos EGLO, Du sang sur le miroir. Paris, L'Harmattan, 2012. 200 pages.

    Par Eddy VAN SEVENANT

    Ames sensibles s'abstenir ! De la première à la dernière page, c'est un déferlement de violences et des bains de sang toujours renouvelés que l'auteur nous propose ici afin d'illustrer la situation déplorable de certains pays africains post-coloniaux, livrés à toutes les turpitudes de leurs "élites", sanguinaires à souhait et soutenues à bout de bras par des puissances extérieures (dans le cas présent la France et les USA) qui y trouvent l'opportunité de garder la main sur le pays tout en n'y étant plus officiellement présentes.

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    Par Modeste WASSO

    Griet BROSENS, Du Congo à l’Yser. 32 soldats congolais dans l’armée belge durant la Première Guerre mondiale. Traduit du néerlandais (Belgique) par Charles FRANKEN. Waterloo, éditions Luc Pire (www.editionslucpire.be), 2016. 271 pages. 24,90 €

    Voici un livre qui ouvre une page de l’histoire commune à la Belgique et au Congo des années  1914-1918. "Du Congo à l’Yser"  relate  l’histoire, longtemps occultée, des Congolais arrivés en Belgique, à la fin du 19ème siècle (les premières arrivées datent de 1885) en tant que militaires et qui ont combattu sous le drapeau belge pendant la première guerre mondiale, 1914-1918.

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  • Par Eddy VAN SEVENANT

    Collectif, État des résistances dans le Sud : Afrique. Alternatives Sud (Revue trimestrielle). Volume 23-2016/4. Centre Tricontinental  (Louvain-la-Neuve) et Éditions Syllepse (Paris) – 215 pages. 13 €

    Cet ouvrage fait partie d'une série qui fait le point régulièrement sur les oppositions politiques, féministes, paysannes, etc. aux régimes en place dans différents pays du Sud, principalement d'ailleurs sur le continent africain.

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  • Groupes armés et problématique de développement
    du territoire de Fizi (RD Congo)


    par BAWILI LUKELE Tango
    département des Sciences Politiques et Administratives 
    Université Officielle de Bukavu
    This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Résumé : Par leurs actions, les groupes armés ont influé et influent négativement sur le développement de ce territoire ; ils y créent une instabilité permanente depuis de longues années. Cette instabilité entraîne des conséquences désastreuses notamment sur les plans politique, administratif, sécuritaire, économique, etc. Cet état des choses empêche les pouvoirs publics et les populations locales d'exploiter les multiples potentialités naturelles en vue de booster son développement. Ceci explique dans une certaine mesure le sous-développement de ce territoire. De ce fait, il importe que l’État se réveille, rétablisse la paix et suscite le développement de ce territoire en impliquant les populations locales.

    Introduction    

    Depuis plus d’une décennie, l’est de la RD Congo est en proie à une instabilité sécuritaire dont les causes sont à la fois internes et externes. L’ampleur et les effets de cette situation sont différemment vécus d’une province à une autre. Au Sud-Kivu, l’émergence et la résurgence des groupes armés entraînent une instabilité sécuritaire qui, par conséquent, étouffe les actions du développement. 

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Wednesday, 29 November 2017 15:00

Le Dieu reçu ou refusé dans les missions des Pères des Sacrés-Coeurs

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Le dieu reçu ou refusé dans les missions des Pères des Sacrés-Cœurs : Afrique, Océanie (1827-1980).

Par le RP Édouard BRION

NDLR : du 25 au 29 août 2017 à l'Abbaye de Maredret (Belgique), le Centre de Recherche et d'Échanges sur la Diffusion et l'Inculturation du Christianisme (CREDIC) a organisé un colloque international sur le thème "Annoncer quel Dieu ? Promouvoir quel homme ? Les variations sur Dieu et l'homme dans le discours et la pratique missionnaires, des Réformes à nos jours". A cette occasion, le Père Edouard BRION a donné un exposé dont le texte est reproduit ci-dessous :

Deux remarques préliminaires :

1.      Mon exposé se situe dans l’axe 3 de la présentation du thème de la session : la réception ou le rejet de l’annonce du missionnaire. Voir l’analyse très fine de l’attitude de l’Africain face au missionnaire faite par Jean-Marc ELA : Mémoire d’insoumission et résistances à l’évangélisation : un défi à la théologie africaine, dans Jean PIROTTE (dir.), Résistances à l’évangélisation, Paris, Karthala, 2003, p. 147-167[1].

  1. "Dieu n’est pas une réalité empirique ; l’invisible n’est significatif que par la démarche qui lui donne son sens"[2] : c’est dans les pratiques des missionnaires que les Hawaiiens et les Africains peuvent le deviner et en fournir leur interprétation.

 I.  Afrique

 La mission de Dekese-Kole (Congo Kinshasa) (1932-1980)

 Je résume la dialectique missionnaire de cette période par la séquence : du refus de ce dieu à sa reprise en passant par son acceptation et un rejet momentané.

Premier temps. En mars 1932, les populations révoltées contre le pouvoir colonial belge voient arriver un petit groupe de Blancs barbus. Ce sont, croient-ils, les sorciers des fonctionnaires de Bulamatari, l’Etat, qui viennent les faire mourir par des moyens secrets[3]. Devant ces témoins d’un dieu hostile, solidaire de la répression, ils réagissent par la réserve ou la violence (le petit bétail de la mission est tué, un poste de mission incendié dès sa construction).

Deuxième temps. Après quelques années, un modus vivendi se met en route autour de l’école[4]. La relation commence petit à petit à prendre un tour positif. Voici un témoignage formulé par la suite de la plume d’un Africain du lieu sur un cas : "L’école primaire KoleLowonge a été fondée en 1940… Comme partout ailleurs, le but assigné à cette école était double dès son ouverture : faciliter l’enseignement de l’évangile et combattre énergiquement l’analphabétisme et ses conséquences… Notre école a été reconnue d’office le jour même de sa création conformément à la convention qui régissait l’Eglise et l’Etat de l’époque coloniale. La modalité de recrutement des élèves était difficile, car les parents ne se rendaient pas compte de l’importance de l’école. Ce qui les intéressait, c’était d’envoyer les garçons à la chasse et leurs filles à la pêche… Pour attirer les enfants à l’école, les missionnaires devaient distribuer du sel, pagnes, perles et du savon… à tous ceux qui avaient le courage de suivre leurs études primaires. Le Père Directeur devait courir, comme un policier, dans les villages derrière les déserteurs… Jusqu’en 1953, il n’y avait aucune fille qui se présentait à l’inscription à l’école. A l’arrivée des Sœurs de Saint Vincent de Paul en 1954, une bonne centaine de filles ont senti l’intérêt de l’école"[5].

Troisième temps. Au moment où ce processus d’acceptation progressait, on assista à un épisode de rejet violent. Peu après l’indépendance du pays (30 juin 1960), en février 1961, l’annonce de l’assassinat du premier ministre Patrice LUMUMBA avec la complicité des Belges vit les missionnaires brutalisés par la population, ce qui amena le départ de la presque totalité de leurs effectifs, avec le sentiment d’avoir échoué.

Quatrième temps. Au lieu d’un effondrement, on assista alors à une reprise en main des écoles par les enseignants du lieu. Même au plan des baptêmes, les chiffres continuèrent à augmenter, bien qu’avec le temps, cet aspect passa à l’arrière-plan[6]. L’arrivée des rebelles simbas en 1964 ne produisit aucun dommage à cet égard. Au contraire, sous l’impulsion du nonce apostolique et de l’évêque, Victor VAN BEURDEN, un enseignement secondaire vit enfin le jour : il fallait former des responsables pour le pays libéré. Seule une minorité de missionnaires accepta de prêter son aide avec quelques jeunes volontaires[7].

Après le refus initial, la population avait franchi le seuil de l’acceptation pour passer à la reprise à son compte, notamment sous la forme d’une coordination structurelle de l’enseignement scolaire, sous la responsabilité des autochtones.

A partir de 1980, la nomination d’un évêque et d’un coordinateur de l’enseignement membres tous deux d’une autre congrégation religieuse, scheutiste en l’occurrence, marque la fin du statut du diocèse de Kole comme territoire confié aux Pères des Sacrés-Cœurs.

II.  Océanie Hawaii

1827-1839 : une Eglise momentanément sans prêtre

Le 7 juillet 1827, les habitants de la capitale Honolulu voient débarquer tout un groupe de Français, dont 6 missionnaires. Ils viennent, leur a-t-on dit, faire du commerce, apporter la civilisation et l’évangile. Le régent POKI les a sous sa protection.

Mais l’évangile, ils l’ont déjà : depuis l’arrivée, en 1820, des envoyés de l’American Board de Boston. La monarchie et toute une partie de la population ont déjà adhéré à la foi chrétienne.  De catholique résident sur place, il n’y a qu’un armateur espagnol, Ramon SANCHEZ, polygame, qui baptise les enfants en danger de mort et qui réunit sa famille et les étrangers de passage pour la prière du chapelet, après le signe de croix.

Immédiatement, à l’instigation des missionnaires protestants, une cabale se déchaîne contre trois missionnaires, des prêtres qu’on prend, oh horreur ! pour des jésuites. Tant et si bien qu’ils sont expulsés vers la Californie. Deux des trois restants, un frère convers et un frère de chœur, ont regagné la France pour des raisons personnelles (le mal du pays, l’insupportable nudité des natifs…). Pourtant, considérés comme de simples ouvriers, ils étaient bien vus par tous. L’un travaillait même pour l’imprimerie protestante pour gagner de quoi vivre. On arrive ainsi à 1832.

Il n’en reste qu’un : le frère convers Melchior BONDU, menuisier de son métier, avec un vieil Espagnol, PABLO. Durant deux ans, de 1832 à1833, c’est ce duo qui recrutera et rassemblera de petits groupes de catholiques dans l’habitation qui sert de mission. On y récite le chapelet et aussi les articles du catéchisme dont un paquet d’exemplaires est arrivé des presses de Macao en octobre 1832. Il contient les principales vérités de la foi et devient une source d’inspiration pour les nouveaux convertis. Ce sont ces mêmes textes qui sont récités en commun lorsqu’ils se réunissent dans leurs maisons.  Ces réunions ne se font d’ailleurs pas sans dangers, car des lois très strictes sont édictées contre les catholiques. Certains sont même emprisonnés.

A partir de juillet 1829, une persécution contre les néophytes se déclare[8]. Luisa, baptisée par les Espagnols dans les îles Marianne, est sommée par la vieille reine Elisabeta KAAHUMANU d’assister aux offices protestants. Après un baptême de 15 catéchumènes, certains sont enfermés dans le fort de la capitale, dans les chaînes et privés de nourriture et de boisson, d’autres même soumis à des travaux forcés : extraction de rochers dans la mer et construction d’une digue.

De 1829 à 1832, la persécution se fait de plus en plus violente, en même temps que le nombre de catholiques augmente. On dénombre même un décès, une jeune maman avec son bébé,  victime de maladies contractées lors de ces travaux forcés : Arokia (Alodie).

Melchior et d’autres catholiques veillent sur ceux-ci. Ils visitent les malades, enseignent la foi catholique à ceux qui s’y intéressent, baptisent les enfants et les catéchumènes en danger de mort.

Hiram BINGHAM, le chef de la mission protestante, voit tout cela avec irritation. Aussi tente-t-il, début 1832, d’expulser aussi Melchior. Mais, pour cette fois, les chefs, tout protestants soient-ils, se refusent à ses instances et lui répondent que ces ouvriers étant pauvres et vivant de leur travail, on ne devait pas les chasser.

Début 1833, la persécution se calme un certain temps et Melchior en profite pour  se rendre en Californie et se confesser. PABLO prend soin des bâtiments de la mission durant ces quelques mois. A son retour, Melchior est accueilli comme un ange tombé du ciel.

De juin 1835 jusqu’en juillet 1839, la persécution reprend vigueur. Entretemps Melchior a vu arriver successivement le frère Léonard PORTAL, un revenant, et le Père Arsène WALSH.

Ce mois-là, l’amiral LAPLACE, arrivé en vue d’Honolulu, menaça de bombarder la ville si les missionnaires français exilés n’étaient pas réadmis avec toute liberté de culte et de religion et si… un traité commercial pour les produits français, dont les spiritueux, n’était pas adopté par le roi.[9]

Je termine ce point par l’analyse des composantes de la population de ces îles à ce moment. Les  hawaïens d’origine, appelés canaques, se retrouvaient en conflit interne suite à l’unification par la force de l’archipel opérée récemment, sauf à l’île de Kauai, par le roi KAMEHAMEHA : les vainqueurs avaient adopté la foi des envoyés de Boston, les vaincus rejoignaient celle des missionnaires papistes et essayaient, sans jamais y réussir, de retrouver un certain pouvoir. En conflit entre eux, ces natifs se voyaient aussi bousculés dans leurs usages par toute une société étrangère dominée par les commerçants (avec les consuls de leurs gouvernements) et les équipages de la foule de navires de toutes nations qui encombrait continuellement le port d’Honolulu. Ils se voyaient sommés de faire preuve de cet esprit de tolérance prôné même par certains protestants gagnés aux Lumières.

1840-1889 : à l’écoute du troupeau

Durant cette période, c’est surtout à l’égard d’une personnalité hors du commun qu’il est possible de percevoir chez les Hawaiiens  l’impact des missionnaires catholiques. 

Il s’agit de Joseph (en religion Damien) DE VEUSTER. Arrivé dans l’archipel en 1863, il commença à susciter des réactions dans le public à partir de 1873 : on venait d’apprendre qu’il avait décidé de rejoindre la colonie des lépreux sur l’île de Molokaï.

Dès le départ, ces réactions, très admiratives, ne sont pas dépourvues d’ambiguïté. "Et si un noble chrétien, que ce soit un prêtre, un pasteur ou une religieuse, recevait l’inspiration d’aller sacrifier sa vie pour consoler ces pauvres malheureux, une âme royale resplendirait pour toujours sur un trône élevé par l’amour humain". Voilà l’article publié le 14 avril 1873 dans le journal hawaïen "Nuhou".

Il émanait d’un politicien local toujours en quête de voix pour la prochaine élection au parlement local. Tout citoyen américain qu’il était, il se présentait comme le grand défenseur du peuple hawaïen autochtone, accablé par le fléau de la lèpre et soumis au dictat du Comité de Santé dominé par les Américains protestants. Leur politique de mise en quarantaine, adoucie par des aides substantielles en vivres (se basant sur une lecture de la Bible : Lévitique 13 et 14 ?) ne tenait pas assez compte de la place essentielle des relations familiales dans la culture locale.

En 1889, à la mort du missionnaire, seize ans après son arrivée chez les lépreux et après avoir lui-même contracté le terrible mal, une voix discordante s’éleva. Dans une lettre à un collègue de Californie, le révérend Dr Charles MC EWEN HYDE, un clergyman d’Honolulu, faisait du missionnaire un tableau repoussant. Grâce à sa réfutation par le romancier Robert Louis STEVENSON, le monde entier put connaître les griefs du pasteur protestant.

Si ce prêtre manquait de culture intellectuelle et de raffinement dans ses manières, écrivait Hyde, il représentait surtout ces catholiques "qui s’appropriaient les institutions fondées avec les deniers publics, voire grâce à la générosité des chrétiens protestants".[10] Indépendamment de ce cas, on peut voir dans l’hostilité entre catholiques et protestants une constante dans les missions à l’époque du 19ème et une bonne partie du 20ème siècle.

Pour entendre des avis exempts de cette rivalité, nous avons les témoignages présentés bien après, en  1938, par des représentants de la population hawaiienne, à savoir d’anciens lépreux dans le cadre du procès de béatification du Père Damien[11]. Il en ressort une grande tendresse pour les malades, en particulier les enfants privés de leur famille. Voici deux témoignages parmi d’autres repris dans l’ouvrage mentionné ci-dessous en note.

Le premier, David HIHIA, âgé de 69 ans, a connu personnellement le missionnaire et en a beaucoup entendu parler. Tout mormon soit-il, il éprouve une grande affection pour le prêtre, parce qu’il était bon, et il aimerait qu’il soit proclamé saint. "Grand devait être son amour pour le prochain, dit-il, parce qu’il ne cessait jamais de le consoler, de l’encourager et de le visiter dans sa maison, et il était prêt à tout sacrifier pour soulager leurs souffrances. Quand il était sur le point de mourir, il priait pour lui et cherchait à le préparer à faire une bonne mort. Il prenait soin des malades, les lavait, soignait leurs plaies et les pansait. Damien était un vrai père et il aimait tout le monde sans distinction".

Le second est Joseph MANU, domestique, âgé de 86 ans. Il a vécu 45 ans à la léproserie comme lépreux et a très bien connu durant 16 ans le Père Damien, dont il était l’ami. Il était son "boy" et  conduisait la barque qui les menait à la vallée de Pelekunu, hors de la léproserie. Il éprouve une grande affection pour son ami et père spirituel. Il le prie tous les jours et demande son aide. "J’étais un enfant espiègle, dit-il, et le Père Damien faisait semblant de me tirer les oreilles et de me donner un coup de pied, mais, de suite après, il me donnait un bonbon. Il faisait de même avec les autres, mais ils n’étaient pas méchants comme moi. C’est la raison pourquoi le Père Damien m’aimait davantage et m’a gardé en vie si longtemps. Bien qu’accablé de travail et de difficultés et écrasé par la maladie, il était très gentil, parlait aimablement et parfois se mettait en colère. Il n’était pas impulsif mais calme. Je ne l’ai jamais entendu dire ce qui pourrait déplaire à autrui. Il travaillait avec les enfants et ne prenait pas de précautions, c’est peut-être pour cela qu’il a contracté la contagion. Ce n’était pas de l’imprudence, mais parce qu’il voulait être leur père".

Revenant maintenant à 1881, nous pouvons entendre la voix d’une autre personnalité représentative du monde hawaïen authentique. La princesse LILIUOKALANI, régente du royaume durant le voyage du roi KALAKAUA à l’étranger, faisait remettre à Damien cette lettre : "Révérend Monsieur, je désire vous exprimer toute mon admiration pour les services héroïques et désintéressés que vous rendez aux hommes les plus malheureux de ce Royaume, et apporter, en quelque manière, un public hommage au dévouement, à la patience et à la charité sans bornes, avec lesquels vous vous occupez incessamment du soulagement corporel et spirituel de tous ces infortunés, qui sont nécessairement privés des soins affectueux de leurs parents et de leurs amis.

Je sais très bien que vos travaux et vos sacrifices n’ont d’autre mobile que le désir de faire du bien à tous ces malheureux, et que vous n’attendez votre récompense que du grand Dieu, notre souverain Seigneur, qui vous dirige et vous inspire. Néanmoins, pour contenter mon désir, je vous demande, mon Révérend Père, d’accepter la décoration de Chevalier-Commandeur de l’Ordre Royal de Kalakaua, comme un témoignage de ma sincère admiration pour les efforts que vous faites afin d’alléger la détresse et d’adoucir de toutes les manières les souffrances de ces infortunés, selon que j’ai eu l’occasion de le constater, il y a peu de jours, dans la visite que j’ai faite à cet établissement. Je suis votre amie".

Dans ce témoignage d’un monde affectueux, ne peut-on percevoir l’évocation d’un certain type de Dieu ?

III.  La mémoire des fondateurs et de leur Dieu

Les missionnaires qui arrivaient sur place tenaient en mémoire le dieu qu’ils avaient reçu des fondateurs de la Congrégation. Ceux d’Hawaii les avaient connus de près. Ceux du Congo avaient passé toute l’année de leur noviciat à connaître leurs écrits et surtout les récits qui les évoquaient, ainsi que les ouvrages sur leur spiritualité. On peut regrouper ce bagage en deux points.

D’une part, ils restaient marqués par la situation de clandestinité endurée au moment de la fondation "dans les temps où le sang des serviteurs de Dieu coulait sur les échafauds… Le Seigneur n’a pas cessé de faire éclater sur nous les miracles de sa providence ; il nous a conduits comme par la main. Chaque jour nous avons reçu des preuves de sa protection toute puissante. Nous avons été conservés pendant le règne de la Terreur. La persécution du Directoire n’a pas pu nous atteindre et pendant les 14 années du gouvernement d’oppression, aidés de la faveur du ciel, nous avons pu soustraire à une police astucieuse la connaissance de notre Institut et surtout les rapports de nos divers établissements"[12].

Dans la même circulaire, le fondateur en tirait les conséquences quant au mode de vie du groupe : "Nous sommes destinés à adorer le Cœur de Jésus, à réparer les outrages qu’il reçoit tous les jours. Nous devons entrer dans la douleur intérieure de ce Cœur sacré… La première vertu que nous vous recommandons pour imiter Notre Seigneur, c’est la simplicité… Il (Jésus) joignait à cela une gaieté douce, une naïveté tendre et une tendance perpétuelle au bien qui le rendait le plus beau comme le plus aimable des enfants des hommes"[13].

Ailleurs, dans ses "Avis sur l’adoration", il présentait ce mode de prière non sous l’aspect d’une garde d’honneur à un Dieu triomphant, mais comme un tête-à-tête intime avec un Dieu proche : "C’est le plus tendre des amis avec les âmes qui cherchent à lui plaire. Sa bonté sait se proportionner à la plus petite de ses créatures comme à la plus grande. Ne craignez donc pas, dans ces conversations solitaires, de l’entretenir de vos misères, de vos craintes, de vos ennuis, de ceux qui vous sont chers, de vos projets et de vos espérances : faites-le confidemment et à cœur ouvert". Le Père Damien l’a mis en pratique dans son isolement à Molokaï, en l’absence de confesseur, comme une sorte d’ersatz[14].

D’autre part, ces missionnaires avaient en mémoire les expériences de type mystique, vécues par les fondateurs de la Congrégation et ouvertes à la terre entière. La vision où, au cours de son action de grâce après la messe,  le Père COUDRIN (1768-1837) s’était vu dans "une troupe de missionnaires allant répandre l’évangile partout, avec l’aide de femmes qui prendraient soin de leurs affaires"[15].

S’ils se rendaient en mission, c’était parce que la fondatrice, Mère Henriette AYMER de la Chevalerie (1767-1834) avait "vu" qu’ils allaient se répandre dans toute la France et ensuite dans tout l’univers et qu’ils avaient à retracer un des quatre âges de la vie de Jésus, sa vie apostolique[16].

Ils savaient que le fondateur avait présenté au pape Pie VII sa communauté de "zélateurs et zélatrices de l’amour  des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie voués à "embraser le monde entier s’il est possible du saint amour en étendant la dévotion à ses divins Cœurs partout où votre Sainteté voudra nous appeler "[17].

"Partout", c-à-d  d’abord ici, sur place, et ensuite et en l’occurrence,  à Hawaii et au Congo.

 



[1] Sur Jean-Marc ELA, voir l’entrée au Dictionnaire historique de la théologie de la libération sous la direction de M. CHEZA, L. MARTINEZ SAAVDRA, P. SAUVAGE, Namur, Lessius, 2017.

[2] Henri MAURIER, Philosophie d’Afrique noire, Anthropos Institut, St, Augustin, 1985, p. 285.

[3] Edouard BRION, Le diocèse de Kole hier et aujourd’hui (-1931-1981), slnd, p. 13..  Du même, Aux origines du diocèse de Kole – Zaïre – 1880-1935, Les Cahiers du CEDAF, 1-2, 1988.

[4] Sur la place de l’école dans les missions, voir les actes de la 8ème session du CREDIC en 1987 à Salamanque (collection du CREDIC N° 6, 1988).

[5] ETSHINDO LONGANGO, Historique de l’école primaire Kole Lowonge, dans Vie Pastorale n° 5, décembre 1981.

[6] Edouard BRION, O.C. p. 44.

[7] Sur ce sentiment d’échec, voir mon article dans Avancées du christianisme en Afrique centrale… à paraître au KADOC.

[8] Sur la portée ambivalente des persécutions, voir la remarque sociologique de  Philippe LABURTHE-TOLRA dans les actes de la session du CREDIC à Chantelle, Université Jean Moulin Lyon III, 1987, p. 246.

[9] Je me base sur les lettres des missionnaires (Archives Généralat, Rome).

Sur cette période, voir Hilarion LUCAS, Histoire de la mission des îles Sandwich ou Hawaii (1825-1838), rédigé en 1851 et édité à Rome en 1979 par Amerigo COOLS, archiviste général de la Congrégation des Sacrés-Cœurs.

Pour l’histoire de la Congrégation des origines à nos jours, voir COR RADEMAKER, Appelés à servir, Histoire de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (1800-1987), Rome, Communauté des Sacrés-Cœurs, 1996.

[10] Cité dans DAWS, Nous autres lépreux, Paris, Nouvelle Cité, 1984, p. 205. Pour le contexte global, voir Jean PIROTTE et Henri DERROITTE (dir.), Eglise et santé dans le Tiers Monde. Hier et aujourd’hui, Leyde, E.J. Brill, 1991.

[11] Publiés dans la Positio super virtutibus. Autres témoignages dans EDOUARD BRION & STEPHANE STEYT, "Damien hier et aujourd’hui", Namur, Fidélité, 2009, p. 71-75.

[12] P. COUDRIN, Lettre circulaire à tous les membres, 14 avril 1817, dans Annales Congregationis Sacrorum Cordium, 1960, N° 23, p. 176.

[13] Ibidem, p. 177.

[14] Edouard BRION, Comme un arbre au bord des eaux. Le Père Damien apôtre des lépreux, Paris, Cerf, 1994, p.57.

[15] Notes d’un auditeur, le P. Hilarion LUCAS, en 1802. Voir Edouard BRION, Le virage missionnaire des Oblats de Marie Immaculée et des Pères des Sacrés-Cœurs (Picpus) au XIXème siècle, dans L’appel à la mission, Forme et évolution, XIX-XXèmes siècles, Collection du CREDIC N° 7, Lyon, Université Jean Moulin-Facultés Catholiques, 1989, p. 143-147.

[16] On reconnaît là "l’influence des maîtres de l’École française" (Jacques GADILLE, L’évolution des spiritualités missionnaires catholiques de la Révolution à nos jours, dans Spiritualités missionnaires contemporaines, sous la direction de Marc SPINDLER & Annie LENOBLE-BART, Paris Karthala, 2007, p. 14.)

[17] Annales Congregationis Sacrorum Cordium, 1963, N° 35, p.182.  Envoyé fin décembre 1800 ou début février 1801.

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