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  • La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996) 

    Thèse doctorale soutenue par le Révérend Père  Rigobert KYUNGU SJ, le 30 juin 2020, à l'Université Grégorienne de Rome.

    Un évènement joyeux après celui des ordinations presbytérale et diaconale des Pères Eric KAMBALE et Stanislas KAMBASHI, le samedi 27 juin 2020.

    L’auditoire ne devant contenir qu’un nombre réduit de participants suite aux restrictions liées à la crise sanitaire en cours, ladite soutenance s’est faite en mode semi publique. Néanmoins, la retransmission en direct sur YouTube a contribué à élargir l’audience.

    De quoi a-t-il été question dans cette thèse discutée en vue de l’obtention du titre de docteur en théologie spirituelle ? La recherche a porté sur la figure du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA SJ, mort martyrisé le 29 octobre 1996 à Bukavu, et dont la cause de béatification avance à grands pas.

     

    Pour s’engager dans cette "aventure", l’auteur de la thèse a été motivé entre autres par le témoignage de vie de l’ancien archevêque de Bukavu. Ce dernier, à travers son engagement aussi bien sociopolitique que pastoral, a laissé des traces qui méritent d’être mises en évidence. Une autre motivation est le discernement spirituel qui caractérisait ce serviteur de Dieu. C’était, souligne le Père KYUNGU, un homme dont le discernement spirituel était au cœur de ses actions dans sa vie d’africain, de prêtre jésuite et d’évêque.

    La thèse porte le titre de "La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996)". Elle s’articule sur six grands chapitres. Dans un premier moment, l’auteur décrit la région des Grands-Lacs dans laquelle est né et a œuvré Mgr MUNZIHIRWA. Une description qui prend en compte la période trouble du génocide au Rwanda en 1994, mais aussi la guerre au Congo en 1996, dite la guerre de libération, ayant occasionné la chute du Maréchal MOBUTU, après 32 ans de règne.

    En second lieu, l’auteur dresse une biographie de l’ancien archevêque de Bukavu, depuis sa naissance à Burhale dans le Bushi, jusqu’à son ordination épiscopale inclusivement. Cette biographie se veut suffisamment fouillée, dans le but de contribuer à l’avancement du procès de béatification du serviteur de Dieu.  Le troisième chapitre couvre le ministère épiscopal du prélat à Kasongo où il est resté 8 ans. L’auteur a voulu mettre en exergue ces années qui sont souvent oubliées dans beaucoup de biographies. Le quatrième chapitre développe l’étape de Bukavu où Mgr MUNZIHIRWA a exercé son ministère épiscopal de manière très intense pendant deux ans, dans le contexte de guerre et ce, jusqu’à son martyre. Ici, l’auteur discute aussi la question du martyre " in odium fidei ". 

    D’autre part, la dissertation comprend une partie analytique qui scrute la figure de Mgr MUNZIHIRWA à partir de son enracinement dans la culture africaine, entre autres. Ainsi, le cinquième chapitre analyse-t-il 55 proverbes utilisés par Mgr MUNZIHIRWA, en les insérant dans les genres poétiques de la littérature orale africaine.  Pour notre auteur, Mgr MUNZIHIRWA a montré que l’Afrique est riche et que ses richesses culturelles ne peuvent être balayées ni abandonnées comme si elles n’étaient pas importantes. L’attachement à sa culture a aidé Mgr MUNZIHIRWA à intérioriser, ou mieux, inculturer non seulement l’évangile, mais aussi la spiritualité ignatienne au point de faire de lui un homme à la fois "entièrement africain et entièrement jésuite". L’auteur démontre donc que la culture africaine et la spiritualité ignatienne convergent harmonieusement dans la personne de Mgr MUNZIHIRWA. Enfin, au sixième chapitre, le discernement apparaît comme un thème clé dans la discussion, puisque, selon l’auteur, il constitue un outil efficace utilisé par le serviteur de Dieu tout au long de sa vie, générant en lui une vraie liberté intérieure. La thèse chute en dépeignant le profil spirituel de Mgr MUNZIHIRWA, affirmant que sa spiritualité se fonde sur la prière et l’Eucharistie, la dévotion mariale, l’engagement pour la paix et la justice, la pauvreté évangélique, la croix du Christ, le discernement spirituel, la liberté intérieure, l’inculturation et enfin le sens de l’Eglise.

    Au terme de la présentation par le récipiendaire des résultats de sa recherche, un dialogue s’est engagé avec le jury pour expliquer davantage et tirer au clair tous les hémisphères de ce travail scientifique. Après délibération, le jury a salué la rigueur et la qualité du travail accompli. Dans le respect des normes de la Grégorienne, le jury n’a pas immédiatement rendu public son verdict ; il appartient aux services du secrétariat de l’Université de le communiquer au récipiendaire par les voies ordinaires. Le père KYUNGU recevra donc le titre de docteur après la publication partielle ou totale de sa thèse. Profitiat !

    Pour célébrer la joie de cet évènement, les Jésuites présents à la cérémonie ainsi que d’autres invités se sont retrouvés dans la communauté du Gesù où un verre d’amitié a été partagé.

    En outre, pour joindre l’utile à l’agréable, un partage de repas a été organisé le mercredi 1er juillet 2020 dans un restaurant de la place pour célébrer avec quelques invités les trois évènements joyeux de l’ACE-Rome : thèse, ordinations presbytérale et diaconale.

    C’est par ces événements heureux que s’achève l’année académique. Se pliant aux aléas du transport aérien dans les circonstances actuelles, les uns attendent de s’envoler sous d’autres cieux, alors que d’autres ont décidé de passer l’été en Italie ou en Europe. Désormais l’ACE-Rome a un nouveau coordinateur pour l’année académique 2020-2021 en la personne de Camille MUKOSO à qui nous souhaitons beaucoup de succès dans ce service.

    Jean-Paul KAMBA, SJ

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    Vingtième anniversaire de l'assassinant de
    Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO 
    (01/01/1926-29/10/1996) 

    Par Jean NYEMBO, sj
    Commission Foi et Promotion de la Justice

    Bien chers amis dans le Seigneur,

    Paix à vous !

    Nous célébrons aujourd'hui, 29 octobre 2016, le vingtième anniversaire de l'assassinat de notre frère, pasteur de l'Eglise de Bukavu, Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO. Mzee, comme nous l'appelions respectueusement et affectueusement, est mort sur le champ de batailles, la croix à la main comme seule arme qu'il possédait.

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  • Saint Nicolas et Père Fouettard : qui sont-ils ?
    Et quel est leur impact sur les enfants belgo-africains ?

     

    Par Mireille-Tsheusi ROBERT
    BAMKO asbl
     

    Connaissez-vous le "Sauvage d'Ath "? Le "Diable Magnon" ? Ou les "Basoulous de Basècles" ? Vous n'avez sûrement jamais entendu parler de ces sauvages hainuyers si vous n'êtes pas originaire de cette région. Peut-être connaîtrez-vous mieux les Noirauds bruxellois ou le Zwarte Piet anversois ? Dans l'espace francophone, Zwarte Piet, littéralement Pierrot-Le-Noir, est appelé Père Fouettard, le joyeux mais répressif compagnon de Saint Nicolas. Ces figures folkloriques souvent enchaînées, parfois affublées de cornes, dansant, chantant et vociférant à l'encontre des badauds lors du carnaval de la "Ducasse", de la fête de Saint Nicolas ou lors de la procession des Noirauds ont toutes un point commun : le maquillage en noir du visage ou le "blackface".

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  • CPI. Les doutes du procès BEMBA
    Y a-t-il vraiment eu crimes contre l’humanité à Bangui 
    en 2002 et 2003 ?

    Par WINA LOKONDO
    Historien, journaliste indépendant

     Le 24 mai 2008, Jean-Pierre BEMBA, sénateur et ancien Vice-président de la RD Congo de 2003 à 2006, est arrêté en début de soirée dans sa résidence de Rhode-Saint-Genèse, un quartier périphérique de Bruxelles, en exécution du mandat d’arrêt international lancé contre lui par le procureur près la Cour Pénale Internationale. Il sera transféré, après neuf jours de détention dans la capitale belge, à la prison de la CPI de Scheveningen, un faubourg de La Haye. Il y est, à ce jour.

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  • Analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo
    aux organisations internationales africaines

     

    Par       Adolphe AMANI BYENDA[1]
    Germain NGOIE TSHIBAMBE[2]

     

    Résumé : Depuis la fin de la première et de la deuxième guerre mondiale, les organisations internationales jouent  un rôle très important dans les différents secteurs de la vie à cause de leur efficacité de réponse rapide aux problèmes urgents des États. À cet égard, il s’avère, sur base de nos résultats, que l’appartenance des États à plusieurs organisations notamment sous-régionales, régionales ou intercontinentales constitue un avantage  tant sur le plan politique, économique que sécuritaire. Le présent article se fixe comme objectif, l’analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines. À partir de cette recherche, nous comprenons que les facteurs géographique, historique, sécuritaire, économique, politique et culturel,… sont autant d'éléments qui justifient l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines.  

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  • MENDE, KAMBILA et les sanctions impériales

     

    Par MBELU BABANYA KABUDI

    Les sanctions prises par les USA et l'UE à l'endroit de certains membres de ''la kabilie'' ont suscité quelques réactions en son sein. L'ex-porte-parole du gouvernement démissionnaire  de MATATA PONYO, Lambert MENDE, fort de ses études de droit, les a sévèrement critiquées ce lundi 12 décembre 2016. Voici ce qu'il dit :

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    Cosmos EGLO, Du sang sur le miroir. Paris, L'Harmattan, 2012. 200 pages.

    Par Eddy VAN SEVENANT

    Ames sensibles s'abstenir ! De la première à la dernière page, c'est un déferlement de violences et des bains de sang toujours renouvelés que l'auteur nous propose ici afin d'illustrer la situation déplorable de certains pays africains post-coloniaux, livrés à toutes les turpitudes de leurs "élites", sanguinaires à souhait et soutenues à bout de bras par des puissances extérieures (dans le cas présent la France et les USA) qui y trouvent l'opportunité de garder la main sur le pays tout en n'y étant plus officiellement présentes.

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    Par Modeste WASSO

    Griet BROSENS, Du Congo à l’Yser. 32 soldats congolais dans l’armée belge durant la Première Guerre mondiale. Traduit du néerlandais (Belgique) par Charles FRANKEN. Waterloo, éditions Luc Pire (www.editionslucpire.be), 2016. 271 pages. 24,90 €

    Voici un livre qui ouvre une page de l’histoire commune à la Belgique et au Congo des années  1914-1918. "Du Congo à l’Yser"  relate  l’histoire, longtemps occultée, des Congolais arrivés en Belgique, à la fin du 19ème siècle (les premières arrivées datent de 1885) en tant que militaires et qui ont combattu sous le drapeau belge pendant la première guerre mondiale, 1914-1918.

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  • Par Eddy VAN SEVENANT

    Collectif, État des résistances dans le Sud : Afrique. Alternatives Sud (Revue trimestrielle). Volume 23-2016/4. Centre Tricontinental  (Louvain-la-Neuve) et Éditions Syllepse (Paris) – 215 pages. 13 €

    Cet ouvrage fait partie d'une série qui fait le point régulièrement sur les oppositions politiques, féministes, paysannes, etc. aux régimes en place dans différents pays du Sud, principalement d'ailleurs sur le continent africain.

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  • Groupes armés et problématique de développement
    du territoire de Fizi (RD Congo)


    par BAWILI LUKELE Tango
    département des Sciences Politiques et Administratives 
    Université Officielle de Bukavu
    This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Résumé : Par leurs actions, les groupes armés ont influé et influent négativement sur le développement de ce territoire ; ils y créent une instabilité permanente depuis de longues années. Cette instabilité entraîne des conséquences désastreuses notamment sur les plans politique, administratif, sécuritaire, économique, etc. Cet état des choses empêche les pouvoirs publics et les populations locales d'exploiter les multiples potentialités naturelles en vue de booster son développement. Ceci explique dans une certaine mesure le sous-développement de ce territoire. De ce fait, il importe que l’État se réveille, rétablisse la paix et suscite le développement de ce territoire en impliquant les populations locales.

    Introduction    

    Depuis plus d’une décennie, l’est de la RD Congo est en proie à une instabilité sécuritaire dont les causes sont à la fois internes et externes. L’ampleur et les effets de cette situation sont différemment vécus d’une province à une autre. Au Sud-Kivu, l’émergence et la résurgence des groupes armés entraînent une instabilité sécuritaire qui, par conséquent, étouffe les actions du développement. 

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L'éducation au développement : définitions et concepts

 Dans le cadre de la sensibilisation quant à l'importance de la coopération au développement, à l’interdépendance entre le Nord et le Sud et à des valeurs comme la solidarité internationale avec des programmes propres ou ceux de partenaires, la DGD a élaboré un ensemble de documents sur l'éducation au développement. Ci-dessous, on reprend une partie du document intitulé : Éducation au développement : définitions et concepts, dont le texte complet est disponible sur le lien suivant :             http://diplomatie.belgium.be/fr/binaries/education_au_developpement_tcm313-129332.pdf

 

Ce document inclut une définition, des principes et concepts relatifs à l’éducation au développement :

 

- définition de l’éducation au développement

 

- efficacité de l’éducation au développement

 

- spécificités et rôles des acteurs d’éducation au développement

 

- complémentarités et synergies en éducation au développement.

 

Ces textes ont été rédigés conjointement par des représentants de l’autorité fédérale (notamment la cellule stratégique du Ministre de la coopération au développement, la DGD (Direction Générale du Développement) et son agence de développement CTB (Coopération Technique Belge)) et des représentants des ONG belges. Ils ont pour objectif d’être une référence commune aux principaux acteurs de l’éducation au développement sans toutefois exclure des définitions et concepts propres à chacun de ces acteurs ou remettre en question les textes réglementaires actuellement d’application.

 

Ce document complète les références à l’éducation au développement des trois notes de consensus ayant abouti à l’accord du 4 mai 2009 entre le Ministre de la Coopération au développement belge et les ONG relatif à l’efficacité de l’aide. Il concerne les acteurs principaux engagés dans le champ de l’éducation au développement.

 

Les acteurs de la coopération au développement belges mènent différents types d’activités dans le Nord en général et en Belgique en particulier. Concernant les ONG agréées, certaines de ces activités sont reprises sous l’appellation "volet Nord" dans l’Arrêté Royal du 24 septembre 2006 relatif à la subvention de programmes et projets.

 

L’éducation au développement, dont une définition est proposée dans ce document, constitue une partie importante du volet Nord mais pas sa totalité. Dans cette note, le terme ED est utilisé plutôt que celui de travail Nord car il est repris au niveau international (voir notamment le Consensus européen pour l’ED) et figure également dans le sens le plus large du terme dans le Référentiel pour l’ED d’ACODEV. Le terme ED englobe donc tous les processus tels que mentionnés dans la définition de l’ED.

 

Pour la définition il s’agit du texte présenté à et approuvé par le CPC du 25 juin 2010. Seul les mots "et communautés" ont été ajoutés dans les 4 derniers points comme convenu par les membres du GT3.

 

Pour le texte sur l’efficacité de l’ED, il s’agit de la version du 18 juin 2010, approuvée par le CPC du 25 juin 2010.

 

Les textes concernant les spécificités et rôles des acteurs d’ED et les complémentarités et synergies en ED ont été approuvés par le CPC du 4 février 2011.

 

Définition de l'éducation au développement

 

 

 

L’éducation au développement est une des composantes de l’éducation à la citoyenneté mondiale dont l’objectif général est de concourir à un monde plus juste et solidaire empreint des valeurs démocratiques. L’éducation au développement a comme spécificité de mettre en exergue les relations "Nord/Sud".

 

Dans un contexte d’interdépendance entre les enjeux globaux et la vie quotidienne d’individus et de communautés, l’éducation au développement est un processus qui a pour but de :

 

  • favoriser la compréhension globale des enjeux internationaux et du développement et l’acquisition d’un regard critique,

  • provoquer des changements de valeurs, attitudes et comportements sur les plans individuels et collectifs,

  • susciter l’exercice actif des droits et responsabilités aux niveaux local et global, en faveur d’un monde plus juste et solidaire.

    Ce processus relève d’une stratégie cohérente et concertée qui recouvre différentes démarches d’apprentissage :

 

  • la sensibilisation des citoyens et communautés aux enjeux du développement et des relations "Nord/Sud",

  • la conscientisation des citoyens et communautés aux interdépendances entre le "Nord" et le "Sud",

  • l’engagement des citoyens et communautés dans des actions personnelles ou collectives en faveur d’un modèle de développement durable et équitable,

  • la mobilisation des citoyens et communautés pour promouvoir et influencer des politiques locales, nationales et internationales plus justes et solidaires.

     

    Efficacité de l'efficacité

    L’éducation au développement (ED) est un instrument efficace de la coopération au développe­ment qui comprend différentes démarches d’apprentissage : sensibilisation, conscientisation, engagement et mobilisation. Dans cette note, seront dégagés les éléments transversaux indis­pensables à une réflexion sur l’efficacité en ED. L’efficacité est un élément parmi d’autres d’une réflexion plus globale sur la qualité de l’ED.

    Une éducation au développement efficace développe des stratégies appropriées qui tiennent compte des spécificités et caractéristiques des groupes cibles visés et favorise l’implication de ces groupes cibles dans le changement social.

    La population (personnes physiques et morales) résidant en Belgique, au niveau individuel et collectif, ainsi que les autorités politiques à tous les niveaux de pouvoirs (du local à l’international) constitue la cible des actions menées ED par l’ensemble des acteurs de ce domaine. Les acteurs de l’ED considèrent les groupes cibles de leurs interventions comme des acteurs du changement social.

    Pour viser une ED efficace, chacun des acteurs de l’ED doit connaître les groupes cibles à qui il s’adresse, leurs spécificités, leurs principales caractéristiques et en tenir compte dans leur stratégie d’intervention. Cette analyse se fait de manière régulière.

    En outre, dans une perspective de durabilité, les acteurs de l’ED développent auprès des groupes cibles des approches méthodologiques qui favorisent leur participation et leur implication active dans le changement social.

    Une éducation au développement efficace se base sur une identification et une reconnaissance des spécificités de chaque acteur, sur une définition du ou des rôles de chacun et sur la complémentarité et la coordination des acteurs et de leurs actions.

    Les éléments qui fondent la spécificité des différents acteurs de l’ED sont multiples et diversifiés. Cela peut être une compétence, un public, une thématique, une vision, une approche et/ou une expertise pédagogique particulière.

    Chacun des acteurs de l’ED (au sens de chaque ONG, chaque université, chaque administration, etc.) a un ou plusieurs rôles particuliers à jouer. Il ne peut couvrir tout le champ des interventions en ED (à la fois tous les publics, toutes les thématiques et toutes les méthodes). Il convient donc que chaque acteur définisse sa spécificité, étant entendu que celle-ci n’est pas une donnée statique, ainsi que des priorités en fonction de ses capacités de gestion.

    Lorsque différents acteurs de l’ED s’adressent à un même public cible, la complémentarité et la mixité des approches, visions, thèmes et stratégies est un gage d’efficacité[1].

    Chaque acteur, en fonction de sa spécificité, identifiera sa stratégie d’intervention la plus efficace de telle sorte que les efforts des uns et des autres soient renforcés et complémentaires.

    L’objectif n’est pas d’aboutir à une division pure et simple des tâches mais bien de permettre une véritable complémentarité entre les acteurs de l’ED et, ainsi, une plus grande cohérence, coordination, et, dans certaines circonstances, collaborations et synergies, le tout devant être supérieur à la somme des parties.

    Cette coordination ne pourra néanmoins se réaliser que sur base d’un minimum de références communes aux différents acteurs : une définition de l’ED, la définition de points d’attention pour la qualité en ED, la clarification des spécificités de chaque type d’acteur, les modalités de coordination[2].

    Une éducation au développement efficace vise à atteindre des résultats : les indicateurs de suivi se centrent sur les résultats des activités et non sur la réalisation des activités

    Une méthode de planification, mise en œuvre, suivi et évaluation des interventions, basée sur des critères et indicateurs de performance, doit être fondée sur une approche résultats par les différents acteurs selon leurs propres instruments d’appréciation et de mesure. Outre une redevabilité interne et/ou externe nécessaire, la systématisation des apprentissages et leur mutualisation permet de tirer les leçons dans une démarche de recherche constante de la qualité.

    Les instruments méthodologiques, nécessaires pour la gestion des interventions, doivent cependant être assujettis aux objectifs poursuivis et non l’inverse. En effet, une rigidité méthodologique risque d’orienter les initiatives vers des activités où les progrès sont les plus facilement mesurables (mais pas nécessairement les plus grands) et de marginaliser celles où le risque est plus élevé. On parlera donc plus volontiers d’une approche résultats (ce qui met l’accent sur la méthode), que de cadre logique (ce qui met l’accent sur l’outil).

    Pour soutenir cette approche résultats, chaque acteur procédera à un choix d’indicateurs SMART, au relevé des données de références (baseline), de monitoring et de l’évaluation, tout en mettant l’accent sur l’apprentissage.

    Dans un contexte où la fongibilité des impacts est grande et rend difficile l’attribution des résultats et dès lors que l’on recherche une plus grande cohérence et une meilleure coordination entre les acteurs de l’ED, des progrès doivent être recherchés collectivement en matière d’évaluation de l’impact des interventions (définition de baselines de manière macro ; mesure de l’efficacité commune de l’ED). Cela implique de mettre des moyens humains et financiers dans la recherche de nouvelles approches, notamment pour soutenir l’évaluation d’initiatives où la mesure du progrès est plus difficile à réaliser.

    Une éducation au développement efficace s’assure de la pertinence et de la légitimité des messages portés avec le Sud et favorise l’implication des organisations du Sud dans les démarches d’ED.

    L’éducation au développement a comme spécificité de mettre en exergue les relations "Nord/Sud". Les réalités du Sud, les liens complexes qui unissent le "Nord" et le "Sud" ainsi que les nombreuses possibilités d’actions des citoyens du monde qui ont des répercussions positives ou négatives sur le changement social au "Nord" et au "Sud" sont au cœur de l’ED. Il est donc essentiel que chaque acteur de l’ED ait développé une bonne connaissance des réalités du Sud, que les messages véhiculés soient pertinents et corrects du point de vue du Sud et qu’ils soient portés avec le Sud (facteur de légitimité de l’ED).

    La manière de décliner le lien "Nord/Sud" varie différemment suivant les acteurs.

    Il y a toutefois des approches qui méritent d’être encouragées comme celles qui développent un partenariat - plus ou moins formalisé - avec des acteurs du Sud éducatifs ou agents du développement valorisant leurs expériences, les analyses qu’ils portent sur leur réalité, leur expertise dans l’élaboration des stratégies, des messages et/ou du contenu des outils pédagogiques utilisés en ED ainsi que dans l’évaluation des effets induits. C’est une approche parmi d’autres pour approfondir le lien avec le Sud.

    Une éducation au développement efficace clarifie la relation entre la recherche du soutien public (récoltes de fonds, promotion de l’image d’un acteur particulier) et les objectifs de l’ED.

    Cette clarification doit être explicite aussi bien dans les objectifs que dans les méthodologies et les activités pour limiter les risques de confusion des genres et favoriser les synergies. La concurrence qui peut exister entre certains acteurs au niveau de la promotion de leur image et de la récolte de fonds, peut entraîner dans certains cas une difficulté à identifier des stratégies efficaces et coordonnées d’éducation au développement.

    S’il est important que les acteurs et leur offre éducative soient visibles pour les publics cibles et les autres acteurs, il est clair aussi que l’autopromotion d’une organisation ne constitue pas en soi un objectif de l’éducation au développement.

    Une éducation au développement efficace se base sur l’expertise des acteurs de l’ED existants ou futurs dans une perspective d’amélioration constante de leur qualité.

    Ces réflexions sur l’efficacité et la qualité en ED doivent en permanence :

 

    • se baser sur les cadres de référence du champ des sciences humaines (psychopédagogie, communication, sociologie,...) ;

    • se consolider à partir des différentes réflexions et cadres de référence européens et internationaux relatifs à l’ED ;

    • s’appuyer sur des recherches, évaluations et études en ED (méthodes évaluatives ; développement des cadres conceptuels ; capitalisation des bonnes pratiques, etc.) ;

    • favoriser la systématisation et la mutualisation des analyses, expériences et bonnes pratiques en ED ;

    • favoriser le renforcement des capacités et le développement des compétences nécessaires aux différents métiers de l’ED.

      Spécificités et rôles des acteurs d'ED

      La première étape consiste à inventorier les différents acteurs, sur la base de la distinction entre acteurs privés et publics. Les acteurs privés désignent des organisations émanant d’initiatives citoyennes. Les acteurs publics sont ceux qui interviennent en vertu d’un mandat explicitement et directement donné par le politique. Par ailleurs, certains acteurs sont spécialisés car ils s’inscrivent pleinement dans la Coopération au Développement (CD) et en bâtissent les normes. D’autres ne sont pas spécialisés et agissent dans un champ plus large que la CD. Le même parallèle peut être fait pour l’ED. Les quatre catégories d’acteurs sont décrites ci-après.

      1. Acteurs privés spécialisés en ED

      Au sens strict, cette définition n’englobe qu’un nombre limité d’acteurs privés : les ONG de CD, certaines asbl, un certain nombre d’organisations du quatrième pilier. Les ONG étant prédominantes, le texte se concentrera sur leurs spécificités et rôles.

      Les ONG ont une longue tradition en tant qu’acteurs professionnels non gouvernementaux dans le domaine de la CD, au Sud comme au Nord. La spécificité des ONG est d’être des organisations issues de la société civile, élément qui constitue une partie de leur légitimité. Par ailleurs, leur légitimité repose aussi évidemment sur les liens avec le Sud ainsi que sur la connaissance des dossiers et l’expertise pédagogique acquises au fil des années. Les ONG définissent leurs stratégies d’intervention et choisissent leurs publics cibles de manière autonome, en fonction de leur vision et de leur mission. En leur qualité d’organisations de la société civile, elles ont des affinités et des contacts privilégiés avec certains segments de notre société. En tant que partie de réseaux internationaux, elles échangent également de l’expérience et du savoir-faire avec les acteurs d’autres pays.

      Le paysage des ONG est caractérisé par une grande diversité. Il en découle une pluralité de regards, de groupes cibles, d’ancrages thématiques, de stratégies et de méthodes de travail. Cette diversité relative à chacune de ces dimensions est un premier gage de la complémentarité entre acteurs.

      Les ONG ont au cœur de leur action cinq rôles principaux en ED :

 

  • Un rôle d’information, d’éducation et de formation : en tant qu’acteurs spécialisés en CD, les ONG ont des liens avec des acteurs du Sud qui leur donnent une connaissance pratique des thèmes abordés en ED. Au Nord, elles ont aussi des contacts privilégiés avec certains segments de notre société. Les ONG ont pour rôle de mettre en place des processus d’apprentissage individuels et collectifs sur les relations Nord/Sud et la solidarité internationale. Dans cette optique, elles développent une offre éducative diversifiée et des possibilités de participation et d’engagement pour les publics cibles. Elles sont présentes aussi bien dans le secteur de l’éducation formelle qu’informelle.

  • Un rôle de mobilisation sociale et de construction de mouvements Nord/Sud : en tant qu’acteurs issus de la société civile, les ONG ont pour tâche de mobiliser les citoyens ou des collectifs pour que ceux-ci appuient l’émergence et la mise en œuvre de dynamiques solidaires pour plus de justice sociale. Elles les stimulent à et leur donnent l’occasion de se "mettre en mouvement" au travers d’actions concrètes (ex. campagnes, groupes de pression, etc.). La mobilisation peut passer également à travers la mise en réseau et l’échange entre des groupes Nord/Sud avec pour objectif de renforcer la solidarité entre eux.

 

  • Un rôle de veille et d’incidence politique : les ONG sont des mouvements citoyens qui participent au débat démocratique sur des questions de politique liées aux rapports Nord-Sud et à la solidarité internationale. Elles suivent à cet égard l’actualité et les tendances lourdes des relations internationales et alertent les différents publics (grand public, mandataires publics, etc.) sur les enjeux des décisions prises et/ou à prendre par les autorités publiques et privées. Elles ont aussi la responsabilité de renforcer les citoyens dans l’exercice de leurs prérogatives démocratiques. Comme "watchdog", le plaidoyer politique, à tous les niveaux de pouvoir, fait partie de leurs rôles.

  • Un rôle de recherche : de par leur expertise en CD et en ED, les ONG produisent des analyses et des propositions alternatives dans le domaine du développement. Elles y intègrent l’expertise des ONG et des partenaires du Sud, tant comme agents éducatifs qu’agents de développement. En termes de méthodologie de travail, les ONG ont une prédilection pour la recherche-action qui renforce la capacité des acteurs à systématiser leurs connaissances en vue de produire leur propre savoir en lien avec leur expérience (capitalisation d’expériences, dossiers thématiques, diagnostics, nouveaux cadres de références,...).

  • Un rôle d’appui d’autres acteurs : les ONG sont des conseillers qui peuvent susciter l’apparition d’initiatives ponctuelles ou permanentes d’autres acteurs et les appuyer tant au niveau méthodologique et organisationnel qu’au niveau du contenu des messages. Ce rôle d’appui des autres acteurs qu’endossent naturellement les ONG souligne le caractère complémentaire de ces acteurs. Ainsi, elles contribuent également à l’ancrage de la thématique Nord-Sud dans la vision et le programme des organisations de la société civile et des mouvements sociaux à travers le développement de leurs capacités.

    De par la place des ONG dans le paysage de la CD, celles-ci jouent de facto un rôle de relais en assurant de manière informelle, un échange continu entre les différents acteurs, pour diffuser et échanger les uns avec les autres les idées, les techniques et les pratiques les plus intéressantes et qui concourent à l’amélioration de la qualité des interventions et à la professionnalisation des acteurs (y compris ONG).

    Les ONG ont par ailleurs la responsabilité de se coordonner entre elles. Des organes de concertation et d’autres mécanismes existent en leur sein pour stimuler ce travail de concertation et de synergie interne et avec d’autres secteurs.

    2. Acteurs privés non spécialisés en ED

    Zone de Texte: 7De nombreuses organisations et institutions prennent des initiatives et déploient des activités dans le champ de l’ED sans que cela fasse partie de leur raison d’être : p. ex. organisations syndicales, universités, institutions scientifiques, associations, quatrième pilier, éducateurs, faiseurs d’opinion, groupes de pression, médias diffusant des images et des messages sur le Sud, agents culturels,... Souvent, de par leur rôle et leur méthode de travail spécifiques ces acteurs peuvent également contribuer substantiellement à l’ED. Des organisations de la société civile telles que les associations socioculturelles, les organisations de formation pour adultes ou les organisations de jeunesse, les organisations syndicales, les organisations de migrants fonctionnent comme des lieux d’apprentissage d’une citoyenneté mondiale active. En outre, les médias et les institutions culturelles exercent une énorme influence sur la formation de l’image du Sud. Les institutions d’enseignement veulent former des jeunes dotés de sens critique et capables d’agir dans le contexte d’un monde global. Les consultants et les universitaires ont une expertise dans le domaine des changements de comportement (individuel et collectif). Il arrive que ces acteurs opèrent seuls ou nouent des collaborations avec d’autres.

    3. Les acteurs publics spécialisés en ED

    Les acteurs publics dont il est question ci-dessous sont mandatés pour mener une politique de coopération au développement et d’éducation au développement. Ils disposent dès lors de moyens pour mettre en œuvre cette politique.

    3.1. Le Service Public Fédéral Affaires Etrangères, Commerce Extérieur et Coopération au Développement (SPF)

    L’ED étant un volet essentiel de la CD au même titre que les interventions dans le Sud, en tant qu’acteur de coopération au développement, l’ED est un des mandats du SPF. L’ED fait d’ailleurs l’objet de références spécifiques au CAD de l’OCDE et la Belgique a souscrit à différents engagements internationaux visant à promouvoir l’ED, dont la résolution sur l’ED du Conseil des ministres du développement de l’UE (2001), la déclaration de Maastricht (2002), la conférence de Bruxelles sur la sensibilisation et l’ED pour la solidarité Nord-Sud (2005), le consensus européen pour le développement (2005), le programme de 18 mois (2007-2008) sur la politique de développement des présidences allemande, portugaise et slovène de l’UE, la conférence d’Helsinki sur l’ED en Europe (juillet 2006), le consensus européen pour l’Éducation au développement (2007).

    Comme tout autre acteur, le SPF doit donc s’inscrire dans une réflexion continue sur l’ED comme processus complexe impliquant différentes démarches pédagogiques, développer et affiner une stratégie en la matière, s’assurer d’une complémentarité avec les autres acteurs de l’ED.

    Le SPF doit veiller à différencier trois rôles : la communication institutionnelle qui répond à un besoin de transparence vis-à-vis de la population, l’augmentation de l’assise sociétale de la CD et l’ED en tant que telle. Certaines activités peuvent servir les trois rôles, néanmoins l’objectif recherché doit toujours être identifié.

    Ceci étant dit, on peut identifier plusieurs rôles du SPF en ED :

 

  • Un des rôles, lié à son statut d’acteur public et de pouvoir subsidiant est de conférer un cadre légal, institutionnel et financier à l’ED. Il doit veiller à utiliser les budgets de manière efficace, efficiente et stratégique. Le SPF doit fixer les conditions de reconnaissance des acteurs menant des activités d’ED qu’il (co)finance ainsi que les modalités et les critères d’appréciation des projets et programmes d’ED pour assurer une qualité optimale des activités menées ainsi qu’un professionnalisme de ces acteurs. Tout ceci doit se faire dans le respect de l’autonomie et des différents rôles des acteurs concernés. Les instruments nécessaires à l’appréciation des projets/programmes d’éducation au développement menés par les acteurs (co)financés doivent également être mis sur pied, en veillant à assurer une harmonisation et simplification des procédures. En aval, le SPF doit également s’enquérir de l’efficacité des actions menées, des résultats atteints.

    Ce contrôle en amont et en aval concerne aussi l’aspect financier des actions (co)financées.

     

 

  • Également lié à son statut d’acteur public, le rôle du SPF est de veiller à offrir à tous les publics une possibilité d’accès à l’ED. Le SPF se doit d’avoir des objectifs clairs de bonne couverture de tous les publics et de mettre en place en concertation avec les acteurs de l’ED des stratégies et des modalités pour atteindre cette fin. Pour ce faire, il se repose sur les interventions des acteurs de terrain et décide d’activités propres exécutées essentiellement par la CTB. En concertation, il doit donc rechercher la meilleure complémentarité possible entre tous ces acteurs.

  • Le SPF a des relations structurelles avec beaucoup d’acteurs de différents types. En entendant par coordination la concertation entre les différents acteurs en vue de renforcer l’efficacité, il se doit donc d’assurer l’existence d’une coordination entre acteurs de même type et entre types d’acteurs en prenant en compte les différents mécanismes de coordination existants et en veillant au respect de l’autonomie des différents acteurs, de leur vision, mission, de leurs stratégies,...

  • En tant qu’acteur public, le SPF a également une position privilégiée pour encourager une cohérence avec d’autres acteurs publics compétents en matière d’ED. Il s’agit aussi bien du niveau fédéral, des niveaux supra comme la Commission Européenne et des niveaux infra comme les communautés. Le SPF se doit de stimuler la cohérence entre ses actions et celles des autres acteurs publics mais également d’éventuellement soutenir ces derniers dans leur mission d’ED. Le SPF doit également assumer de façon proactive une défense et un plaidoyer de l’ED au niveau international.

  • Par ailleurs, le SPF a une position stratégique et centrale. Il a donc un rôle à assumer en termes d’évaluation de l’impact de l’ED. En effet, surtout dans le cadre d’une complémentarité et d’une synergie accrue, la fongibilité des impacts est grande et rend difficile l’attribution des résultats. Des progrès doivent donc être recherchés par tous en matière d’évaluation de l’impact des interventions. De nouvelles approches doivent être étudiées à ce sujet. Le SPF peut jouer un rôle central dans cette matière. Cette position centrale lui confère également un rôle en termes d’étude régulière de la couverture des différents publics en ED tout comme un rôle important pour l’échange de bonnes pratiques. Le SPF pouvant compter sur des moyens conséquents exclusivement réservés à l’ED, elle promeut également la recherche en ED et favorise le maintien de hauts standards en la matière.

  • Finalement, en tant qu’acteur d’ED et bénéficiant de contacts privilégiés aux différents niveaux institutionnels, le SPF doit également encourager la cohérence des politiques pour le développement, aussi bien aux niveaux fédéral, infra- que supranationaux.

    On notera par ailleurs que n’ayant des contacts que limités avec le grand public, le SPF privilégie les partenariats avec les acteurs de terrain. Des concertations ont d’ailleurs lieu avec ces derniers sur des questions stratégiques liées à certains des rôles définis ci-dessus.

    3.2. Les communautés et les régions

    En Belgique, ce sont les communautés qui ont en charge l’éducation formelle. Toutes se sont fixé des objectifs clairs en termes d’éducation à la citoyenneté – mondiale – dont un des pans est de mettre en avant l’ouverture aux autres cultures et les relations Nord/Sud. Elles peuvent faire appel à des acteurs externes spécialisés en CD pour remplir cette mission.

    Les communautés et les régions ont également développé quelques activités propres en ED et des appuis aux acteurs tiers, spécialisés ou pas en ED. Certaines de ces activités sont mises en œuvre directement par elles, d’autres sont menées par des agences spécialisées. Elles ne se limitent pas à des activités dans le cadre de l’éducation formelle, les éducations informelles et permanentes sont également concernées.

    4. Les acteurs publics non spécialisés en ED

    Par ailleurs, d’autres acteurs publics se sont donné une mission ou sont actifs en ED. Il s’agit essentiellement des provinces et des communes.

    Comme la commune est très proche de ses habitants, elle est dès lors bien placée pour familiariser la population aves les thèmes Nord-Sud. En outre, la commune est un lieu de rencontre pour différents acteurs locaux et peut également exercer une fonction d’exemple pour ses habitants. Ces acteurs sont donc importants en ED, peuvent être des partenaires des acteurs spécialisés en ED. Leurs initiatives sont très diverses et hétérogènes.

    Voir la suite sur le site déjà mentionné.

 



[1]Dans le processus ED, les différents acteurs veilleront aussi à ne pas présenter leur vision comme la seule approche possible. La confrontation de points de vue différents peut en effet stimuler les gens à penser de façon critique et à se forger leur propre opinion.

[2]Complétées de visions et de stratégies propres à chaque type d'acteur et à chaque acteur.

 

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