Analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo
aux organisations internationales africaines

 

Par       Adolphe AMANI BYENDA[1]
Germain NGOIE TSHIBAMBE[2]

 

Résumé : Depuis la fin de la première et de la deuxième guerre mondiale, les organisations internationales jouent  un rôle très important dans les différents secteurs de la vie à cause de leur efficacité de réponse rapide aux problèmes urgents des États. À cet égard, il s’avère, sur base de nos résultats, que l’appartenance des États à plusieurs organisations notamment sous-régionales, régionales ou intercontinentales constitue un avantage  tant sur le plan politique, économique que sécuritaire. Le présent article se fixe comme objectif, l’analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines. À partir de cette recherche, nous comprenons que les facteurs géographique, historique, sécuritaire, économique, politique et culturel,… sont autant d'éléments qui justifient l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines.  

1.    Introduction

Dans leurs politiques étrangères, les États cherchent à satisfaire leurs intérêts à travers des manœuvres géostratégiques et calculs politiques vis-à-vis de leur environnement. Parmi ces manœuvres et calculs, il existe également l’adhésion aux organisations internationales gouvernementales. Toutefois, en faisant une étude et une observation empirique sur les organisations internationales africaines, l’on constate que le problème ne se pose pas seulement pour le cas de la RD Congo. La grande partie des États africains sont aussi concernés par ce phénomène d’adhésion multiple comme il est développé dans le présent article. Cette attitude part d’un ensemble de principes qui peuvent nous permettre de bien comprendre et d’expliquer les enjeux majeurs qui sont à la base de ces multiples adhésions. À cet égard, il s’avère que l’appartenance des États à plusieurs organisations notamment sous-régionales, régionales ou intercontinentales peut constituer un avantage sécuritaire et économique d’une manière ou d’une autre du fait d’être en accord avec plusieurs autres pays même si la réalité peut être différente pour certains États africains. Dans le cas concret, il s’agit de l’ensemble des mesures prises en termes de perspectives économiques et sécuritaires par la RD Congo. C’est ainsi qu’on trouve dans ces principes, des mécanismes d’ordre  général où l’on peut trouver un arsenal juridique du droit international, mais aussi des principes spécifiques qui sont propres à l’histoire de la RD Congo liés notamment à certaines réalités comme l’histoire, la culture et la géographie. Pour bien comprendre ainsi les enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines, plusieurs paramètres doivent intervenir : à priori son histoire et sa géographie. De façon globale, cet article se propose comme objectif d’analyser les enjeux sécuritaires et les perspectives économiques de l’adhésion de la RD Congo aux différentes organisations internationales africaines.

Pour ce faire, nous tentons de répondre à la question de savoir quels sont les enjeux de la multi-appartenance de la RD Congo aux organisations internationales africaines ? Pour répondre à cette question, il est important de noter que ces enjeux s’expliquent par les facteurs politique, historique, géographique, économique et sécuritaire. Ces facteurs s’inscrivent dans le cadre du schéma d’une Afrique intégrée politiquement et économiquement selon la vision de l’Organisation de l’Unité Africaine et puis de l’Union Africaine dans le cadre de l’intégration du continent par pôle fédérateur. Il s’agit aussi des motivations qui cadrent et coïncident ainsi avec certaines réalités particulières politiques et géopolitiques propres à la RD Congo dans le souci de satisfaire certaines aspirations dans le cadre de sa politique étrangère.

 

2. Cadre d’analyse de la recherche

2.1. Les facteurs explicatifs de la multi-appartenance de la RD Congo en Afrique aux organisations internationales africaines

2.1.1. Constat général et contexte justificatif

Dans l’une de ses enquêtes sur l’adhésion multiple des États en Afrique, la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique révèle que la moitié des États africains adhèrent à plusieurs Communautés Économiques Régionales pour des raisons politiques et stratégiques alors que 35% le font en raison d’intérêts économiques. Le critère géographique, qui constitue un élément essentiel selon l’esprit du Traité d’Abuja qui met l’accent sur la création des espaces géographiques considérés comme locomotives, n’est évoqué que par seulement 21% des pays (Amandine GNANGUENON, octobre 2010, p.17). Il reste également à analyser à fond ces raisons évoquées par cette commission pour affirmer si elles sont du reste vraies car en allant plus loin, l’on constate aussi que certains pays adhèrent à plus d’une communauté pour des raisons de désenclavement, d’accéder aux ressources d’autres pays comme l’eau, l’énergie, les ressources minières, les produits agricoles ou forestiers, les infrastructures, etc.  Tel est le cas de l’Afrique centrale, avec des pays enclavés comme le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda.  En plus, en matière de gestion des conflits, le choix en faveur d’une organisation plutôt qu’une autre confirme en outre l’idée que l’engagement des États reste le plus souvent motivé par la protection des intérêts dans leur sphère d’influence ou encore pour la recherche de la paix (Amandine GNANGUENON, octobre 2010, p.17). Également, les divergences observées au 25ème sommet de l’Union Africaine en 2015 lors de sa session ordinaire de février en rapport avec la constitution  et la mise en place d’une force africaine de défense rapide, prouvent également que les dirigeants africains sont encore loin d’être unanimes pour résoudre les problèmes du continent malgré l'attachement qu’ils ont tendance à exprimer envers l’Union Africaine. Ceci montre combien de fois, les raisons d’adhérer à telle ou telle autre initiative, sont en premier lieu d’ordre stratégique et dépendent des intérêts de chacun. 

En outre, d’autres vont jusqu’à considérer que le découpage géographique de l’Afrique proposé par le traité d’Abuja doit être totalement remis en question du fait de ce chevauchement des communautés économiques régionales. À part la RD Congo qui appartient à un bon nombre des structures régionales se trouvant dans plusieurs espaces géographiques à la fois, plusieurs autres pays appartiennent également à deux ou plusieurs regroupements économiques se trouvant dans plusieurs espaces géographiques dans le but de vouloir jouer la carte de l’influence politique au niveau de la région et favoriser leurs échanges économiques au niveau du continent. Ce constat nous permet d’étudier les raisons de l’appartenance multiple pour le cas particulier de la RD Congo qui fait l’objet de notre recherche.

2.1.2. Le facteur géopolitique ou géographique comme variable justificative de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines

Lorsqu’on veut comprendre les raisons qui expliquent  l’appartenance de la RD Congo aux différentes organisations africaines, l’on peut partir notamment des facteurs géographiques, historiques, politiques, sécuritaires, économiques, etc.  Le facteur géographique se justifie par le fait que la RD Congo occupe une place importante au centre de l’Afrique en termes de superficie. Celle-ci l’oblige alors à adhérer à plusieurs organisations sous-régionales situées dans les différentes zones géographiques avec comme enjeu majeur de faciliter et de permettre l’accès de sa population aux marchés régionaux. Cette hypothèse est vraie dans la mesure où, en prenant la dimension géographique de la RD Congo, l’on constate qu’il est difficile pour un habitant de l’Est (Bukavu, Goma,…) à titre illustratif, d’accéder facilement aux avantages provenant d’un pays membre de la CEEAC plus qu’un Congolais vivant à Kinshasa, à l’Équateur ou au Congo-Central, etc.  En plus, sur le plan culturel par exemple, il est plus facile pour un Congolais vivant à Bukavu de s’adapter à la culture rwandaise dans ses échanges commerciaux ou transfrontaliers qu’un Congolais venant d’une autre province très éloignée du Rwanda ou du Burundi (Nos analyses et notre entretien avec les commerçants congolais, rwandais et burundais aux frontières Ruzizi et Kavimvira). En considérant toujours la dimension géographique, l’ancienne province du Katanga et les deux anciennes provinces du Kasaï se sentent beaucoup plus mieux dans la SADC alors que les deux Provinces du Kivu et la partie Orientale s’intéressent beaucoup à l’Afrique Orientale où il y a une ouverture directe alors que la capitale Kinshasa, l’Équateur et le Congo-Central se tournent davantage du côté de l’Ouest avec l’accès à la mer (port de Matadi) et de la CEEAC.

En principe, nous constatons que la longue frontière territoriale dont dispose la RD Congo l’oblige à diversifier les partenaires dans les différentes régions pour permettre à sa population d’accéder à certaines ressources et certains avantages surtout sur le plan économique. Dans ce cas, cette longue frontière est à la fois un atout et un avantage pour son développement en même temps un désavantage, quand des mesures particulières ne sont pas mises en place.

C’est un atout dans la mesure où la RD Congo a l’avantage d’être au centre du continent où elle a plusieurs possibilités et capacités de se mouvoir dans toutes les directions de différentes régions du continent notamment au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest. À ce niveau, cette appartenance multiple permet à la RD Congo d’avoir une économie avec un marché ayant une diversification de produits venant de différentes régions et horizons du monde.  

Par contre, on considère cette position géographique comme un handicap ou un obstacle au développement du pays à cause des tiraillements dans lesquels se trouve la RD Congo suite à la mauvaise gestion, au manque de leadership cohérent et à l'incapacité de coordonner les différentes politiques dans le cadre de sa politique étrangère. C’est ainsi que depuis longtemps, certaines parties du pays se retrouvent confrontées voire obligées d’orienter leurs activités économiques vers les pays voisins à cause de la proximité mais ces activités échappent souvent au contrôle du pouvoir public et parfois il y a manque de suivi des mesures et politiques auxquelles la RD Congo a souscrit dans ses rapports bilatéraux et multilatéraux. La situation récente à la frontière entre la RD Congo et l’Angola au poste frontalier de Lufu (Cfr. les résultats de la commission gouvernementale d’enquête sur le commerce transfrontalier au poste de Lufu en juillet-août 2015)  où les activités économiques ont échappé pendant plusieurs années au contrôle du pouvoir public est un exemple qui prouve à suffisance que des efforts doivent encore être menés pour que le développement se matérialise.  Ces différents paramètres et traits géographiques particuliers expliquent sans doute que la RD Congo a droit et est obligée d’adhérer à plusieurs communautés économiques régionales pour faciliter l’ouverture de sa population aux échanges et avantages dans les différentes zones géographiques.

2.1.3. Les facteurs politique, historique, sécuritaire et économique

Hormis le facteur géographique, plusieurs raisons et analyses montrent que depuis des années, la multi-appartenance de la RD Congo est également multisectorielle surtout à cause de ses expériences ou considérations d’ordre historique, politique, sécuritaire ou économique qui existent avec d’autres États voisins.  L’appartenance ou l’adhésion multiple de la RD Congo à certaines organisations régionales comme la CEPGL est surtout liée à l’histoire commune que les pays membres de cette organisation ont en commun depuis la colonisation. Toutefois, il est important de signaler qu’en dehors de ces traits culturels, la dimension économique semblait dominer les motivations de la mise en place de la CEPGL lors de sa création, mais en réalité, l’aspect sécuritaire était beaucoup plus dominant dans le chef de ses fondateurs en l’occurrence les Présidents MOBUTU, MICOMBERO et HABYARIMANA. Quant à l’adhésion de la RD Congo à la SADC, c’est pendant la deuxième République que la RD Congo, alors Zaïre a entamé le processus de son adhésion à la SADC, sous la transition, en 1994. Cette adhésion est encore plus justifiée par des raisons économiques depuis la fermeture du chemin de fer de Benguela en Angola qui permettait d’évacuer les produits miniers. Jusqu’à présent, les exportations et les importations de la RD Congo dans sa partie sud passent par la SADC. Avec les pays de la SADC, la RD Congo a un chemin de fer connecté (RD Congo, Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud). En plus, l’appartenance de la RD Congo à cette région est liée également à l’appui militaire de ses deux pays membres lors de la guerre d’agression. Il s’agit notamment du Zimbabwe et de la Namibie, un appui très déterminant dans le conflit armé de 1998-1999. Sur le plan diplomatique, l’Afrique du Sud a pesé également de tout son poids pour faire aboutir les différents processus de paix (Accord global et inclusif) et de démocratisation en organisant notamment sur son sol l’essentiel des négociations entre les belligérants à l’époque.

Sur le plan financier, la République sud-africaine est intervenue en RD Congo en apportant également son appui technique et en finançant les élections présidentielles et législatives en 2006 et 2011 (KABUYA KALALA et TSHIUNZA MBIYE, mai 2010, p. 9). Aujourd’hui, l’influence de l’économie sud-africaine sur les économies des pays africains se manifeste par la croissance des liens commerciaux qu’entretiennent plusieurs pays du continent avec l’Afrique du Sud comme c’est le cas pour la RD Congo (HASSAN ZIADY, 2004, p.53). Cette coopération historique de la RD Congo avec la République sud-africaine peut être également parmi les signes ou les motivations même de l’intégration de la RD Congo à la SADC. C’est ainsi que des auteurs spécialistes de la RD Congo, notamment Colette BRAECKMAN, dans son analyse du désastre congolais, dévoile aussi à son tour le rôle parfois sournois de la République sud-africaine en Afrique. Pour elle, l’intervention de l’Afrique du Sud en RD Congo, en sa qualité de puissance régionale, incarne l’étape ultime du grand voyage vers le Nord de l’Afrique (C. BRAECKMAN, 2003, p. 58).

En outre,  l’article 217 de la Constitution du 18 février 2006 constitue actuellement la base de toute politique d’intégration de la RD Congo. Cet article stipule que "La République Démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine " (Constitution de la RD Congo du 18 février 2016). Il s’agit là alors de la consécration du devoir de solidarité de la RD Congo à l’égard d’autres nations sœurs de l’Afrique. L’existence d’un vice-ministère aux affaires étrangères du gouvernement qui a dans ses prérogatives l’intégration régionale et coopération internationale est une manifestation de l’engagement de la RD Congo en cette matière. Il faudra alors arriver à la matérialisation de cette solidarité de l’unité africaine au lieu qu’elle demeure une réalité sur papier et non sur le terrain.

3.    Résultats et discussions

3.1. Les enjeux et perspectives  sécuritaires de la RD Congo dans ses relations internationales africaines

Depuis la création de l’Organisation de l’Unité Africaine, la paix et l’unité africaine constituent des enjeux majeurs dans les relations internationales africaines. Ces enjeux peuvent se dérouler dans les interactions entre les différents partenaires africains ou hors africains. Ceci nous conduit ainsi à faire une analyse approfondie du cadre sémantique de la paix en Afrique avant d’analyser les principaux enjeux et les perspectives sécuritaires de la RD Congo dans les organisations internationales africaines. 

3.1.1. Cadre sémantique de la paix et contexte historique de la RD Congo

Avant d’analyser le cas spécifique de la RD Congo, il est important de signaler qu’il existe certains cadres qui favorisent le déroulement des interactions dans les relations internationales africaines. Parmi ces cadres considérés comme des méthodes diplomatico-juridiques, nous avons la méthode de jumelage, les démarches tripartites et les commissions mixtes (KADONY, N. K., 2007, p.148). En nous référant à l’histoire, nous constatons que depuis 1960, les questions sécuritaires occupent une importance capitale dans les relations interafricaines de la RD Congo avec d’autres États africains. Pour le cas de la RD Congo, ces questions sécuritaires se traitent notamment à travers les grandes commissions mixtes et tripartites qui existent entre elle et d’autres pays africains tels que le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, la RSA, l’Ouganda, l’Angola,... et d’autres experts des institutions régionales. Parmi les résultats de ces travaux mixtes et tripartites, nous avons à titre indicatif la création de la CEPGL en 1976. À travers ces commissions, des succès sont enregistrés depuis des années grâce aux efforts et rencontres diplomatiques restées en veilleuse (Cfr. le communiqué des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA du 16 octobre 2015 à Kinshasa). En lisant même la convention portant création de la CEPGL, l’on se rend compte que la question sécuritaire occupe le premier plan. En plus, plusieurs accords bilatéraux ont été signés entre la RD Congo et l’Ouganda, entre la RD Congo et le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, etc. dans les différentes commissions mixtes. Dans ces commissions, se traitent surtout les questions de sécurité et d’autres problèmes liés à la stabilité entre la RD Congo et d’autres États de la région. Actuellement, l’on assiste de plus en plus à ce qu’on appelle "conférence des gouverneurs" des provinces frontalières des pays de la CEPGL, qui se réunissent et traitent régulièrement les questions relatives à la sécurité entre provinces frontalières. Ces initiatives visent à rapprocher et à résoudre certains problèmes sécuritaires entre provinces frontalières et à renforcer par conséquent les mécanismes de sécurité entre deux ou plusieurs villes frontalières comme nous pouvons le voir dans le paragraphe suivant.

3.1.2. Champ d’action pour la RD Congo

En matière de paix, les grandes commissions mixtes entre la RD Congo et d’autres États évoluent dans le cadre diplomatique dans le but d’assurer la sécurité des frontières des différents pays concernés. C’est le cas des commissions mixtes qui existent entre la RD Congo et chacun des pays suivants : le Rwanda, la Zambie, l’Angola, l’Ouganda, le Burundi, le Congo-Brazza, etc. En faisant des analyses et observations sur le terrain, nous constatons que jusqu’à présent, beaucoup de sessions de ces différentes commissions se tiennent régulièrement, ce qui traduit en plus la volonté de ces États d’améliorer leurs relations bilatérales et multilatérales. Mais toutefois, il est à noter que malgré l’existence de ces commissions, tantôt on vit dans des prédispositions à la coopération ; tantôt dans des tumultes ou des mésententes entre ces acteurs selon que les enjeux deviennent sensibles de la part des uns et des autres comme c’est le cas souvent avec certains pays voisins. Les malentendus qui ont souvent existé entre la RD Congo et le Rwanda, l’Ouganda et quelquefois le Burundi constituent autant de raisons pour expliquer cette hypothèse.   

En outre, la République sud-africaine est un partenaire militaire de la RD Congo au terme d’un accord signé depuis 2004. Selon cet accord, la République sud-africaine intervient au niveau du financement pour la formation de certains personnels de l’armée congolaise et au niveau du financement de la fourniture des équipements militaires. C’est le cas aussi de la coopération en matière de défense et de sécurité à travers l’assistance aux forces armées de la RD Congo et du soutien au renforcement de ses services de sécurité (Cfr. le communiqué des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA du 16 octobre 2015 à Kinshasa).

3.1.3. Les principaux enjeux sécuritaires de la RD Congo post-conflit dans les relations internationales africaines

Depuis la fin de la guerre froide, les rivalités politiques jadis ouvertes au niveau des différents alliés se sont transformées en véritables concurrences économiques et commerciales entre les grandes puissances au niveau du continent africain en général et en RD Congo (cfr. le couple Franco-allemand dans l’histoire de l’Europe). Depuis longtemps, la RD Congo, dans son histoire, est un espace géopolitique et stratégique où la configuration des enjeux se complexifie selon les visées hégémoniques des grandes puissances. Cette situation place alors la RD Congo au cœur des débats géopolitiques et géostratégiques des acteurs multiformes ayant chacun ses propres ambitions à réaliser. C’est à ce niveau que certains vont même jusqu’à penser que la compétition à outrance pour la sécurisation des matières premières stratégiques va placer l’Afrique centrale au centre des enjeux mondiaux (NGODI Etanislas, 2010, p.7).  D’autres menaces sécuritaires sont liées notamment à la gestion des flux migratoires transfrontaliers entre la RD Congo et d’autres pays.  À cela s’ajoutent d’autres défis liés surtout à la bonne gouvernance, au respect des droits humains et des normes sociales et environnementales qui sont devenues prioritaires aujourd’hui si l’on veut contribuer au développement durable pour les générations futures. Il s’observe également en RD Congo aujourd’hui d’autres défis liés notamment au changement climatique, à l’instabilité des marchés, aux risques épidémiologiques dans certaines provinces du pays, etc.

3.1.4. Perspectives sécuritaires de la RD Congo dans les organisations internationales africaines

Comme signalé dans le paragraphe précédent, plusieurs défis sont à relever aujourd’hui si l’on veut assurer une véritable sécurité régionale parmi les pays regroupés autour des différentes organisations internationales régionales car ces défis impliquent directement l’adoption d’une politique extérieure commune entre les États. En ce qui concerne les questions sécuritaires pour le cas de la RD Congo, celle-ci doit d’abord adopter une politique efficace visant l’amélioration des cadres réglementaires internationaux en ce qui concerne les conventions, traités, accords et autres protocoles, et un renforcement de la coopération judiciaire avec les pays frontaliers comme c’était le cas pour le Zaïre avec les ambassades stratégiques (Cfr. MOBUTU et les ambassades stratégiques). Face aux différents conflits qui éclatent aujourd’hui dans plusieurs parties du territoire national, il faut actuellement une forte implication des gouvernés ou de la population aux réflexions et décisions portant sur la sécurité, car celle-ci demeure une réalité sociale à plus construire qu’à imposer.  À ce niveau, la population se trouve plus concernée et obligée d’adopter des mesures qui s’imposent pour contribuer à sa propre sécurité et à son bien-être social car parmi les causes de l’insécurité il y a également des motivations d’ordre sociologiques où les fractures sociales sont souvent ignorées par les pouvoirs publics. À cette occasion, la sécurité devient pour chaque individu, une préoccupation collective qui contribue à la réussite de la sécurité nationale, voire régionale pour l’ensemble des États. Pour le cas de la RD Congo et des autres pays voisins de la région spécialement ceux de la CEPGL, CIRGL, CEEAC et SADC, une bonne gouvernance sécuritaire suppose actuellement la mise de côté de toute forme d’antécédent, de frustration ou encore de préjugé qui contribuent à éloigner les populations les unes des autres, en privilégiant les conflits. Ce qui est important à ce niveau, c'est d’adopter des politiques de rapprochement et de renforcer les acquis des politiques régionales dans le cadre des projets intégrateurs notamment la libre circulation des personnes et de leurs biens entre les différents pays en réduisant significativement les entraves et obstacles à leur fonctionnement.  Ces différents paramètres contribuent ainsi à une coopération sécuritaire efficace entre les pays réunis au sein des différentes organisations internationales africaines à travers leurs interactions. À partir de ces perspectives, nous analysons la question relative aux perspectives économiques de la RD Congo dans ses relations internationales africaines.

3.2. Les enjeux et perspectives économiques de la RD Congo dans ses relations interafricaines

Dans sa politique étrangère, les questions économiques occupent également une place importante sur l’agenda  de la RD Congo dans ses rencontres avec d’autres États membres des différentes organisations régionales. Ces questions touchent plusieurs domaines notamment l’énergie, le commerce transfrontalier notamment la circulation des personnes et des biens, l’exploitation et l’exportation de matières premières, la promotion du climat des affaires, la gestion et l’exploitation des ressources transfrontalières communes, etc. Pour y arriver, la RD Congo a adopté une politique étrangère au niveau bilatéral et multilatéral avec ses voisins et autres  pays africains afin d’assurer son développement et le bien-être de sa population.

3. 2.1. Au niveau bilatéral

Dans le cadre de sa politique étrangère et dans le souci de matérialiser sa vision ou sa vocation africaine, la RD Congo et beaucoup d’autres pays africains développent une politique dans la mise en place des commissions bilatérales mixtes visant à faciliter la coopération économique entre eux. Dans le secteur de l’énergie, il existe une grande structure appelée CINELAC, une organisation tripartite chargée de la gestion et de la production de l’énergie entre les trois pays membres de CEPGL. Cette organisation spécialisée reste encore parmi les rares structures qui tiennent encore l’existence de la CEPGL après la quasi inexistence de plusieurs autres qui fonctionnaient à l’époque comme la BDEGL, l’IRAZ, etc. Les différents experts de cette organisation traitent la question de l’énergie tout en insistant sur l’exploitation commune du gaz méthane dans le lac Kivu, mais aussi de la protection de l’écosystème du lac Kivu et du lac Tanganyika (Notre entretien avec certains cadres de la CINELAC qui ont préféré garder l’anonymat). Aussi entre la RD Congo et l’Angola, il existe une commission qui étudie les possibilités de l’exploitation du pétrole entre les deux pays dans la zone d’intérêt commun. Cette zone se trouve dans le plateau continental de l’enclave de Cabinda. Entre la RD Congo et le Burundi, des échanges sont intenses dans le domaine commercial à travers le poste frontalier de Gatumba et le lac Tanganyika. Il existe également une intense coopération en matière économique, sécuritaire, d’énergie, de bonne gouvernance et de développement entre la RD Congo et la République sud-africaine comme nous le constatons avec les différents travaux des grandes commissions qui existent entre les deux pays. À travers cette coopération,  les relations se sont renforcées à la suite de la signature d’une vingtaine d’accords de coopération dans plusieurs domaines entre les deux pays. Il existe également une grande commission entre la RD Congo et la République sud-africaine qui a été mise sur pied depuis janvier 2004 et grâce à ses travaux, vingt-huit accords ont été signés dans les différents domaines comme l’énergie, l’éducation, les infrastructures, les mines, l’agriculture, la sécurité, les flux migratoires et les hydrocarbures (Cfr. le communiqué des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA du 16 octobre 2015 à Kinshasa). Dans le domaine de l’énergie, la République sud-africaine tient beaucoup à l’électricité produite par le barrage d’Inga pour alimenter ses entreprises et leur permettre de tourner convenablement.  C’est dans ce sens que la République sud-africaine cherche à réhabiliter une partie des turbines de ce barrage. La finalisation de ces travaux pourra permettre aux deux centrales réhabilitées de disposer d’un potentiel de production de plus de 40 000 mégawatts, capables de fournir l’électricité à toute la région de l’Afrique Australe. Ce qui pourra permettre à la RD Congo d’être également un partenaire incontournable, mais aussi stratégique pour tous les pays de la SADC (Cfr. le communiqué des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA du 16 octobre 2015 à Kinshasa). À cet égard, la RD Congo ne doit plus seulement se contenter de la signature des accords, moins encore des travaux mixtes qui s’organisent au sommet ou entre ministères, mais elle doit pouvoir analyser concrètement quels sont les avantages visibles et perceptibles dont elle tire bénéfice pour sa population. Pour le cas de la RD Congo, nous sommes d’accord et convaincu que des commissions existent, mais il convient de noter à ce stade que les résultats ne sont pas encore très visibles sur le terrain. L’essentiel des activités de ces commissions reste encore limité à la seule dimension bureaucratique au lieu de mettre en place et d'adopter un mécanisme efficace de suivi et d'évaluation des différents travaux comme c’est le cas pour les autres pays.  

À part l’Afrique du Sud, la RD Congo entretient des rapports économiques avec le Nigeria qui est aussi une puissance régionale surtout à cause de son économie et de ses ressources pétrolières. Entre la RD Congo et le Nigeria, il existe aussi une grande commission mixte comme c’est le cas pour d’autres pays. Les problèmes discutés à travers les différentes sessions de cette grande commission concernent la coopération dans le secteur énergétique et les livraisons de pétrole brut. Concernant la coopération énergétique, il est prévu les projets de connexion entre le barrage d’Inga et un autre grand barrage au Nigeria. Cette connexion pourrait servir pour le transport de l’énergie électrique dans beaucoup d’autres pays de la région comme le Gabon, le Cameroun, etc. Mais il convient de souligner que les travaux de cette commission n’ont pas été tenus, ce qui ne profite pas aux différentes parties.  

Pendant la Deuxième république, il existait également des relations particulières entre la RD Congo, alors Zaïre et le Maroc ainsi que l’Égypte. Ces relations étaient fondées sur l’amitié entre le Président MOBUTU et le Roi HASSAN II à l’époque. Mais aussi dans l’histoire de la RD Congo, lors de l’agression du Zaïre, Shaba I (Sandra MEDITZ et Tim MERRILL, 1993.) et Shaba II en 1978 dans la guerre de Kolwezi (Edward GEORGE, 2005, p.136). À cette époque, le  Maroc a envoyé des troupes au Zaïre pour soutenir le régime de MOBUTU dont les militaires étaient incapables de mettre fin à l’offensive des ennemis. C’est au cours de cette même période que l’Égypte avait fourni une cinquantaine de pilotes et techniciens pour renforcer de manière conséquente la force aérienne zaïroise (Sandra MEDITZ et Tim MERRILL, 1993).  En faisant une comparaison, l’on constate qu’actuellement il n’existe plus de relations très particulières entre ces différents pays étant donné que leur rapprochement était beaucoup plus justifié et motivé par des relations amicales particulières qui existaient entre les différents leaders à l’époque. La compréhension des enjeux bilatéraux nous conduit à faire une analyse sur les enjeux multilatéraux.  

3.2.2. Au niveau multilatéral

Lorsqu’on veut faire une étude ou une analyse sur les enjeux multilatéraux de la RD Congo dans ses relations avec les organisations africaines, il faut bien comprendre et montrer quels sont les avantages que celle-ci peut tirer ou a déjà gagné depuis qu’elle a adhéré à telle ou telle autre organisation, mais aussi les motivations profondes. Ces aspects sont développés suffisamment dans les pages suivantes.  Par ailleurs, la création de l’OUA en 1963 a permis d’obtenir un cadre multilatéral de régulation des relations interafricaines. En devenant membre de l’OUA, on peut supposer que l’enjeu principal pour  la RD Congo était de jouer un rôle important pour soutenir l’accomplissement des différents objectifs de l’Unité africaine mais aussi ses propres objectifs conformément à sa politique étrangère comme nous pouvons le comprendre.

Quant à d’autres organisations régionales à part l’Union Africaine qui est l’organisation continentale, la RD Congo est membre de la CEEAC, du COMESA, de la SADC, de la CEPGL, de la CIRGL, de l’ALT et de l’IBN.  Concrètement, cette appartenance multiple se justifie par un enjeu géopolitique majeur lié surtout à l’immensité du territoire national. Ceci fait qu’il y a des provinces qui sont plus connectées à une organisation régionale qu’à une autre et ceci dans le but de faciliter la libéralisation du commerce ou des échanges avec les différents pays de la région. En prenant le cas de l’ancienne province du Katanga, l’on se rend compte qu’elle est beaucoup plus tournée vers la SADC que la CEEAC ou la CEPGL. Les provinces orientales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu évoluent mieux économiquement dans l’Afrique de l’Est et sont intégrées dans le COMESA surtout avec les différents avantages dont elles bénéficient dans le cadre des corridors Sud, Nord et Est. Le Bas-Congo, la capitale Kinshasa, le Bandundu et la Province de l’Équateur sont mieux connectés à la CEEAC que le reste du territoire national. À partir de ces différentes démonstrations, nous devons bien comprendre que les enjeux et perspectives économiques de l’appartenance multiple de la RD Congo visent non seulement à faciliter le bien-être et le développement du peuple congolais mais aussi à diversifier les partenaires et à désenclaver le pays partant de sa superficie. À travers les multiples expériences dans les différentes structures régionales considérées comme des micro-cultures, la RD Congo a beaucoup plus de chance d’assurer son émergence qu’à perdre.

3.2.3. Observations générales et recommandations  

Un constat général se dégage sur base des observations que nous avons faites qui montrent qu’en Afrique, il existe aujourd’hui environs dix-sept organisations régionales. À part l’Afrique du Nord qui fait une exception, l’on peut dénombrer dans chaque sous-région au minimum deux ou trois regroupements régionaux ayant presque les mêmes objectifs et les mêmes pays membres. Ces organisations  sont souvent incapables de jouer ou de coordonner leurs actions ensemble et les États jadis considérés comme locomotives au niveau des différentes régions, sont devenus aujourd’hui de simples observateurs ou se sont tournés beaucoup plus vers d’autres nouvelles communautés économiques récemment créées qu’ils estiment mieux favorables et adaptées aux réalités de la mondialisation par rapport aux premières même si la réalité ne semble pas être la même sur le terrain. La zone COMESA est aussi couverte par d’autres regroupements économiques comme la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), la Commission de l’Océan Indien (COI), et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). L’autre problème majeur est que les différents États membres de chacune de ces organisations doivent aussi répondre à leurs multiples engagements ou impératifs dans les différentes organisations.

Sur base de ce constat, nous pensons que l’appartenance multiple de la RD Congo doit mettre l’accent en premier lieu sur la création d’un marché national intégré et le développement des petites et moyennes entreprises pouvant permettre aux Congolais d’envahir les différents marchés des pays voisins au lieu de privilégier les échanges à sens unique comme c’est le cas actuellement avec les pays frontaliers. C’est possible à travers la mise à contribution et la capitalisation des gigantesques potentialités hydriques, agricoles, touristiques, agropastorales,… qui peuvent faire de la RD Congo, un moteur de l’intégration et en même temps un boom économique au niveau du continent africain. Sur le plan sécuritaire, la RD Congo a besoin de faire asseoir son autorité sur toute l’étendue du territoire national dans le but de désenclaver le territoire national au niveau interne afin de faciliter la connexion et les échanges entre les différentes parties du pays en premier lieu, et de l’extérieur du pays en deuxième lieu. Dans ce cadre, la RD Congo pourra accéder aux différents avantages venant de tous les horizons du monde et faciliter les investissements directs étrangers. Ayant déjà une ouverture du côté de l’Atlantique, la RD Congo aura en plus la facilité de s’ouvrir et développer une autre diplomatie commerciale vers l’océan indien dans sa partie Est en tirant ainsi profit des accords qui existent déjà dans ce sens comme c’est le cas avec les différents corridors. Le développement de cette diplomatie commerciale demeure un atout considérable pour que la RD Congo soit davantage active dans les marchés régionaux et internationaux. C’est à ce niveau qu’elle pourra devenir un véritable acteur capable d’influencer le jeu politique et économique au niveau régional et international en mettant en place une politique efficace d’importation et d’exportation à travers sa population au lieu de demeurer uniquement un marché pour les autres pays.           

4.        Conclusion

A partir de cet article, nous comprenons que les relations de la République Démocratique du Congo se déroulent à travers certains cadres juridiques et diplomatiques à travers notamment les grandes commissions mixtes et tripartites au sein des organisations internationales africaines. Quant aux facteurs explicatifs de l’appartenance multiple, nous pouvons conclure sur base du tableau présenté ci-haut, que plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation des pays africains en général et de la République Démocratique du Congo en particulier. Il s’agit du facteur géographique, historique, sécuritaire, économique, politique, culturel, etc. En nous référant à l’histoire, ces associations ou regroupements d’Etats peuvent se justifier par le vouloir agir ensemble et la tendance selon laquelle l’union fait la force ; des principes phares prônés par les leaders du panafricanisme depuis longtemps.

En faisant un aperçu historique, nous pouvons admettre que l’adhésion de la République Démocratique du Congo à la CEPGL était surtout liée à l’histoire commune que les pays membres de cette organisation, ont eu en commun depuis la colonisation belge. Quant à la SADC, nous devons savoir que c’est surtout liée à l’appui militaire des pays membres aux côtés de la  République Démocratique du Congo  pendant la guerre d’agression notamment le Zimbabwe et la Namibie que les dirigeants congolais ont renforcé leur engagement dans cette organisation. Pour clore, il est important de rappeler que plusieurs défis majeurs demeurent encore à transcender surtout en ce qui concerne le désenclavement du territoire national, la création des emplois pour les jeunes et la mise en place des conditions adéquates pouvant favoriser le développement socioéconomique. A cet égard, il revient d’abord à l’Etat d’assurer la sécurité du territoire national à travers la formation d’une armée nationale républicaine capable de faire face à toute forme d’insécurité provenant de l’intérieur ou de l’extérieur afin de constituer à son tour un marché comme c’est le cas pour les autres pays. Cela est possible à travers une approche politique et une identification préalable de l’ennemi pour résoudre le problème de la paix en République Démocratique du Congo et avec l’ensemble des Etats voisins. A part cette dimension, il faut également une dimension diplomatique régionale qui doit mettre un accent particulier sur la question de différentes forces négatives opérant sur le territoire de la République Démocratique du Congo. Il s’agit principalement des FDLR, des  ADF, de la LRA,…, car ces derniers constituent pour l’essentiel, l’épine dorsale pour la sécurité de la République Démocratique du Congo et le reste des pays de la région. Cette dimension implique une coopération étroite, efficace et sincère entre les Etats visant à satisfaire leurs intérêts respectifs. Ici, tout soutien militaire, financier, matériel, idéologique,… doit être découragé entre les parties pour réduire de façon significative les initiatives tendant à contribuer à la déstabilisation des Etats. Il s’agit également pour  République Démocratique du Congo, de construire autour d’elle, une certaine identité et une cohésion nationale capable de contrer toute situation belligène.

 

5.        Bibliographie

 

BOUTEILLER V.,Épistémologie, Ontologie et méthodologie des Relations Internationales, le

2.      CIHUNDA HENGELELA J., Intégration de la RD Congo à la SADC : Traité, domaines de coopération et perspectives d’avenir, Kinshasa, UNIKIN, 2009.

3.      CIHUNDA HENGELELA, Sécurité régionale et règlement des conflits armés en Afrique. Contribution de la République sud-africaine postapartheid. Mémoire de Licence, Faculté de Droit, Université de Kinshasa, 2005.

4.      BRAECKMAN C., Les nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale. Paris, Fayard, 2003.

5.      Commission de l’UA, État de l’intégration en Afrique, 3ème publication, juillet 2011.

6.      CUVILIER A., Manuel de Sociologie, Tome 1. Paris, PUF, 1967.

7.      DEPELTEAU F., La démarche d’une recherche en sciences humaines, de la question de départ à la communication des résultats. Québec, De Boeck, 2000.

8.      GEORGE E., The Cuban Intervention in Angola, 1965-1991: From Che Guevara to Cuito Cuanavale, 2005.

9.      GNANGUENON A., Le rôle des Communautés économiques régionales dans la mise en œuvre de l’architecture africaine de paix et de sécurité. Politique et Prospective de défense, 14 Rue St Dominique, Octobre 2010.

10.  ZIADY H., Afrique du Sud. Pretoria à l’assaut du continent ; in Eco-finance, n° 43, 2004.

11.  KABUYA KALALA F. et TSHIUNZA MBIYE, Communautés économiques régionales : Quelle stratégie d’intégration en RD Congo ? Kinshasa, mai 2010.

12.  KADONY NGUWAY, Une introduction aux relations internationales africaines. Paris, L’Harmattan, 2007.

13.  GRAWITZ M., Méthode des sciences sociales. Paris, Dalloz, 1979.

14.  MOBUTU SESEKO, Dignité pour l’Afrique. Entretiens avec REMILLEUX J.-L. Paris, Albin Michel, 1989.

15.  NGODI E., L’Afrique centrale face à la convoitise des puissances. Paris, L’Harmattan, 2010.

16.  NGODI E., L’Afrique centrale face aux nouveaux enjeux sécuritaires du XXIème siècle. Rabat, CDESRIA, 2011.

17.  NTUDA EBODE, Les États-Unis, les associations occidentales de science politique et question soviétique : sens et puissance à l’aube de la guerre froide. Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du septentrion, 1998.

18.  MEDITZ S. et MERRILL T., Country study for Zaire. Library of Congress Studies, 1993.

19.  MEDITZ S. et MERRILL T., Zaïre : Shaba I. Library of Congress Country, 1993.

20.  VUNDUAWE te PEMAKO F., A l’ombre du Léopard. Vérités sur le régime de MOBUTU SESE SEKO. Bruxelles, éditions Zaïre Libre, 2000.

21.  ZYAD LIMAN et alii, La nouvelle donne africaine , in Jeune Afrique n°1585, mai 1991.

 



[1]Assistant de recherche et d’enseignement au Département des Relations Internationales à l’Université Officielle de Bukavu (U.O.B) et Doctorant au programme de D.E.S à l’Université de Kisangani, en RD Congo.

[2] Docteur en Relations Internationales et Professeur Ordinaire à l’Université de Lubumbashi. 

Evaluer cet article
(3 votes)
Lu 9437 fois

Laisser un commentaire

Assurez-vous que vous entrez les informations obligatoires (*) l'endroit indique. Code HTML n'est pas autorise.

Bonne Visite

 

L'Africain

Rue L. Bernus 7

6000 Charleroi

+32 71 313 186

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

NEWSLETTER

Bonjour, Veuillez entrer vos données pour vous inscrire à la newsletter.
captcha 
Merci pour votre inscription.