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  • La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996) 

    Thèse doctorale soutenue par le Révérend Père  Rigobert KYUNGU SJ, le 30 juin 2020, à l'Université Grégorienne de Rome.

    Un évènement joyeux après celui des ordinations presbytérale et diaconale des Pères Eric KAMBALE et Stanislas KAMBASHI, le samedi 27 juin 2020.

    L’auditoire ne devant contenir qu’un nombre réduit de participants suite aux restrictions liées à la crise sanitaire en cours, ladite soutenance s’est faite en mode semi publique. Néanmoins, la retransmission en direct sur YouTube a contribué à élargir l’audience.

    De quoi a-t-il été question dans cette thèse discutée en vue de l’obtention du titre de docteur en théologie spirituelle ? La recherche a porté sur la figure du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA SJ, mort martyrisé le 29 octobre 1996 à Bukavu, et dont la cause de béatification avance à grands pas.

     

    Pour s’engager dans cette "aventure", l’auteur de la thèse a été motivé entre autres par le témoignage de vie de l’ancien archevêque de Bukavu. Ce dernier, à travers son engagement aussi bien sociopolitique que pastoral, a laissé des traces qui méritent d’être mises en évidence. Une autre motivation est le discernement spirituel qui caractérisait ce serviteur de Dieu. C’était, souligne le Père KYUNGU, un homme dont le discernement spirituel était au cœur de ses actions dans sa vie d’africain, de prêtre jésuite et d’évêque.

    La thèse porte le titre de "La liberté intérieure comme fruit du discernement spirituel. Tentative d’un portrait spirituel du serviteur de Dieu Mgr Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu (1926-1996)". Elle s’articule sur six grands chapitres. Dans un premier moment, l’auteur décrit la région des Grands-Lacs dans laquelle est né et a œuvré Mgr MUNZIHIRWA. Une description qui prend en compte la période trouble du génocide au Rwanda en 1994, mais aussi la guerre au Congo en 1996, dite la guerre de libération, ayant occasionné la chute du Maréchal MOBUTU, après 32 ans de règne.

    En second lieu, l’auteur dresse une biographie de l’ancien archevêque de Bukavu, depuis sa naissance à Burhale dans le Bushi, jusqu’à son ordination épiscopale inclusivement. Cette biographie se veut suffisamment fouillée, dans le but de contribuer à l’avancement du procès de béatification du serviteur de Dieu.  Le troisième chapitre couvre le ministère épiscopal du prélat à Kasongo où il est resté 8 ans. L’auteur a voulu mettre en exergue ces années qui sont souvent oubliées dans beaucoup de biographies. Le quatrième chapitre développe l’étape de Bukavu où Mgr MUNZIHIRWA a exercé son ministère épiscopal de manière très intense pendant deux ans, dans le contexte de guerre et ce, jusqu’à son martyre. Ici, l’auteur discute aussi la question du martyre " in odium fidei ". 

    D’autre part, la dissertation comprend une partie analytique qui scrute la figure de Mgr MUNZIHIRWA à partir de son enracinement dans la culture africaine, entre autres. Ainsi, le cinquième chapitre analyse-t-il 55 proverbes utilisés par Mgr MUNZIHIRWA, en les insérant dans les genres poétiques de la littérature orale africaine.  Pour notre auteur, Mgr MUNZIHIRWA a montré que l’Afrique est riche et que ses richesses culturelles ne peuvent être balayées ni abandonnées comme si elles n’étaient pas importantes. L’attachement à sa culture a aidé Mgr MUNZIHIRWA à intérioriser, ou mieux, inculturer non seulement l’évangile, mais aussi la spiritualité ignatienne au point de faire de lui un homme à la fois "entièrement africain et entièrement jésuite". L’auteur démontre donc que la culture africaine et la spiritualité ignatienne convergent harmonieusement dans la personne de Mgr MUNZIHIRWA. Enfin, au sixième chapitre, le discernement apparaît comme un thème clé dans la discussion, puisque, selon l’auteur, il constitue un outil efficace utilisé par le serviteur de Dieu tout au long de sa vie, générant en lui une vraie liberté intérieure. La thèse chute en dépeignant le profil spirituel de Mgr MUNZIHIRWA, affirmant que sa spiritualité se fonde sur la prière et l’Eucharistie, la dévotion mariale, l’engagement pour la paix et la justice, la pauvreté évangélique, la croix du Christ, le discernement spirituel, la liberté intérieure, l’inculturation et enfin le sens de l’Eglise.

    Au terme de la présentation par le récipiendaire des résultats de sa recherche, un dialogue s’est engagé avec le jury pour expliquer davantage et tirer au clair tous les hémisphères de ce travail scientifique. Après délibération, le jury a salué la rigueur et la qualité du travail accompli. Dans le respect des normes de la Grégorienne, le jury n’a pas immédiatement rendu public son verdict ; il appartient aux services du secrétariat de l’Université de le communiquer au récipiendaire par les voies ordinaires. Le père KYUNGU recevra donc le titre de docteur après la publication partielle ou totale de sa thèse. Profitiat !

    Pour célébrer la joie de cet évènement, les Jésuites présents à la cérémonie ainsi que d’autres invités se sont retrouvés dans la communauté du Gesù où un verre d’amitié a été partagé.

    En outre, pour joindre l’utile à l’agréable, un partage de repas a été organisé le mercredi 1er juillet 2020 dans un restaurant de la place pour célébrer avec quelques invités les trois évènements joyeux de l’ACE-Rome : thèse, ordinations presbytérale et diaconale.

    C’est par ces événements heureux que s’achève l’année académique. Se pliant aux aléas du transport aérien dans les circonstances actuelles, les uns attendent de s’envoler sous d’autres cieux, alors que d’autres ont décidé de passer l’été en Italie ou en Europe. Désormais l’ACE-Rome a un nouveau coordinateur pour l’année académique 2020-2021 en la personne de Camille MUKOSO à qui nous souhaitons beaucoup de succès dans ce service.

    Jean-Paul KAMBA, SJ

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  •  

    Vingtième anniversaire de l'assassinant de
    Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO 
    (01/01/1926-29/10/1996) 

    Par Jean NYEMBO, sj
    Commission Foi et Promotion de la Justice

    Bien chers amis dans le Seigneur,

    Paix à vous !

    Nous célébrons aujourd'hui, 29 octobre 2016, le vingtième anniversaire de l'assassinat de notre frère, pasteur de l'Eglise de Bukavu, Mgr Christophe MUNZIHIRWA MWENE NGABO. Mzee, comme nous l'appelions respectueusement et affectueusement, est mort sur le champ de batailles, la croix à la main comme seule arme qu'il possédait.

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  • Saint Nicolas et Père Fouettard : qui sont-ils ?
    Et quel est leur impact sur les enfants belgo-africains ?

     

    Par Mireille-Tsheusi ROBERT
    BAMKO asbl
     

    Connaissez-vous le "Sauvage d'Ath "? Le "Diable Magnon" ? Ou les "Basoulous de Basècles" ? Vous n'avez sûrement jamais entendu parler de ces sauvages hainuyers si vous n'êtes pas originaire de cette région. Peut-être connaîtrez-vous mieux les Noirauds bruxellois ou le Zwarte Piet anversois ? Dans l'espace francophone, Zwarte Piet, littéralement Pierrot-Le-Noir, est appelé Père Fouettard, le joyeux mais répressif compagnon de Saint Nicolas. Ces figures folkloriques souvent enchaînées, parfois affublées de cornes, dansant, chantant et vociférant à l'encontre des badauds lors du carnaval de la "Ducasse", de la fête de Saint Nicolas ou lors de la procession des Noirauds ont toutes un point commun : le maquillage en noir du visage ou le "blackface".

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  • CPI. Les doutes du procès BEMBA
    Y a-t-il vraiment eu crimes contre l’humanité à Bangui 
    en 2002 et 2003 ?

    Par WINA LOKONDO
    Historien, journaliste indépendant

     Le 24 mai 2008, Jean-Pierre BEMBA, sénateur et ancien Vice-président de la RD Congo de 2003 à 2006, est arrêté en début de soirée dans sa résidence de Rhode-Saint-Genèse, un quartier périphérique de Bruxelles, en exécution du mandat d’arrêt international lancé contre lui par le procureur près la Cour Pénale Internationale. Il sera transféré, après neuf jours de détention dans la capitale belge, à la prison de la CPI de Scheveningen, un faubourg de La Haye. Il y est, à ce jour.

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  • Analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo
    aux organisations internationales africaines

     

    Par       Adolphe AMANI BYENDA[1]
    Germain NGOIE TSHIBAMBE[2]

     

    Résumé : Depuis la fin de la première et de la deuxième guerre mondiale, les organisations internationales jouent  un rôle très important dans les différents secteurs de la vie à cause de leur efficacité de réponse rapide aux problèmes urgents des États. À cet égard, il s’avère, sur base de nos résultats, que l’appartenance des États à plusieurs organisations notamment sous-régionales, régionales ou intercontinentales constitue un avantage  tant sur le plan politique, économique que sécuritaire. Le présent article se fixe comme objectif, l’analyse des enjeux de l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines. À partir de cette recherche, nous comprenons que les facteurs géographique, historique, sécuritaire, économique, politique et culturel,… sont autant d'éléments qui justifient l’appartenance multiple de la RD Congo aux organisations internationales africaines.  

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  • MENDE, KAMBILA et les sanctions impériales

     

    Par MBELU BABANYA KABUDI

    Les sanctions prises par les USA et l'UE à l'endroit de certains membres de ''la kabilie'' ont suscité quelques réactions en son sein. L'ex-porte-parole du gouvernement démissionnaire  de MATATA PONYO, Lambert MENDE, fort de ses études de droit, les a sévèrement critiquées ce lundi 12 décembre 2016. Voici ce qu'il dit :

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    Cosmos EGLO, Du sang sur le miroir. Paris, L'Harmattan, 2012. 200 pages.

    Par Eddy VAN SEVENANT

    Ames sensibles s'abstenir ! De la première à la dernière page, c'est un déferlement de violences et des bains de sang toujours renouvelés que l'auteur nous propose ici afin d'illustrer la situation déplorable de certains pays africains post-coloniaux, livrés à toutes les turpitudes de leurs "élites", sanguinaires à souhait et soutenues à bout de bras par des puissances extérieures (dans le cas présent la France et les USA) qui y trouvent l'opportunité de garder la main sur le pays tout en n'y étant plus officiellement présentes.

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    Par Modeste WASSO

    Griet BROSENS, Du Congo à l’Yser. 32 soldats congolais dans l’armée belge durant la Première Guerre mondiale. Traduit du néerlandais (Belgique) par Charles FRANKEN. Waterloo, éditions Luc Pire (www.editionslucpire.be), 2016. 271 pages. 24,90 €

    Voici un livre qui ouvre une page de l’histoire commune à la Belgique et au Congo des années  1914-1918. "Du Congo à l’Yser"  relate  l’histoire, longtemps occultée, des Congolais arrivés en Belgique, à la fin du 19ème siècle (les premières arrivées datent de 1885) en tant que militaires et qui ont combattu sous le drapeau belge pendant la première guerre mondiale, 1914-1918.

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  • Par Eddy VAN SEVENANT

    Collectif, État des résistances dans le Sud : Afrique. Alternatives Sud (Revue trimestrielle). Volume 23-2016/4. Centre Tricontinental  (Louvain-la-Neuve) et Éditions Syllepse (Paris) – 215 pages. 13 €

    Cet ouvrage fait partie d'une série qui fait le point régulièrement sur les oppositions politiques, féministes, paysannes, etc. aux régimes en place dans différents pays du Sud, principalement d'ailleurs sur le continent africain.

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  • Groupes armés et problématique de développement
    du territoire de Fizi (RD Congo)


    par BAWILI LUKELE Tango
    département des Sciences Politiques et Administratives 
    Université Officielle de Bukavu
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    Résumé : Par leurs actions, les groupes armés ont influé et influent négativement sur le développement de ce territoire ; ils y créent une instabilité permanente depuis de longues années. Cette instabilité entraîne des conséquences désastreuses notamment sur les plans politique, administratif, sécuritaire, économique, etc. Cet état des choses empêche les pouvoirs publics et les populations locales d'exploiter les multiples potentialités naturelles en vue de booster son développement. Ceci explique dans une certaine mesure le sous-développement de ce territoire. De ce fait, il importe que l’État se réveille, rétablisse la paix et suscite le développement de ce territoire en impliquant les populations locales.

    Introduction    

    Depuis plus d’une décennie, l’est de la RD Congo est en proie à une instabilité sécuritaire dont les causes sont à la fois internes et externes. L’ampleur et les effets de cette situation sont différemment vécus d’une province à une autre. Au Sud-Kivu, l’émergence et la résurgence des groupes armés entraînent une instabilité sécuritaire qui, par conséquent, étouffe les actions du développement. 

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Cosmos EGLO, Du sang sur le miroir. Paris, L'Harmattan, 2012. 200 pages.

Par Eddy VAN SEVENANT

Ames sensibles s'abstenir ! De la première à la dernière page, c'est un déferlement de violences et des bains de sang toujours renouvelés que l'auteur nous propose ici afin d'illustrer la situation déplorable de certains pays africains post-coloniaux, livrés à toutes les turpitudes de leurs "élites", sanguinaires à souhait et soutenues à bout de bras par des puissances extérieures (dans le cas présent la France et les USA) qui y trouvent l'opportunité de garder la main sur le pays tout en n'y étant plus officiellement présentes.

Le pays visé ici, c'est le Togo, patrie de l'auteur et une grande partie de l'action se déroule donc à Lomé, la capitale. Le "héros" de l'histoire, qui en devient le Premier Ministre, n'est pas plus désintéressé que l'hôte fou furieux du Palais Présidentiel, le Général TELOU, et sa seule préoccupation c'est de garder sa place quoi qu'il arrive et si possible de devenir Président à son tour en magouillant avec les protecteurs occidentaux. Malheureusement il n'y réussira pas et finira découpé en morceaux comme tant d'autres avant lui.

Le récit n'est donc qu'une longue suite de coups foireux, d'élections truquées, d'assassinats politiques, de tueries aveugles plus bestiales les unes que les autres, d'interventions plus ou moins secrètes des puissances extérieures et l'on voit bien au fond que ce qui manque souvent en Afrique c'est, à tous les niveaux de pouvoir, une conscience morale et un souci de l'autre, notamment du bien-être de la population : c'est vraiment le cadet des préoccupations de tous ces énergumènes, africains ou occidentaux.

À la fois roman et relation de faits qui se sont réellement passés, le livre tient les lecteurs en haleine et n'est finalement pas mal écrit du tout si on veut bien pardonner à l'auteur quelques approximations grammaticales (rares quand même). Et comme il dénonce violemment ce qui s'est passé dans son pays, pas étonnant que Cosmos EGLO vive en exil actuellement. Espérons pour lui et pour les Togolais qu'il pourra retrouver son pays natal apaisé et délivré des démons qu'il pourfend avec une telle virulence. La Démocratie et les Droits de la personne humaine finiront bien, nous l'espérons tous d'ailleurs, par triompher des égoïsmes et des charlatanismes dénoncés ici.

 

 

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8 comments

  • Comment Link Françoise Klein Tuesday, 29 August 2017 09:33 posted by Françoise Klein

    En lisant "Du sang sur le miroir", il faut se laisser porter sur les torrents de mots libérés par la plume de Cosmos Eglo.
    Quel style, à la fois baroque et jubilatoire, au service d'un ton par ailleurs désespéré.
    Baroque par l'accumulation et la richesse de l'expression puisée dans une langue que l'auteur maîtrise avec brio. Jubilatoire car, au fil des phrases on sent monter le plaisir qu'il éprouve à jouer avec les multiples figures de style, ne se refusant aucune image propre à traduire la complexité et la violence de l'action. Et ton désespéré parce que, derrière les termes ciselés, à chaque étape du récit, se précise le tableau sombre et terrible de l'Afrique post-coloniale, jouet usé des dictateurs présents ou à venir comme des puissances occidentales. Les ingrédients de l'intrigue sont ceux de tous les jeux de pouvoir, passés ou présents: jalousie, lâcheté,trahison, complot, assassinat, duplicité, violence et cruauté.
    Le héros, Kodjo, d'abord victime du tyran et opposant, en vient vite à ne plus désirer qu'une chose: prendre la place de celui-ci, quels que soient les moyens à mettre en oeuvre. Et là, Cosmos Eglo creuse très profond dans la veulerie et les turpitudes de l'âme humaine. Certaines descriptions peuvent créer le malaise, mais pourquoi épargner au lecteur la confrontation avec la réalité sanglante des manoeuvres inhérentes à ces situations sous bien des latitudes? Usant de la liberté du romancier,l'auteur a choisi de peaufiner son histoire jusqu'aux détails les plus crus dans l'enchaînement des situations, écartant de la sorte indifférence et lassitude.
    S'il fallait choisir, un second personnage devrait être épinglé: celui de Dopé, l'increvable révolutionnaire, femme déterminée et redoutable qui apporte une dimension féminine à l'histoire, totalement à l'encontre des codes habituels.
    Enfin, elles ne sont pas légion, les occasions de découvrir les soubresauts d'un morceau de Françafrique par la voix d'un romancier africain qui en fut le témoin. Pour la vigueur du récit et la richesse du style, celle-ci est à ne pas négliger.

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  • Comment Link Charlotte-Sylvie MEUNIER Monday, 31 July 2017 06:01 posted by Charlotte-Sylvie MEUNIER

    Eddy, les Occidentaux ne sont pas des énergumènes (les Africains non plus!).

    José, te fais pas de soucis pour nos banques. Est-ce qu'on t'a jamais demandé au guichet d'une banque si tu es dictateur ou non? Ou bien d'où tu as trouvé l'argent que tu viens placer? Nos banquiers ne font que ce que font tous les banquiers du monde: servir leurs clients.

    Cosmos, écris-nous quelque chose d'autre qu'une diatribe contre la France.
    Salut!

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  • Comment Link Isabelle Gousset Thursday, 27 July 2017 11:28 posted by Isabelle Gousset

    Moi je supporte sans réserve les opinions de Jean-Marc Hublot. Je n’ai pas lu ce livre, et je n’ai nullement l’intention de le lire, encore moins l’acheter. Mais je pense que les Africains doivent cesser de pleurnicher aux oreilles de l’Europe. D’autres nations ont aussi connu la colonisation, mais sont aujourd’hui de grandes puissances. La Chine a été dominée par le Japon. Le Portugal a colonisé le Brésil. Et pourtant ces pays ont cessé de regarder le passé pour faire un grand bond en avant tandis que notre « berceau de l’humanité » se trouve toujours endormi dans son berceau...
    Est-ce la faute de l’Europe si des chefs d’État africains détournent des fonds publics ? Est-ce la faute de l’Europe si les armées africaines massacrent leurs populations ?
    Si des dictateurs africains veulent placer leur argent dans nos banques, que voulez-vous que nos banquiers fassent? Les envoyer chier? Ou les soumettre à des interrogatoires de police? Nos banquiers ne sont pas des détectives ni des gendarmes!

    L’auteur de l’article sur ce livre (Eddy Sevenant) écrit : « …le bien-être de la population c’est vraiment le cadet des préoccupations de tous ces énergumènes, africains ou occidentaux ».
    Tant mieux ! Si les dirigeants africains eux-mêmes se fichent du bien-être de leurs populations, pourquoi donc les occidentaux, eux, devront en faire leurs soucis ? Depuis quand les Africains se sont-ils souciés du bien-être des populations européennes ?
    Assez !
    Isabelle Gousset
    Assistante sociale -
    Marchienne-au-Pont

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  • Comment Link José kofi Saturday, 22 July 2017 19:06 posted by José kofi

    C’est une initiative fort louable d’avoir un site pour des étudiants africains de laisser des commentaires sur des ouvrages produits par des Africains. Bien que je ne sois pas en Belgique, je me fais le plaisir de laisser quelques mots sur cet ouvrage.
    Mais je veux d’abord répondre à Jean-Marc Hublot. Cher monsieur, c’est vrai que les Africains sont en partie responsables de leurs maux. Mais c’est dommage que pour votre miroir à vous, l’Europe s’y regarde et n’y voit que l’Afrique !
    Que dites-vous des présidents africains élus à l’aube des indépendances et tués dans leur élan lors de coups d’État orchestrés dans l’ombre par la France ? Que dites-vous de cette période trouble dont la star se trouvait être le tristement célèbre Jacques Foccart ? Dans les pages de ce livre, moi je vois Jacques Foccart dans le personnage de Jacques Rocard (les deux noms se ressemblent d’ailleurs).
    Vous parlez de détournements de fonds publics, mais vous oubliez de nous dire que ce sont les banques européennes qui recèlent les butins de nos dictateurs : Mobutu, Eyadèma, Bongo, etc.
    Et pourquoi ces dictateurs ne sont-ils jamais condamnés par la « communauté internationale » ? Pourquoi les mailles des filets de la Cour Internationale de Justice sont-elles trop grandes pour les pachydermes africains qui tyrannisent leurs peuples, et seulement assez petites pour ne capturer que les petits indésirables ?
    Savez-vous pourquoi ? C’est parce que ces pachydermes ont toujours servi les intérêts des grandes puissances occidentales. Donc, en compensation, pour eux, la notion de « crime contre l’humanité » ne s’applique guère. C’est cette impunité que promet Bill Gordon à Kodjo.
    La liste serait trop longue de dérouler ici…
    En tout cas, pour moi, Du sang sur le miroir est un coup de plume génial ! À part l’éloquence de l’auteur, à part la vivacité de l’histoire, ce que j’apprécie dans ce livre, c’est qu’on y retrouve un mélange homogène de l’Afrique traditionnelle (un village desséché, les oracles, des contes africains, des rituels mortuaires pour personnes mortes accidentellement, la croyance en la réincarnation, etc. ), et l’Afrique des temps modernes (des élections, la radiodiffusion, des interviews, des discours, des communiqués de presse, une conférence internationale, un aéroport, une ambassade, etc.).
    Je salue également la place accordée à la femme, à travers le personnage de Dopé : une femme forte, intraitable et déterminée, qui refuse toute compromission ni avec le pouvoir tyrannique ni avec la France. Bravo !

    José Kofi Professeur d’Histoire
    Abidjan
    joskbali@hotmail.com

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  • Comment Link Jean-Marc Hublot Friday, 14 July 2017 11:48 posted by Jean-Marc Hublot

    Chapeau pour cet article ! Quant à ce livre, moi-même je ne l’ai pas acheté. Mais un ami sénégalais me l’a prêté. Franchement j’apprécie le style de l’auteur : une rhétorique bien riche, avec des phrases perlées qui font frémir, surtout le prologue.
    Par contre, en ce qui concerne le fond, je le trouve chiant ! C’est raté, complètement raté. Pourquoi ? Car quand vous regardez dans un miroir, c’est votre propre image qui vous revient. Or, ici, le Togo se regarde dans un miroir, et c’est la France qu’il voit ! Oui, caché derrière les faits narrés, l’auteur s’est contenté de faire un procès trop acide contre la France. La France ! La France ! C’est comme si tous les problèmes du Togo (et d’Afrique francophone en général) ne venaient que de la France. Quand donc ces intellectuels africains comprendront-ils que le ver se trouve plutôt dans le fruit ? Acceptez-le ou non, ce qui retarde l’Afrique se trouve bel et bien au cœur de l’Afrique ! Ce que l’Europe attend aujourd’hui des Africains, c’est une prise de conscience, une reconversion des mentalités, de sorte à reconnaître qu’un quart de siècle après les indépendances, l’Afrique est toujours au point mort, victime d’elle-même. C’est dire qu’au lieu de dresser leurs plumes contre les prétendus colons occidentaux, les auteurs africains feraient mieux de dénoncer cette Afrique-là qui se détruit elle-même : paresse, gaspillage, détournement de fonds publics, clivages ethniques, tribalisme, favoritisme, complaisance dans la pauvreté, endettement, suivisme, parasitisme, mendicité d’État, etc.
    Sans rancune…
    Jean-Marc HUBLOT
    Étudiant
    Charleroi

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  • Comment Link claude sapin Monday, 10 July 2017 16:38 posted by claude sapin

    clsapin@italymail.com


    J'adore cet article, mais en partie seulement. Car s'il est vrai qu'à travers Du sang sur le miroir (j'ai lu ce beau livre!) l'auteur dénonce la main-mise des grandes puissances sur les pays africains qu'elles continuent à coloniser à distance, il n'est pas moins vrai que l'auteur ait passé sous silence l'inhabilité des pays africains à tout mettre en œuvre pour se suffire eux-mêmes, d’où leur dépendance vis-à-vis des puissances occidentales. Et comme les gouvernements ne sont pas des Pères Noël, c'est normal qu'ils tirent profit de cette situation puisque, eux aussi...ont des bouches à nourrir!

    Pire encore, parfois ce sont les dirigeants africains eux-mêmes qui font montre de clientélisme, en accordant aux occidentaux des faveurs exceptionnelles, en échange de leur soutien politique. C'est ainsi que des chefs d’État africains vont jusqu'à financer des partis politiques au pouvoir en Europe, ou graisser les pattes à d'éminentes figures politiques en Europe qui, à leur tour, ferment les yeux sur la tyrannie, les tueries, les détournements de fonds publics, etc.

    Tenez! Dans le livre, le général Télou va jusqu'à proposer de faire don d'un gisement de pétrole au Japon, tout juste en échange d'une fille à peine pubère... Kodjo se montre preneur pour mener une série de farces devant provoquer la rupture entre le Togo et la France, tout juste pour s'assurer du soutien des États-Unis d'Amérique...

    Après tout, Du sang sur le miroir est un récit dynamique, passionnant, plein de rebondissements et, surtout...plein de sang!
    Je suis d'accord avec cet article: les âmes sensibles doivent s'abstenir de le lire!

    Claude Sapin
    Milan

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  • Comment Link Judith Toulan Monday, 03 July 2017 14:52 posted by Judith Toulan

    Un ami m’a parlé de ce site, et je n’ai pu m’empêcher de le visiter. Cet article vient à point pour marquer l’émergence des plumes africaines. La phrase qui a retenu mon attention, la voici : « Le "héros" de l'histoire, qui en devient le Premier Ministre, n'est pas plus désintéressé que l'hôte fou furieux du palais présidentiel, le général Télou ».

    Car là réside le vrai problème de l’Afrique, à l’heure de la démocratisation. Au fait, il ne suffit pas de crier haro sur le baudet en pointant du doigt les dictateurs seulement. Mais il faut s’interroger également sur la probité des soi-disant figures de l’opposition qui, dans la plupart des cas, ne sont motivés que par la politique du ventre : s’emparer du pouvoir pour se remplir l’estomac et les poches ! C’est l’un des problèmes quI ressort ce livre. Bravo !
    Togolaise moi-même, j’affirme, sans aucun risque de me tromper, que ce livre n’est que le Togo qui se regarde dans un miroir. À proprement parler, ce n’est pas un roman, mais plutôt un récit des soubresauts meurtriers des années 90 au Togo.

    Oui, on y retrouve le Togo où des opposants politiques qui, en pleine tactique du « moi ou rien », préfèrent s’allier au tyran plutôt que d’être galants perdants. On y retrouve le culte de la personnalité, l’armée nationale d’occupation, les massacres, l’impunité, les querelles intestines, les magouilles, les mascarades électorales, le silence criard de la France, etc.

    Mais là où le bât blesse, c’est que cet auteur se soit enlisé dans la clandestinité : il n’est pas sur Wikipedia, aucun document audiovisuel sur lui (ex. une conférence de presse), aucun article de presse. Du coup son ouvrage est condamné à stagner, à faner et à disparaitre, faute d’activités culturelles autour du livre. C’est bien dommage. Peut-être craint-il pour sa vie. Mais cette excuse ne tient pas la route. En définitive, il faut bien assumer le courage de ses actes !
    Judith TOULAN
    Fleurus

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  • Comment Link Bruno Djondo Friday, 30 June 2017 12:58 posted by Bruno Djondo

    En tant qu'africain (Béninois), je me réjouis de ce site qui met en valeur les plumes africaines.
    Oui, du sang sur le miroir: un livre éblouissant! Je l'ai lu en Suisse. Bien sûr, on n'a pas besoin d'être un expert pour comprendre que c'est l'histoire ensanglantée du Togo, racontée sous fiction romanesque. Ce que je trouve de plus original, c'est que le récit comporte, soit par référence à une personne ou à un objet, beaucoup de nationalités, ce qui en donne une allure d'oeuvre universelle: on y trouve Français, Anglais, Russe, Américain, Ivoirien, Espagnole, etc.
    C'est bien de dénoncer la tyrannie des régimes militaires soutenus dans l'ombre par les anciennes métropoles. Ce livre est un procès contre les dinosauriens occidentaux qui donnent de belles leçons de démocratie, et, dans les coulisses, se font complices des massacres de populations.
    La seule fausse note, c'est que cet auteur soit inconnu du public.
    Bruno DJONDO
    Mons

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