Problèmes et opportunités de l’aménagement
des "villes mort-nées juridiques[1]"au Sud-Kivu
 regard sur l’agglomération de Baraka

par BAWILI LUKELE et SHUKURU BATACHOKA
Assistant et Chef de Travaux au département des Sciences Politiques et Administratives
Université Officielle de Bukavu

Introduction

Érigée au statut de ville en juin 2013[2], la cité de Baraka connait une croissance rapide de son étendue et de sa population due aux facteurs sociodémographiques[3].  Parmi ces facteurs, le mouvement migratoire a occasionné l’émergence de nombreux quartiers spontanés qui ne respectent pas les règles urbanistiques et les principes de l’aménagement urbain.

Cette situation rencontre la réflexion de E. LEBRISE[4] qui a constaté, d’abord, que la ville de Lomé n’avait jamais et n’est toujours pas façonnée par une politique volontaire et qu'elle se développe par les seules initiatives non coordonnées des habitants ; ensuite, il s’était étonné de constater que quatre ans après l’enquête préparatoire du schéma directeur d’aménagement urbain, le dynamisme impressionnant de la capitale togolaise n’a pas annulé certains facteurs déséquilibrant, mettant en crise le système urbain. Cette mise en cause précoce s’est alimentée non seulement par des effets spécifiques du dynamisme urbain, mais aussi par des conséquences désormais perceptibles à l’échelle locale de la crise économique mondiale, confirme cet auteur.  Partant de ce point de vue, il y a lieu de s’accorder que lorsqu’on aborde le problème urbain en Afrique comme ailleurs, au sud comme au nord, on est saisi par le désarroi et subjugué par des interrogations multiples. L’impression que l’on ressent devant une ville, surtout devant des formes de taudis, ressemble à un cauchemar de désespoir que l’individu doit percevoir lorsque son médecin lui annonce qu’il souffre d’un cancer[5].

Devant un tel malaise, on constate que les territoires urbains actuels signent la fin de la "ville d’hier", la ville d’aujourd’hui étant caractérisée par la dédensification des centres, l’accroissement de la population dans la périphérie, la discontinuité des constructions, l’éclatement et l’étalement urbain et la multiplication des non-lieux[6].  C’est dans cette perspective que Gustave MASSIAH et Jean François TRIBILLION affirment que ces derniers vivent depuis la fin des années soixante des véritables révolutions urbaines aux conséquences considérables et souvent dramatiques ; elles transforment profondément les relations villes-campagnes, l’aménagement du territoire, les structures familiales, les modes d’habitation, les comportements sociaux,…[7].

En ce qui concerne la RD Congo, l’aménagement spatial pose de plus en plus des problèmes dans la mesure où les politiques nationales, provinciales et locales y relatives sont pratiquement invisibles au moment où les agglomérations rurales s’épanouissent avec beaucoup de défis.  Quant aux agglomérations urbaines existantes, les défis sont de plus innombrables.

S’agissant du cadre spatial  de cette analyse, il y a lieu de préciser que l’entité dont il est question est située en province du Sud- Kivu, à l’Est de la RD Congo ; la "ville mort-née"  de Baraka est l’une des entités  du secteur de Mutambala en territoire de Fizi. Comme pour les autres agglomérations urbaines et rurales en croissance, cette entité enregistre autant de défis à différents niveaux nécessitant qu’on y focalise une attention particulière afin d’élucider les problèmes, les défis  et les opportunités pour un aménagement harmonieux. Elle se localise au Sud de la ville de Bukavu et de la cité d’Uvira dans la province du Sud-Kivu, au Nord de la ville de Kalemie au Katanga, à l’Est de la ville de Kindu au Maniema, à l’Ouest des villes de Kigoma en Tanzanie et de Bujumbura au Burundi. Elle est accessible par voie aérienne à travers l’aérodrome de Baraka, par voie maritime au "port naturel[8]" de Mshimbakye et par voie terrestre à travers la route nationale n°5. Elle se positionne au rivage du lac Tanganika avec une altitude moyenne de 280 mètres. Le climat de type tropical offre un ensoleillement dominant toute l’année et une température moyenne de 23° ; le plus haut niveau de la température varie entre 26 et 30° au cours des périodes les plus chaudes. Baraka connait deux saisons, à savoir la saison sèche et la saison pluvieuse[9]. Peuplée d’environ 102.843 habitants[10], elle est subdivisée en trois  communes, notamment la  commune  de Kalundja,  la commune  de Baraka centre et la  commune  Katanga[11]. Son étendue est constituée essentiellement du territoire issu de deux groupements du secteur de Mutambala, à savoir le groupement de Basimukindje et celui de Balala-Sud[12].

Cette réflexion se fixe l’objectif d’analyser les différents défis de l’aménagement spatial de l’agglomération de Baraka au lendemain de son érection en ville et de retrait de son statut de ville avant même qu’elle ne soit fonctionnelle et d’appréhender les divers atouts et opportunités pour son aménagement. Cette étude s’avère indispensable, car les contraintes liées à l’aménagement mobilisent les experts et les praticiens de l’aménagement devant ce  phénomène irréversible d’ampleur planétaire qu’est l’urbanisation.   

Le contenu de cette étude s’articule autour des points ci-après : le phénomène urbain et l’aménagement, l’analyse des différents problèmes d’aménagement, les atouts et opportunités ainsi que les perspectives d’avenir.

I.               Le phénomène urbain et l’aménagement du territoire

Il est un mouvement historique de transformation des formes de la société. C’est l’augmentation du nombre de ceux qui habitent en ville par rapport à l’ensemble de la population. Elle est faite de préférence autour de villes existantes, généralement dans les territoires jugés attrayants ou pour des raisons culturelles, historiques ou religieuses ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques.

S’agissant de la notion de la ville, elle est traditionnellement considérée comme une instance de régulation, ordonnatrice d’un espace auquel elle appartient  et dont elle est le modèle. Si le critère d’habitants agglomérés est le plus répandu, il recouvre d’importantes différences d’un État à un autre.  Ainsi par exemple, en France, le seuil est de 2000 habitants, au Danemark[13] de 200, 50.000 habitants au Japon[14], et 100 000 en RD Congo[15]. Il s’observe clairement que c’est le critère d’ordre numérique qui a conduit à l’érection de  la cité de Baraka en ville. Dès lors, cette étude se propose d’analyser les défis et les atouts d’ordre fonctionnel en vue de capitaliser ces acquis numériques.

À travers le monde, la notion d’urbanité est perçue de façon différente selon que l’accent est mis sur le nombre d’habitants agglomérés (critère numérique) ou les fonctions que cette entité doit remplir (critère fonctionnel). Ainsi, dans les pays au critère numérique, l’entité est érigée en ville en fonction du nombre d’habitants qu’elle contient, tandis que dans ceux au critère fonctionnel, c’est les fonctions (infrastructures et activités) qu’elle remplit qui militent à son érection en ville. Dans tous les cas, il n’est pas aisé de dissocier ces deux critères car la concentration d’un bon nombre de gens sur un espace donné suscite la  création ou la croissance et la diversification des activités et crée de nouveaux espaces. De même, la bonne fonctionnalité d’une ville attire vers elle un grand nombre d’individus. Dans un cas comme dans l’autre, le rôle de l’aménagement consiste soit à préparer les conditions de fonctionnalité d’une ville à créer, soit à faire fonctionner correctement une ville déjà créée ; ce qui revient à la rendre viable à l’épanouissement de ses habitants.

Eu égard à ce qui précède, on peut noter que les transformations du cadre de vie  urbain sont plus ou moins progressives, plus ou moins planifiées. Elles appellent à des mécanismes d’adaptation et/ou font parfois l’objet de rejet. Un environnement urbain qui se développe selon un schéma relativement "attendu" permet une adaptation progressive des citadins. À l’inverse, une évolution rapide ou brutale, quelle qu’en soit la raison, est susceptible de dérouter le groupe local, de provoquer des mécanismes de rejet et ainsi de compliquer les processus d’appropriation et d’identification au lieu[16].

Dès lors, l’aménagement du territoire se comprend comme une disposition méthodique en vue d’un usage déterminé, une politique visant une meilleure répartition des hommes en fonction des ressources naturelles et des activités économiques et il se traduit par un ensemble de mesures diverses telles que l’urbanisme, la planification économique, l’orientation agricole, la décentralisation industrielle, l’expansion régionale, etc. [17] Ainsi, nous retenons qu’aménager un territoire c’est introduire une rationalité là où jouaient de simples déterminismes naturels ou des vouloirs individuels incoordonnés.

Actuellement, il est perçu à travers le monde comme une des conditions primordiales du  développement économique[18] et il est désigné sous plusieurs terminologies à savoir : l’urbanisme, planification spatiale, organisation de l’espace, développement rural, mise en valeur, etc. Par ailleurs, une politique d’aménagement du territoire ne s’identifie ni avec l’urbanisme qui est la version locale applicable au territoire d’une ville ou d’un ensemble de communes solidaires, ni avec le développement rural et bonification agricole qui sont ses versions applicables dans le milieu rural, ni avec la planification économique qu’il utilise comme instrument, ni avec la décentralisation qui est une modalité d’action et finalement moins encore avec la mise en valeur qui en est l’aboutissement.

Il faut comprendre par l’aménagement urbain, l’opération de nature et d’importance très différentes s’inscrivant dans le cadre de la politique générale d’urbanisme, aménagement des agglomérations nouvelles, de la zone d’habitation ou industrielle, remembrement et rénovations urbaines[19]. Il se traduit généralement par le Schéma Directeur de l’Aménagement Urbain (SDAU) conçu en fonction des réalités de chaque entité et qui est souvent complété par le Plan d’Occupation du Sol (POS). Ce plan est un instrument qui conduit à l’affectation de chaque étendue de terre à une activité précise. Dans ce cas, on dénombre des zones d’habitation hiérarchisées, zones industrielles, zones commerciales, zones administratives, des parkings, des terrains des jeux, des marchés, des camps militaires et policiers… bref, le zoning ou zonage urbain.  

II.            Des problèmes à l’aménagement de la "ville" de Baraka

Après avoir constaté que la fonctionnalité de l’agglomération de Baraka connait des écueils importants, il nous revient de les analyser afin d’en épingler l’impact réel sur la dégradation de l’image de cette cité qui prend, désormais, une ampleur  urbaine. À ce niveau, nous allons nous appesantir sur les problèmes liés à la voirie, à l’insalubrité, à l’habitat et aux infrastructures socioéconomiques.

II.1. La voirie  

Traversée par la route nationale n°5, Baraka est bâtie sur une vaste plaine au bord du Lac Tanganika. Cette position de plaine la rend susceptible d’accueillir un réseau important et stable de voiries reliant facilement les communes entre elles, les quartiers en leur sein de même que tous les villages environnants. Par ailleurs, le réseau de la voirie de Baraka comprend des routes non bitumées, ni asphaltées et le plus souvent non entretenues, ce qui entraîne d’énormes difficultés de circulation et de transport à bord des véhicules ou autres engins roulants. Signalons à titre d’exemple le cas de la route qui relie la commune de Baraka-centre à la plage de Mwandiga située dans la commune de Katanga qui demeure non opérationnelle pendant la saison pluvieuse pour ne citer que celle-là. Cet état d’impraticabilité de la voirie se perçoit différemment dans les trois communes que compte cette entité. Dans la commune de Baraka, la voirie est bien tracée pour la plupart des quartiers, mais plusieurs routes sont délabrées suite au manque d’entretien et aux espaces marécageux. Dans les communes de Kalundja et Katanga par contre, elles apparaissent dans leur tracé, mais elles n’ont jamais été rendues opérationnelles, ceci s’explique par le fait que ces deux entités sont issues d’un environnement purement rural où seuls les sentiers menant vers les champs sont beaucoup plus visibles et régulièrement fréquentés que ceux de circulation interne.

En outre, il convient de signaler que la commune de Baraka est traversée de l’Ouest à l’Est par deux rivières (Mwemezi et Malala), qui n’ont de ponts que sur la route nationale n°5, ce qui donne une lourde peine pour la circulation en saison pluvieuse, car le passage reste obligatoire sur les mêmes points où les ponts sont érigés ; peu importe le lieu de provenance et de destination. Dans le même ordre d’idées, on remarque que la voirie reste menacée dans le quartier AEBAZ (quartier commercial) de la commune de Baraka par des occupations illégales de particuliers, soit pour des activités commerciales, soit pour des raisons résidentielles.

II.2. L’insalubrité         

Il est à noter que Baraka est menacée par l’insalubrité. On peut analyser cette insalubrité à trois niveaux différents :

-      Les herbes : reliées entre elles par des étendues de terre faiblement habitées, les trois communes de la ville de Baraka se joignent à travers des herbes qui poussent le long de la route nationale n°5. En plus, on peut observer la poussée constante des herbes dans les quartiers et avenues de ces trois communes, une situation occasionnée par la présence de grandes concessions non occupées appartenant à quelques notables du milieu et à certaines églises.[20] Au-delà de ces grandes concessions on dénombre une multitude des parcelles non habitées et présentant une poussée permanente des herbes jusqu’aux abords des centres des communes ; il s’agit des parcelles appartenant aux citoyens congolais réfugiés en Tanzanie et Burundi pour la plupart[21].

-      Les déchets : il s’observe dans la commune de Baraka-centre une montée régulière des déchets de toute nature dans certains endroits inappropriés ; il s’agit des endroits comme le parking, le cimetière de l’église catholique, les plages et les alentours des marchés. Parmi les causes de ce problème, on peut retenir l’absence d’un espace approprié au service de poubelle publique comme l’une des raisons majeures, pourquoi pas la principale.

-      Les eaux usées : par manque d’entretien des canaux d’écoulement, d’une part, et suite aux constructions anarchiques, d’autre part, on assiste à la stagnation des eaux dans la commune de Baraka. Ce problème est constamment vécu dans les coins où on trouve les restaurants de type populaire, aux marchés et au parking.         

La présence d’herbes, la mauvaise gestion des déchets et la stagnation des eaux usées influent négativement sur la santé de la population et sur l’esthétique. Cette situation est à la base de la prévalence de la malaria et  des maladies d’origine hydrique dans cette entité. C’est ce qui explique que Baraka est la première entité du territoire de Fizi à être affectée par le choléra[22]. Une telle situation nécessite la mise en place de politiques publiques appropriées en matière d’assainissement,  sur le plan médical et sur le plan esthétique. C’est pourquoi l’autorité en place devrait définir prioritairement des interventions dans ces domaines.

II.3. L’habitat

Dans le paysage de l’habitat, on y perçoit généralement trois types d’habitats : l’habitat rural pur, l’habitat semi-urbain et l’habitat urbain.

Dans les habitats purement ruraux, on y trouve des habitations construites en matériaux semi-durables et couvertes de paille. Elles sont généralement de petites dimensions. Ce genre d’habitat caractérise les communes de Kalundja et Katanga ainsi que les quartiers périphériques de celle de Baraka, majoritairement habités par les pécheurs et les agriculteurs.

L’habitat semi-urbain est celui dans lequel les habitations sont érigées en matériaux durables et établies sur des concessions plus ou moins aménagées. Le paysage de l’habitat semi-urbain de Baraka est généralement mixte, c’est-à-dire présentant l’image de l’habitat rural à côté de l’urbain ; c’est ce type d’habitat qui domine le paysage de l’habitat de la commune de Baraka, contrairement aux autres communes sus évoquées dominées par l’habitat rural pur à l’exception des quelques habitats semi-urbains construits par les agences humanitaires au profit des populations vulnérables.

Quant à l’habitat urbain, il désigne celui dans lequel les habitations sont bien bâties sur des standards modernes, dont les concessions sont bien aménagées et présentant une image urbaine quant aux édifices et aux équipements de l’écologie humaine. Ce genre d’habitat caractérise quelques résidences appartenant aux officiels, aux acteurs politiques et aux opérateurs économiques les plus célèbres du milieu. Cette situation confirme l’hypothèse selon laquelle l’habitat urbain caractérise des lotissements élitistes dans la mesure où certains corps élitistes ou professionnels préfèrent récupérer un espace exclusif[23].

Ainsi, il y a lieu de constater que l’habitat dominant la ville de Baraka donne l’impression d’un espace quasiment rural malgré l’urbanisation accélérée constatée sur cet espace et la prédominance des activités commerciales sur les activités agricoles. Par ailleurs, la pression démographique enregistrée dans cette entité ainsi que la diversification des activités connote l’image d’un espace urbain. Ce faisant, ce dualisme observé dans cette entité montre à suffisance l’émergence progressive de Baraka à titre de ville.      

II.4. Les constructions anarchiques

La question des constructions anarchiques est d’une portée particulière pour la ville de Baraka. Cette anarchie signifie l’occupation des sites impropres à la construction, la construction sans autorisation préalable des instances habilitées et sans respect des normes urbanistiques et d’autres accords réglementant ce secteur[24].

La particularité de l’anarchie de construction à Baraka s’observe au niveau où seuls les quartiers les plus anciens de la commune de Baraka-centre sont construits anarchiquement. Il s’agit des quartiers situés au centre de cette dernière où les Arabes avaient établi un centre commercial depuis de longues années[25]. Le besoin de regroupement des populations, la sécurité et la quête des espaces à vocation commerciale et résidentielle ont fait que les pratiques de morcellement et occupation des espaces publics ont dénaturé le plan d’aménagement dudit centre.

II.5. L’eau et l’électricité

Baraka connait un problème d’approvisionnement en eau potable suite au faible débit de la rivière d’où est tirée l’eau qui alimente la commune de Baraka. Par ailleurs, les autres communes n’ont aucune desserte en eau potable. Considérant que l’eau constitue un indice majeur dans le processus d’amélioration des conditions de vie de la population, le FAO estime que même si chaque pays est spécifique et donc différent des autres, l’idée directrice est que la politique du secteur de l’eau est une exigence prioritaire et que la méthode d’approche et le processus de réexamen et de gestion des politiques mises œuvre peuvent être développés[26].

Quant à l’électricité, seule la commune de Baraka est partiellement éclairée grâce à la desserte privée, d’une part, fournie par les groupes électrogènes des ONG, des particuliers et de la desserte publique, d’autre part, assurée grâce aux groupes électrogènes à savoir celui donné par le gouvernement national à l’entité, ainsi que celui remis à la communauté locale par le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) lors de la fermeture de son bureau de terrain de Baraka ; les autres communes n’ont aucune desserte en énergie électrique.

II.6. Les infrastructures socio-économiques

a.               Les marchés

La ville de Baraka compte quatre marchés établis sur les espaces publics dont deux dans la commune de Baraka et deux autres dans celle de Katanga. Dans la commune de Baraka, il y a le marché de Mwemezi (fréquenté chaque mercredi et samedi) et celui dit AEBAZ (fonctionnel chaque jour) ; par contre, les autres sont localisés dans celle de Katanga notamment le marché de Katanga-centre (ouvrable chaque Jeudi) et celui de la plage de Mwandiga (opérationnel chaque jour matin et soir). Quant à l’état de ces derniers, soulignons que seuls deux marchés de Baraka (commune) ont des étalages sur lesquels les vendeurs peuvent aisément exposer leurs marchandises et des hangars construits pour abriter les vendeurs, mais précisons que le marché d’AEBAZ est érigé sur des petites dimensions au point de ne plus répondre aux besoins des usagers ; conséquence logique de l’accroissement de la population dans cette commune. Dans ce sens, d’aucuns ne cessent de penser qu’il est impératif de songer aux mécanismes d’élargir ce marché considérant l’importance qu’il joue dans la vie de la population de cette ville.

À côté de ces principaux marchés, on remarque l’existence d’autres étalages ouvrables chaque soir, communément connus sous l’appellation de Kasoko. Les plus connus de ces derniers sont les suivants : Kalinga-sud, Mwemezi II et III, Matata, Moma-kasaswe et Mwamsombo (pour la commune de Baraka), Kalundja et Kalinga-nord (pour celle de Kalundja) et celui du parking de Katanga (commune de Katanga), et le long de l’artère principale. Le problème pour ces derniers est non seulement qu’ils sont établis sur des concessions privées, mais aussi qu'ils ne sont pas aménagés. Par conséquent, ils exposent ceux qui les fréquentent aux aléas des intempéries de toute nature, l’absence de toilettes et dépotoirs n’est pas un petit problème. Ces problèmes s’observent et la passivité avec laquelle l’autorité assiste à la montée de son ampleur n’est pas à encourager en vue d’asseoir un aménagement urbain planifié.

b.              Les aires des jeux        

Pour ce qui concerne les aires des jeux, cette ville compte en son sein trois terrains publics de football (le terrain de Kalundja, celui de Baraka et celui de Katanga) et un stade de football sous gestion de la paroisse catholique de Baraka (en pleine réhabilitation). De plus, on y remarque la présence d’un terrain de basket et un autre de volleyball dans cette même  paroisse. Toutefois, il y a lieu de s’inquiéter de l’insuffisance des aires des jeux dans ce milieu urbain et de la manière dont les lotissements continuent à se faire sans que ces derniers espaces constituent un des soucis majeurs dans une projection globale de développement de cette entité.

c.               La piste d’aviation      

Comme précédemment signalé, Baraka bénéficie de la présence d’une piste d’aviation longue d’environ deux kilomètres dont l’entretien est entièrement abandonné aux Organisations Non-Gouvernementales œuvrant dans ce milieu et que les aéronefs fréquentent régulièrement. Néanmoins, celle-ci est suffisamment attaquée de tous les côtés par les constructions anarchiques au risque d’assister un jour à sa disparition sans en évaluer les conséquences.

d.              Les carrefours ou ronds-points      

On peut dénombrer, dans cette ville, plusieurs carrefours, mais tous présentant la même situation. Moins entretenus, ils sont, soit envahis par les herbes ou encore par les kiosques des petits vendeurs le long de la route ; ce qui fait que ces espaces n’ont plus une image attrayante.

e.               Le parking

Fréquentée régulièrement par un nombre considérable des véhicules en provenance d’Uvira, Bukavu, Bujumbura, Misisi et Kalemie, Baraka ne compte qu’un seul petit espace servant de parking public situé sur la voie publique dans le quartier commercial de la commune de Baraka. Non aménagé, ce parking est devenu un espace où le niveau de saleté atteint donne une image dégradante de cette commune. Ainsi, il sied de noter que l’espace de Baraka connait un grand nombre de problèmes liés à son aménagement. Face à cet état, cet espace reste à un stade qui nécessite des interventions des acteurs impliqués dans l’aménagement afin de l’adapter à la réalité urbaine.

III.          Des atouts et opportunités

Après avoir analysé les différents problèmes liés à l’aménagement spatial de l’entité placée sous examen (sans en avoir prétention exhaustive), il importe de relever certains atouts et opportunités pouvant être mis à profit dans l’objectif de son accommodation.

a.  Le relief

La nature du relief d’un milieu donné peut offrir une opportunité ou encore constituer un obstacle à son aménagement. L’exemple de la ville de Bukavu[27] suffit pour démontrer les difficultés d’aménagement d’une ville construite sur les pentes et collines. Par contre, il est curieux de constater  que la position de plaine ne profite toujours en rien à la ville de Baraka  bien qu’étant un atout. Cet atout servirait à l’organisation d’un réseau stable de voirie cohérent dont les routes urbaines, la piste d’aviation ainsi que les lotissements des sites propres pour les habitations comme nous l’avons fait remarquer.

b.     La position géographique et historique

Toute politique de l’aménagement territorial s’inscrit à l’intérieur d’un espace politique correspondant à l’exercice de la souveraineté d’un État ; il semble normal qu’une telle politique s’arrête aux frontières de l’État. Cependant, dans la réalité, les frontières sont souvent tracées arbitrairement ou irrationnellement, et elles ne suppriment pas les solidarités de fait entre ceux qui se trouvent de part et d’autre de ces lignes conventionnelles. Ainsi, des régions perçues comme étant à l’extrémité des territoires nationaux, périphériques, peuvent se trouver en situation privilégiée grâce aux avantages de voisinage[28].

Grâce à sa position géographique et à travers le port de Mshimbakye, Baraka est en contact avec certaines villes étrangères dont Kigoma (en Tanzanie), Rumonge (au Burundi) et Mpulungu (en Zambie) à partir desquelles elle tire l’intensification des activités économiques, l’échange d’expériences entre populations dans divers domaines (mode de vie, modèles de construction…). Outre cet aspect, cette position offre une opportunité à l’autorité urbaine d’établir un partenariat, grâce à la coopération décentralisée, avec les villes étrangères[29] dont son entité a des contacts permanents en vue d’acquérir les moyens et expériences pour la vie de sa municipalité et plus particulièrement les questions liées à son aménagement. À travers ce port, Baraka est toujours perçue comme le point par lequel le désenclavement de la Province du Maniema peut se réaliser. Ce qui ferait d’elle une grande ville portuaire et commerciale, un atout qu’il convient de capitaliser.

Sur le plan historique,les transitions spatio-temporelles réfèrent à l’ancrage territorial de l’histoire d’une ville et à l’incidence de ruptures dans la continuité de ce processus ; il s’agira d’expliciter la façon dont un groupe territorial construit son identité en partie à travers la mémoire du lieu qu’il occupe. Nous montrerons l’importance du rôle de la lisibilité de la mémoire d’un lieu dans le bâti sur l’appropriation de la ville et sur la construction de l’identité de lieu des habitants[30]. De ce fait, Baraka représente un foyer à la fois militaire, commercial et ecclésiastique.

Du point de vue militaire, c’est à partir de Baraka que la lutte antiesclavagiste a connu un essor favorable à l’Est du pays et dans les pays frontaliers tels la Tanzanie et le Burundi. De même, c’est à Baraka que le commandement opérationnel de l’armée zaïroise s’était établi pour démanteler le maquis muleliste de HEWA BORA.

Du côté commercial, Baraka constitue le foyer commercial le plus ancien de la côte littorale du lac Tanganika, ceci grâce au port de Mshimbakye. Grâce à ce port, Baraka constituait une référence pour le commerce général et surtout pour la traite des esclaves. De ce fait, il y était établi un important centre d’escale entre le grand marché des esclaves de Nyangwe (au Maniema) et celui de Tabora (en Tanzanie). Au niveau ecclésiastique enfin, Baraka est l’un des foyers les plus importants de l’évangélisation protestante au Sud-Kivu. C’est à Baraka que les missionnaires américains ont installé l’évêché de la 26ème Communauté Méthodiste Libre au Congo et qui demeure l’église la plus répandue du milieu.        

c.      L’apport de la Monusco, de la société Banro et des agences humanitaires

Il s’avère que la présence de la Monusco constitue un fait profitable sous divers angles. D’abord, son installation sur certains sites jadis inhabités et les travaux d’entretien qui s’en sont suivi pour le campement de son personnel civil et militaire ont permis d’aménager tant soit peu cet espace. Ensuite, ses réponses aux demandes des autorités locales sur l’une ou l’autre question liée au bien-être de la population ont constitué un atout indéniable à l’aménagement de cette ville. On peut citer, à titre d’exemple, la réhabilitation des installations sanitaires du marché d’AEBAZ. Enfin, ses interventions dans le cadre de son programme dit "projet à impacts rapides" ont porté des réponses à certains problèmes notamment la réhabilitation de certaines routes de desserte agricole (la route Katanga-Simbi par exemple) et l’entretien des certains ronds-points et aires de jeu.

S’agissant des agences humanitaires, leur présence dans ce milieu a des effets profitables pour son aménagement ; d’abord au niveau spatial, elles ont contribué à l’amélioration de l’image de l’étendue qui constitue le territoire de l’actuelle commune de Baraka par l’aménagement des concessions qu’elles occupent (installation des bureaux et logement du personnel de commandement dont des expatriés pour la plupart), celui de l’habitat[31] de la population bénéficiaire de leurs actions ainsi que celui des écoles, hôpitaux et centres de santé. Enfin, sur le plan socioéconomique, l’existence de ces dernières a créé une multiplicité d’emplois ayant permis d’accorder un revenu à cette population qui était dans une situation de vulnérabilité criante et aussi la prise en charge de certaines structures sanitaires et scolaires en constitue un aspect indéniable.

Pour bien exploiter une ressource, la société Banro mène une série d’actions profitables à la population locale au nom de l’aménagement de territoire. C’est dans cette logique qu’en installant son centre de transit à Baraka pour relier l’administration de Bukavu à la mine de Namoya au Maniema, cette société s’est engagée à employer une main d’œuvre locale disponible, à instaurer un dialogue permanent avec la population locale en l’accompagnant dans les projets de développement à travers ses œuvres caritatives et à collaborer avec les pouvoirs publics par l’entremise des autorités locales en vue de promouvoir les intérêts locaux[32]. La présence actuelle de cette société et de ces agences humanitaires constitue encore un atout nécessaire dans la mesure où leurs interventions peuvent être mises à profit par les autorités actuelles ou futures en vue d’aménager l'espace urbain.

Ces différents atouts et opportunités sont de nature à faciliter toute réflexion ou projet lié à l’aménagement de cet espace ; il suffit de mettre en place une politique adaptée en la matière car l’aménagement du territoire est, avant tout, une politique.                              

IV.                    Des perspectives

Après avoir remarqué, à travers notre recherche, que la ville de Baraka est menacée par une multitude de problèmes liés à son aménagement spatial, compromettant ainsi son statut de ville, auxquels les politiques mises en place ne répondent pas efficacement, nous nous proposons de relever un dispositif de réflexion en vue d’atténuer l’ampleur de ces problèmes dont les effets ne sont pas à démontrer.

a.         Mise en place d’un plan de perspective urbaine

Le plan d’aménagement est un instrument directeur des opérations d’aménagement tenant compte des spécificités du milieu et des réalités du passé, du présent et de l’avenir sans exclure ses rapports avec son environnement immédiat et lointain. Il s’agit d’une politique qui permet un développement équilibré de l’ensemble du territoire allant du progrès social à l’efficacité économique et à la protection de l’environnement. Cette politique qui se traduit par ce plan tend à créer les conditions favorables au développement de l’emploi et de la richesse, notamment en renforçant la solidarité des entreprises avec leur territoire d’implantation et à réduire les inégalités territoriales tout en préservant pour des générations futures des ressources disponibles, ainsi que la qualité et la diversité des milieux naturels.

Dans ce cas, il s’agit d’un plan de perspectives urbaines conçu conformément à l’objectif de fonctionnalité urbaine. Ce plan pourra traduire les ambitions politiques et guider l’action des services publics dont la charge de gestion urbaine incombe, d’une part à l’autorité publique, et servir de référence pour toute intervention en la matière tant pour les particuliers que pour les différents partenaires intéressés par la question, d’autre part. La mise en place d’un tel plan permettra d’avoir une vision globale de la ville de demain et sa mise en œuvre portera des solutions générales et durables à une série de problèmes à savoir les nouveaux lotissements, le manque d’eau potable, le manque d’infrastructures socio-économiques de base, etc.

b.          Lotissement des nouveaux sites et recadrages des anciens

Pour préparer son développement harmonieux et répondre aux problèmes soulevés, il convient de penser au lotissement ordonné des nouveaux sites dans cette  ville, une manière de vouloir l’élargir dans l’harmonie, sans oublier de recadrer les anciens sites présentant déjà une situation défavorable. Ce lotissement permettra aussi de pallier les problèmes d’absence ou d’insuffisance des espaces d’intérêt public qui sont les marchés, les aires des jeux, les parkings, les dépotoirs...

c.         Changement de l’approche sélective dans la conception et l’exécution des travaux communautaires

Notre nouvelle vision voudrait que les travaux communautaires ne soient pas une politique unilatéralement conçue par l’autorité politique et imposée, sous pression, à la population, mais plutôt une volonté délibérée de concertation entre l’autorité et la population à partir du quartier. Cette approche participative a, d’abord, la chance d’impliquer la population à la conception de la politique dont elle est à la fois exécutante et bénéficiaire. Ensuite, elle offre l’intérêt de l’amener à dénicher ses propres problèmes et à en proposer la thérapie tout en se plaçant au centre de l’action. Elle permet d’impliquer toutes les couches de la population à son exécution et briser le privilège de non-participation à l’exécution des travaux communautaires accordé à certains individus en fonction de leur statut et rang social. La participation massive et non forcée de la population est susceptible d’éradiquer le problème d’insalubrité dans les concessions privées habitées et inhabitées, mais aussi dans les voies et espaces publics.

Conclusion

Au moment où le monde est en train de connaître une accélération de mouvement d’urbanisation, il reste tout à fait normal que les pouvoirs publics pensent à l’encadrement des agglomérations dont l’ampleur d’urbanisation inquiète tout observateur. Néanmoins, il apparaît plus paradoxal lorsque les statuts de ville sont conférés à des entités dont l’état semble être en contradiction avec le statut conféré sans que les opérations de leur relèvement s’en suivent.

Après avoir poussé des réflexions et des analyses, il y a lieu de s’interroger sur le mobile réel de l’érection de l’espace de Baraka en ville. Cette cité appelle à d'énormes travaux de son adaptation à la donne urbaine en capitalisant d’énormes atouts qu’elle présente.  Sans ces travaux, cette cité risque de se développer essentiellement sur les initiatives privées, moins coordonnées, moins ordonnées et qui la conduiraient à une crise d’aménagement observable dans beaucoup de villes actuelles[33].                

Bibliographie

-      ALCAUD, D. (s/d), Dictionnaire des sciences politiques et sociales, Paris, Dalloz, 2004

-      CORNU, G., vocabulaire juridique, Paris, PUF, 2007.

-      de SAINT-ALARY Roger, Le droit de la construction, Paris, PUF, 1969.

-      Décret n°13/029 du 13 Juin 2013 conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations de la province du Sud-Kivu.

-      F.A.O., l’Eau gérée localement, Genève, F.A.O, 2001.

-      FALLOUX, F. et TALBOTI, L., crise et opportunité, environnement et développement, Paris, Maisonneuve et la rose, 1972.

-      GUIGOU, J-L. et allii, Aménagement du territoire. Rapport du conseil économique, Paris, la documentation française, 2001.

-      LEBRISE, E., " Usage d’espaces et dynamique du front d’urbanisation dans les quartiers périphériques de LOME " in famille et résidence dans les villes Africaines, Paris, L’Harmattan, 1987.

-      Loi organique n°08/016 du 07 Octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les provinces.

-      MARCHAND, D., La construction de l’image d’une ville : représentation de la centralité et identité urbaine, Paris, Karthala et IRD, 2005.

-      MASSIAH, G. et TRIBILLION, J.F., villes en développement, Paris, la découverte, 1988. 

-      PALUKU MATUMU., " la loi foncière du 20 Juillet 1973 et son impact sur l’habitat, in Zaïre-Afrique, n°161/82.

-      WINTER, G., Inégalités et politiques publiques en Afrique. Pluralité des normes et enjeux d’acteurs, Paris, L’Harmattan, 2011.

-      Rapport annuel du secteur de Mutambala, 2012.

-      Rapport annuel de la sous division d’enseignement primaire, secondaire et professionnel de Fizi II, 2O12.

-      Rapport annuel du bureau de coordination de la société civile de Fizi, 2012.

-      Convention entre la société Banro et la société civile de Fizi.   

 



[1] Par "villes mort-nées", on désigne ces différentes agglomérations érigées en villes et auxquelles ce statut de ville a été retiré avant même qu’elles aient été des villes fonctionnelles.

[2] Décret  n° 13/029 du 13 juin 2013 conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations de la province du Sud-Kivu.

[3] Cette croissance rapide est  occasionnée, non seulement, par l’exode rural dû à l’insécurité qui règne dans l’hinterland, mais surtout, par le retour des réfugiés  congolais de Tanzanie.

[4] E. LEBRISE, Usages d’espaces et dynamique du front d’urbanisation dans les quartiers périphériques de Lomé, in Famille et résidences dans des villes Africaines. Paris, Harmattan, 1987, pp. 13-16.

[5] F. FALLOUX et L. TALBOTI, Crise et opportunité, environnement et développement. Paris, Maisonneuve et la rose, 1972, p.272.

[6] D. MARCHAND, la construction de l’image d’une ville : Représentation de la centralité et identité urbaine. Paris, L’Harmattan, 2005, p. 7.  

[7] G. MASSIAH et J.F. TRIBILLLON, villes en développement. Paris, La découverte, 1988, p. 34.        

[8] Par "port naturel", on désigne l’entrée lacustre de Mshimbakye non aménagée, mais capable d’accueillir de petits et moyens engins maritimes au même niveau que certains sites portuaires aménagés.

[9] Secteur de Mutambala, rapport annuel 2012.

[10] Secteur de Mutambala, rapport annuel 2012.

[11] Décret n°13/029 du 13 Juin 2013, art.6.

[12] En réalité ces deux entités se sont vues dépouillées de leurs majeures parties. Ce qui nous permet de nous interroger sur leur devenir et viabilité après l’installation effective de l’entité urbaine.

[13] D. ALCAUD et alii,Dictionnaire des sciences politiques et sociales. Paris, Dalloz, Sd, p.401.

[14]Ibidem.

[15] Article 6 de "la loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’État et les province ".

[16]D. MARCHAND, Op. cit., p.2.

[17] G. WINTER., Inégalités et politiques publiques en Afrique. Pluralités des normes et enjeux d’acteurs. Paris, Karthala et IRD, 2011, p.381.  

[18] Il convient donc de distinguer les politiques de développement de celles d’aménagement sans toutefois tomber dans l’utopie et imaginer qu’on puisse aménager en dehors de toute perspective de développement économique.

[19] G. CORNU, Vocabulaire juridique. Paris, PUF, 2007, p.53

[20] Il s’agit de la concession appartenant à ANZURUNI BEMBE située au quartier Mwemezi de la commune de Baraka, celles appartenant à l’Eglise Malkia Wa Ubembe se trouvant dans toutes les trois communes et bien d’autres.

[21] Déclaration de M. LUANUSHA MMELELWA Josué, chef de secteur de Mutambala, interviewé à Baraka le 27 Juin 2014.

[22]Rapport annuel de la zone de santé de Fizi, 2014.

[23] PALUKU MATUMU, La loi foncière du 20 Juillet 1973 et son impact sur l’habitat in Zaïre-Afrique, n° 161/82, p.31.

[24] R. de SAINT-ALARY, le Droit de la construction. Paris, PUF, 1969, p.2.

[25] C’est notamment les quartiers commerciaux de la commune de Baraka : AEBAZ I et Majengo I.

[26] Lire FAO : l’eau gérée localement, Genève, FAO, 2001, p.2.

[27] Son relief montagneux constitue un des majeurs freins à son aménagement.

[28] BAWILI LUKELE, Problématique de l’aménagement des centres semi-urbains au Sud-Kivu : étude appliquée à la cité de Baraka, inédit, Mémoire de licence en SPA, FSSPA, UOB, 2012-2013, p.27

[29] Il s’agit de la politique de jumelage urbain.

[30]D. MARCHAND, Op. cit., p.1.

[31] Il s’agit, généralement, des projets ABRI de Tearfund et JENGA JAMAA de Adra conçus et exécutés dans l’objectif d’améliorer l’habitat de cette population : rapport annuel du bureau de coordination de la société civile de Fizi, 2012 

[32] Convention entre la société Banro et le bureau de coordination de la société civile, signée à Baraka, le 04 Avril 2012.

[33]D. MARCHAND, Op.cit, p.7. 

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