Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE "Le Commandant Martin NDAYAHOZE, un visionnaire"
Montréal, Editions IWACU, avril 2016. Collection Témoins. 212 p.

par Joseph NTAMAHUNGIRO

Bien chers amis qui nous avez fait l’amitié de nous accompagner dans cette commémoration du 44ème anniversaire du Génocide contre les Hutu du Burundi de 1972, je voulais à mon tour vous souhaiter la bienvenue, vous remercier et vous féliciter pour ce geste noble qui vous honore. En effet, comme l’a dit un des membres de notre Groupe Honorer nos héros qui se reconnaîtra, " Commémorer, c’est un devoir pour tout homme qui a encore du cœur ". En venant rendre hommage à nos disparus, et spécialement à celui que Angelo GRANDE (qui a préfacé ce livre) compare à l’Abbé Michel KAYOYA, vous vous êtes montrés des hommes - abagabo -  dans le sens noble du terme.

Venons-en maintenant à la présentation propre du livre. Je le ferai en trois temps. Je dirai un mot sur le Commandant Martin NDAYAHOZE, sur son épouse, auteure de ce livre, Mme Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE, et sur le livre lui-même. Je serai suffisamment long pour vous introduire dans le cœur de notre méditation mais suffisamment court pour vous permettre d’échanger en long et en large afin que de nos échanges brille la lumière qui doit nous éclairer  dans le futur.

Qui est le Commandant  Martin NDAYAHOZE ?

Je n’ai pas pu trouver beaucoup d’informations sur  lui. Peut-être que quelques-uns parmi vous pourront nous en dire davantage. Les seuls éléments que j’ai pu glaner sont ceux-ci. Martin NDAYAHOZE était de père hutu et de mère tutsi. Il fut l’un des 5 Hutu ministres dans le 1er gouvernement de MICOMBERO du 12 décembre 1966 en tant que Ministre de l’information[1].  Il a été également Membre du Conseil National de la Révolution, membre du Bureau Politique et Secrétaire de l’UPRONA, Ministre de l’Economie et membre du Conseil Suprême de la République. La même année 1966, il se fiance à Mlle Rose KARAMBIZI, réfugiée tutsie rwandaise qu’il épouse en 1967 malgré une opposition très ferme de certains membres des milieux tutsis qui fréquentaient la famille de sa future épouse. Pourquoi cette opposition ?  Leur argument était très clair : "Vous ne pouvez pas, disaient-ils aux futurs beaux parents de Martin, donner votre fille à ce Hutu (…). C’est un homme condamné (car) nous allons tuer tous ceux de son ethnie. "[2] Et la machine infernale se mit effectivement très rapidement en marche. En 1969, le Capitaine Martin NDAYAHOZE crée le Centre Culturel du Burundi. Mais son inauguration est fortement perturbée par des étudiants à qui le Vice-gouverneur de Bujumbura a remis les clefs de la salle où devait se dérouler la cérémonie alors que la salle avait été louée en bonne et due forme au Cercle[3]. Toujours en 1969, le Commandant NDAYAHOZE "a été la cible des ennemis de la Révolution, des divisionnistes qui le désignaient comme l’homme à abattre". Pour ce faire, "des bruits ont longtemps couru sur ses prétendus préparatifs de coup d’État de 1969". Or, il s’avéra que ces rumeurs étaient répandues dans tout le pays par "un ancien officier hutu soudoyé par le groupe d’Arthémon SIMBANANIYE". Cela n’empêcha pas le Président MICOMBERO de révoquer le capitaine NDAYAHOZE de ses fonctions politiques en 1971. Ironie du sort, peu de temps après cette exclusion, MICOMBERO le décora de l’Ordre du Mérite. Mais ses ennemis ne désarmèrent pas. Il devait mourir. Ainsi, alors qu’il avait passé tranquillement auprès de sa famille les nuits des 29 et 30 avril 1972, à 3 heures du matin dans la nuit du 30 avril, il fut réveillé par un appel téléphonique du Commandant des Forces Armées, Thomas NDABEMEYE, qui lui intimant l’ordre de rejoindre sa base, le Camp Muha, car, disait-il, on craignait que des troubles n’éclatent dans certaines régions du pays. Il spécifia que "tous les officiers avaient été appelés", ce qui était évidemment faux puisque dans l’après-midi du même jour, son épouse a appris que le commandant tutsi Silvère SOTA était resté tranquillement à la maison. Le dernier contact téléphonique du Commandant NDAYAHOZE avec son épouse a eu lieu à 6 heures du matin de ce même 30 avril. Elle ne le reverra plus. Arrêté et mis en prison, il sera exécuté dans les premiers jours de mai 1972. En plus de l’accusation officielle contre tous les Hutu d’avoir organisé le génocide contre les Tutsi, son épouse apprendra qu’il a été aussi accusé d’avoir assassiné, la nuit du 29 avril, le garde du corps du Président MICOMBERO, le capitaine KINYOMBYI, ce qui était évidemment archifaux.

Pour conclure cette présentation, je laisse encore la parole à Angelo GRANDE. Il écrit: "Le Commandant Martin NDAYAHOZE n’a pas commandé de mouvement de guérilla comme le ‘Che’ (entendez che GUEVARA), mais, comme lui, il a diffusé ses idées par tous les moyens dont il disposait.  Il créa le Centre Culturel Burundais avec le même courage, pour initier la population aux idées qui auraient pu ‘restaurer l’Unité Nationale pour la paix et le bonheur de tous les Burundais et de leur postérité’. Les hommes peuvent mourir mais les idées ne meurent jamais. Un de ses compatriotes, prêtre catholique, Hutu, et victime comme lui de la violence aveugle des extrémistes tutsi, avait écrit : "Comme beaucoup de gens, je voulais devenir un Homme, un homme de mon peuple, un Homme avec mes frères, un Homme pour l’humanité". KAYOYA le prêtre et Martin le commandant sont devenus des Hommes, qui ont voulu protéger la population en sacrifiant leur propre vie".[4] 

Comme Angelo GRANDE, si nous avions rencontré le Commandant Martin NDAYAHOZE, nous lui aurions posé la question du pourquoi "il soutenait si chaleureusement MICOMBERO, pourquoi il persistait en soulignant le rôle du Parti  Unique (UPRONA), pourquoi il n’essayait pas de se défendre des personnages ambigus et sans scrupules qui étaient ses collègues et ministres ? "[5] Nous reviendrons peut-être sur ces interrogations lors de nos échanges.

 

Qui est Mme Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE ?

Je vais vous dire le peu que j’ai pu apprendre sur sa personne à travers la lecture du livre. Ceux qui l’ont rencontrée ou parlé avec elle pourront nous en dire certainement davantage.

Voici ce qu’elle dit d’elle-même. " Je suis  arrivée au Burundi en 1958 pour compléter mes études primaires. Les membres de ma famille sont venus me rejoindre comme réfugiés politiques en 1960, à la suite de la Révolution rwandaise qui retira le pouvoir aux dirigeants de la minorité Tutsi au profit de la majorité Hutu. J’étais née au Rwanda, dans un clan tutsi ; c’est la crainte de faire l’objet de représailles qui a conduit ma famille au Burundi voisin, où les Tutsi se maintenaient au pouvoir"[6]. Comme dit plus haut, en 1966, elle est fiancée au Commandant NDAYAHOZE alors Ministre de l’Information qu’elle épouse en 1967. Ils auront trois enfants. Après l’exécution de son mari, elle commence un véritable calvaire avec ses enfants. Du jour au lendemain, elle se retrouve à la rue, sans rien. Elle est expulsée de sa maison avec trois enfants en bas âge. Elle est repoussée par les Tutsi pour avoir épousé un "Umumenja" et par les Hutu victimes de "ses frères Tutsi". Même Mgr Michel NTUYAHAGA refusera de la recevoir et de lui venir en aide. Après avoir galéré, elle a rencontré des âmes généreuses qui lui ont porté secours. Ce sont les mêmes âmes qui l’ont exfiltrée de Bujumbura, en mai 1973, dans un coffre à bagages d’une voiture, elle et ses enfants, car les agents de la Sécurité de l’État étaient à ses trousses après avoir emprisonné sa maman, son frère et sa sœur. Elle voulait se rendre d’abord à Bukavu pour prendre un vol vers Kinshasa mais elle doit changer d’itinéraire pour fausser compagnie à ces agents. Elle cherchera  asile au Kenya où elle recevra le statut de réfugiée. Elle est prise en charge par des membres de l’Eglise des Baptistes. Menacée pour avoir tenté vainement de recevoir réparation physique et morale pour  l’assassinat de  son mari auprès de MICOMBERO, puis de BAGAZA, elle quitte le Kenya pour le Canada en 1981. Elle y sera prise en charge par des Anglicans, obtiendra la nationalité canadienne et travaillera, dans les années 1986, à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale tout en continuant son combat pour la reconnaissance du génocide contre les Hutu du Burundi. 

En effet, pour citer encore Angelo GRANDE, "Madame Rose, de toute sa vie, n’a jamais plaidé pour son propre intérêt, bien au contraire, elle a toujours visé l’intérêt général  de son pays d’adoption : la réconciliation de ses habitants, Hutu et  Tutsi. Et cette réconciliation, par voie de justice, passe nécessairement par la reconnaissance de la vérité historique (génocide des Hutu), par la réhabilitation totale des personnes qui ont été faussement accusées et la réintégration et dédommagement, autant que possible, des victimes"[7].

Voici les titres dans le livre des 15 requêtes et appels qu’elle a lancés pour la reconnaissance du génocide, la réhabilitation de ses victimes et les dédommagements en faveur de leurs familles.

 

1) 10 mai 1972 : Appel à Michel MICOMBERO, Président de la République du Burundi

2) 18 décembre 1980 : Requête adressée au Haut commissariat pour les Réfugiés

3) 22 octobre 1985 : Message au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations unies

4) 24 novembre 1985 : Lettre ouverte à Monseigneur Michel NTUYAHAGA, évêque de Bujumbura

5) 15 janvier 1986 : Génocide hutu au Burundi (mémoire)

6) 15 janvier 1986 : Recommandations (au Gouvernement  du Canada)

7) 29 janvier 1986 : Demande d’une Commission Parlementaire pour traiter du problème de génocide (au Premier Ministre canadien)  

8) 19 juin 1986 : Appel à Sa sainteté le Pape Jean-Paul II

9) 9 juillet 1986 : Lettre circulaire aux députés du Parti Conservateur du Canada

10) 29 novembre 1986 : Lettre ouverte au Colonel Jean-Baptiste BAGAZA, Président de la

     République du Burundi

11) 13 avril 1987 : Lettre circulaire aux présidents des Commissions régionales de l’ONU

12) 21 juillet 1988 : Lettre ouverte aux Chefs d’Etat (du monde entier)

13) Octobre 1989 : Requête au Gouvernement du Canada

14) 6 décembre 1989 : Lettre à M. Bernard KOUCHNER, Secrétaire d’Etat auprès du Premier

      ministre, chargé de l’Action Humanitaire

5) 26 mai 1993 : Ultime appel au Président BUYOYA

Malheureusement, les appels  de Rose demeurent inécoutés à ce jour. Certains destinataires n’ont pas daigné y répondre, d’autres lui ont fait sentir qu’elle avait dépassé les bornes. Les plus polis ont eu notamment les réponses suivantes: "Le génocide burundais de 1972 est de l’histoire ancienne, sans importance présente. On devrait davantage veiller à l’avenir ".[8]  On appréciera aussi cette réponse de Normand (ambiguë ou évasive) du Gouvernement canadien. Elle est libellée comme suit :

 a) Le Canada a toujours déploré les violations des droits de l’homme 

b) Étant une personne privée, il eut fallu, pour que le Canada intervienne, que j’ai été citoyenne canadienne au moment où des torts m’ont été causés

c) M’appuyer dans ma demande de justice pour mon mari, qui était burundais, constituerait, de la part du Canada, une ingérence dans la politique interne d’un pays souverain.[9]

Comme disent les Anglais : "No comment".

La seule maigre consolation à Mme Rose est que par le décret n° 100/190 du 1er juillet 2012, le Président Pierre NKURUNZIZA lui a octroyé à titre exceptionnel "la distinction honorifique de Commandeur de la République"[10] Malgré tous ces déboires et toutes les injustices qu’elle a subies, Mme Rose KARAMBIZI ne nourrit aucun sentiment de haine ni de vengeance envers qui que ce soit.

Un mot sur le livre

J’ai eu la chance de participer à la correction du "manuscrit" (ce qu’on appelle aujourd’hui tapuscrit). Le titre proposé était alors celui que nous avons mis sur l’invitation : "Alerte génocide : Appels aux Bashingantahe". Pour éviter la confusion avec la bataille qui se joue actuellement sur les crimes qui se commettent aujourd’hui, nous avions fait précéder le titre de la date 1972. Finalement le titre retenu est : " Le Commandant Martin Ndayahoze : un Visionnaire ". Le livre comprend deux parties principales : "Les rapports et éditoriaux de Martin Ndayahoze" et "Requêtes et appels de Rose Karambizi Ndayahoze". Pour revenir au titre retenu, effectivement, comme l’écrit Antoine KABURAHE, Directeur du Groupe de Presse IWACU qui a édité le livre, "Cet officier, comme le titre l’indique, était un visionnaire. Dans ses écrits, notamment ses éditoriaux, alors qu’il était ministre de l’information. Martin NDAYAHOZE prévenait le Président MICOMBERO sur le danger des manipulations ethniques. Dans un éditorial lu à la radio le 25 novembre 1968 par exemple, il tirait la sonnette d’alarme et dénonçait le tribalisme, le ‘sous-développement politique’, la ‘République monarchique’. Il fustigeait ‘les maîtres de la démagogie délirante’, ‘le militantisme des applaudissements’. Il faut dire qu’à l’époque du parti unique, dans un pays qui vouait un culte de la personnalité au Président MICOMBERO, cette prise de position était très courageuse. Et son message reste toujours d’actualité."[11].

Le génocide contre les Hutu a été préparé depuis 1959

Pour revenir au premier titre du livre mais sans vous en dire trop pour vous laisser en découvrir le contenu (je suis en effet convaincu que chacun va acheter au moins un exemplaire),  je vous lis juste quelques passages de Mme Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE, passages qui montrent que le génocide contre les Hutu de 1972 a été planifié depuis 1959 avec l’arrivée des réfugiés tutsi rwandais. Elle écrit ceci : "Les événements du Rwanda, visiblement, avaient répandu des courants de panique parmi la population tutsi du Burundi. Etant tutsie moi-même, j’avais accès aux pensées secrètes. Je n’étais pas arrivée depuis bien longtemps, quand j’ai entendu pour la première fois des gens discuter d’assassiner tous les Hutu du Burundi, afin de prévenir une répétition de ce qui venait de se passer au Rwanda. Si on épargne les Hutu, se disait une élite tutsie en proie à la terreur, tôt ou tard ils massacreront tous les Tutsi du Burundi (…).  La peur continua d’empoisonner l’atmosphère au Burundi. J’étais jeune à cette époque : je ne soupçonnais pas où pouvait mener cette peur. Mon mari était plus conscient. Il savait que, manipulé par ceux qui visaient le pouvoir et leur intérêt personnel, pareil sentiment pouvait devenir l’agent d’une terrible catastrophe. "[12]    

Parlant de l’exécution de ce génocide à partir du 29 avril 1972, Mme Rose écrit ceci : "Oui, le génocide hutu s’est produit. Il débuta, le 29 avril 1972 à midi, par la dissolution du gouvernement (…). A 10 heures, on annonçait la fausse nouvelle de l’invasion du pays. L’opération déclenchée, personne ne put l’arrêter. La confusion, la peur aidant, les Hutu furent pris au piège. Le scénario avait été bien monté, et je l’ai vécu douloureusement. Pour corser l’affaire, les criminels n’ont pas craint de faire tuer certains de leurs frères tutsi (…). Tout avait été prévu dans les moindres détails : appel aux frontières pour sauver le pays ; campagne d’intoxication de l’opinion publique ; silence des médias ; discrétion dans les meurtres ; mobilisation de la Jeunesse Révolutionnaire RWAGASORE, pour empêcher la fuite des Hutu (…). On a écrit aussi que le 29 avril au soir, un grand bal devait rassembler à Bujumbura de nombreuses personnalités, bal au cours duquel des Tutsi devaient être tués. Je puis témoigner de la fausseté de cette information : aucune réception n’avait été prévue (…). Le 30 avril à 10h du matin, on a annoncé sur les ondes l’invasion du pays par les monarchistes, aidés par des impérialistes (…). Le lendemain, la radio a oublié les monarchistes pour ne parler que d’un soulèvement hutu et de rebelles zaïrois. En fait, ces mercenaires avaient été recrutés par les auteurs du génocide pour cette opération, au cours de l’année précédente. Ils massacrèrent des Tutsi à Bururi, région du Président en exercice, et à Rumonge, ce qui permit de bâtir la thèse d’un génocide des Tutsi pour cacher le vrai génocide hutu, prémédité de longue date, et à la faire accréditer  par les instances internationales".[13]  

Pour conclure mon propos et vous laisser la parole, je voulais juste vous partager cette parole d’Albert Camus citée dans le livre: "Le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir ses justifications."[14]

 



[1]Sur 14 ministres (donc 9 Tutsi et 5 Hutu), les 4 autres étaient : Jean MASABO (Ministre de l’intérieur), Jean-Chrisostome BANDYAMBONA (Ministre des Affaires sociales), André BAREDETSE (Ministre de la Santé publique) et Barnabé KANYARUGURU (Ministres des Communications). Source : Raphaël NTIBAZONKIZA, "Au Royaume des Seigneurs de la lance ". Tome II : De l’indépendance à nos jours (1962-1992), Imprimerie Duculot, Gembloux, 1993, p. 108

[2]Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE, Le Cdt Martin NDAYAHOZE, un visionnaire. Éditions IWACU, Montréal, avril 2016, p. 196

[3] Idem p. 66

[4] Rose Karambizi Ndayahoze, op. cit. ; p. 12-13 

[5]Idem p. 13

[6] Ibidem, p. 195-196

[7] Ibidem p. 15

[8] Ibidem p. 194

[9] Ibidem p. 177

[10] Ibidem p. 15

[11] Abbas MBAZUMUTIMA, "Lancement de la Collection ‘Témoins’ ", Groupe de Presse Iwacu, Bujumbura, 20 avril 2016,  5 p. 

[12] Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE, op. cit. p. 196

[13] Rose KARAMBIZI NDAYAHOZE, op. cit. p. 154, 158-159

[14]Albert CAMUS, in L’Homme révolté, cité par Rose KARAMBIZI, op. cit. p 9 

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