Burundi : sans morale, pas de démocratie

 Cet article est une adaptation d’une contribution publiée dans la Revue Dialogue n° 128 (mai-juin 1988, p. 26-38) sous le titre "Sans morale, pas de démocratie ". Nous le publions de nouveau aujourd’hui en l’appliquant au Burundi pour deux raisons. Premièrement, malgré les 27 ans écoulés, ce texte reste d’actualité. Deuxièmement, dans le contexte actuel de notre cher pays où un bras de fer meurtrier oppose le Président Pierre NKURUNZIZA et son camp à ceux qui s’opposent à son troisième mandat, il vaut la peine de poser un regard "philosophique" (dans le sens noble de ce terme) sur cette crise. Puisse cette réflexion permettre aux uns et aux autres de s’interroger sur leurs motivations et les enjeux véritables de cette lutte. Autrement dit, ce combat ne risque-t-il pas d’être, une nouvelle fois, un combat  des élites qui, dans notre cher pays, ne se préoccupent guère ou très peu des intérêts des citoyens ?    

  

Qu’est-ce que le pouvoir ?

 Dans son livre "L’art du pouvoir"[1], THICH NHAT HANH pose la question : "que signifie pour nous le pouvoir ?" Réponse : "Notre société est fondée sur le pouvoir défini de façon très restreinte, à savoir la richesse, le succès professionnel, la célébrité, la force physique, la puissance militaire et l’autorité politique". Il ajoute : "Mais tant que nous chercherons le pouvoir et le bonheur dans la célébrité, l’argent et le sexe, nous ne les trouvons pas. C’est seulement en nous concentrant sur nous-mêmes et en purifiant notre esprit que nous pouvons connaître le vrai bonheur durable et le genre du pouvoir incorrompu ". Et l’auteur de conclure : "Si nous regardons les choses profondément, nous constatons que les riches et les puissants, malgré tous leurs privilèges, souffrent beaucoup  et font beaucoup souffrir autour d’eux. Bien qu’ils détiennent un pouvoir considérable, ils sombrent souvent dans l’abîme du désespoir et de la souffrance"[2].      

 Voilà qui nous introduit au cœur de notre réflexion.

 Vive la morale

 Il a été dit : "il n’y a pas de révolution sans morale ", ou encore, "la révolution sera morale ou ne sera pas ". De notre point de vue, la morale est nécessaire dans toute action humaine, sociale, même politique. Et par "moral", nous désignons ce qui est honnête, juste, soumis au devoir et oeuvrant pour le bien de tous. C’est par la morale que tous les grands hommes et femmes (connus et inconnus) ont réalisé de grands projets bénéfiques pour leurs semblables et pour l’humanité. C’est par leur grandeur morale et leur conduite irréprochable qu’ils ont défendu de grands idéaux et se sont sacrifiés pour eux. Mère Teresa, Raoul FOLLERAU, Nelson MANDELA et bien d’autres nous en imposent, non parce qu’ils ont reçu des prix nobels ou une consécration quelconque. C’est parce que leurs actions se sont imposées à la conscience humaine. De même, nous n’avons pas besoin de Tribunal Permanent des Peuples, ni d’autre instance dite internationale, pour condamner Pieter BOTHA, Klaus BARBIE, Idi AMIN DADA, les marchands d’esclaves et tous les tyrans qui peuplent le monde. 

Ces tyrans, notre conscience les condamne d’avance même s’ils sont soutenus par des hommes puissants ou des régimes qui se prétendent par ailleurs les champions des Droits de l’Homme. C’est pour avoir répudié la morale ou rusé avec elle que des révolutions de tout poil dérapent, que les meilleures institutions se détournent de leurs idéaux et perdent leur crédit. Ignorer ou tricher avec la morale conduit nécessairement à des contradictions, des situations d’injustices, des impasses, voire à la mort individuelle ou même sociale. Aimé CÉSAIRE l’a très bien vu quand il déclare : "C’est une loi universelle que toute classe, avant de disparaître, doit préalablement se déshonorer complètement, omnilatéralement et c’est la tête enfouie sous le fumier que les sociétés moribondes poussent leur chant de cygne"[3]  

 

C’est dire qu’aucune société, aucun pays, aucun pouvoir qui se veut surtout démocratique ne saurait faire l’économie de la morale. Selon Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, "la démocratie, c’est d’abord un code moral (…). Sans un minimum de règles morales, la démocratie n’est qu’une exhibition et une vaine parade "[4]. Parlant également de la morale qui doit guider toute société, Albert TÉVOÉDJRÉ écrit : "On ne peut pas bâtir une société sur la corruption des dirigeants, la prostitution des écolières et des lycéennes, le vol des biens de l’Etat, la profanation des consciences"[5].    

 

Sans morale, pas de déontologie politique

 

Lors du procès, en 1984, des anciens dirigeants de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), certains auraient avoué : "Je suis arrivé au pouvoir avec l’intention de construire (…) des villas. Il fallait s’arranger pour ne pas quitter le gouvernement les mains vides "[6].  On a parfois l’impression que pour certains dirigeants (à tout niveau) tous les moyens sont bons pour s’enrichir, enrichir leur famille et leurs amis. Surtout quand ces moyens sont légaux comme des missions à l’étranger d’où l’on peut rapporter des cadeaux. Pourtant, même là, le danger est grand. Le Président Thomas SANKARA notait à juste titre : "Quand les ministres se préoccuperont de rapporter des cadeaux à leurs épouses après chacune de leurs missions, nous serons foutus. Les cadeaux des épouses, c’est le début de la fin. Car les ministres se sentiront ensuite obligés de rapporter quelque chose à toute leur famille. Et s’ils n’en ont pas les moyens, ils se laisseront corrompre pour l’obtenir"[7].  

 

Or, la course effrénée vers la richesse tue toute déontologie politique. Quand un pays est atteint par ce mal, on en arrive à la corruption. Celle-ci part de haut, profite d’abord à une caste sociale, puis régionale, ethnique, tribale ou même familiale. Ces clans accaparent tout et condamnent le reste du pays à se disputer les miettes. La caste se transforme en "princes", nouveau style qui, pour conserver et multiplier leurs richesses, n’hésitent pas à exploiter le peuple dont ils ne voient plus la misère. D’où ce triste spectacle de voir dans certains pays pauvres des richesses scandaleuses, arrogantes, sorties de nulle part, côtoyer la plus grande misère. La corruption gagne ensuite toutes les couches de la société, menaçant la survie même du pays. Alors, l’autorité multiplie les déclarations, fait des tournées, montre le chemin parcouru.  Mais tant que les coupables ne sont pas punis, et sévèrement, "les masses ne parviennent pas à s’illusionner.  Elles commencent à bouder, à se détourner, à se désintéresser de cette nation qui ne leur fait aucune place"[8].   

 

L’État-Puissance

 

Ne pouvant s’imposer par la vertu, le pouvoir recourt alors à la force.  Il décrète un "État puissance " qui se conduit selon des règles contraires à la démocratie. Il vaut la peine de citer encore Roger-Gérard SCHWARTZENBERG. "L’État-Puissance inverse l’ordre des facteurs. À ses yeux, c’est la force de l’Etat qui fait la liberté et la prospérité des citoyens. Son principe prioritaire, c’est l’autorité.  Avide de tout régir, anxieux de tout régler, l’Etat-Puissance absorbe et centralise.  Il dirige, commande, ordonne  (…). Distant envers le Parlement et les corps intermédiaires, défiant envers les associations et les collectivités locales, c’est l’arrogance au pouvoir. L’Etat-Puissance maintient la nation en tutelle. Pour faire le bonheur des citoyens sans eux, contre eux"[9]

Mais la force ne ramène pas la confiance du peuple. Celui-ci sent que le pouvoir est faible, qu’il ment, qu’il a besoin de transformer  le parti en un service de renseignements et le citoyen en délateur. Pas fou pour se faire massacrer, il attend patiemment le jour où le pouvoir changera de main pour respirer encore un air de liberté. Il feint même d’applaudir. "En présence d’un membre du parti, écrit Franz FANON, le peuple se tait, se fait mouton et publie des éloges à l’adresse du gouvernement et du leader. Mais dans la rue, le soir à l’écart du village, au café (…), il fait entendre sa déception amère, ce désespoir mais aussi cette colère contenue"[10]. Officiellement, il chante "démocratie" mais pense "oligarchie" car la vraie démocratie offre un autre visage.

Démocratie = égalité

 Le droit de vote ne crée pas nécessairement la démocratie. Il n’en est qu’une des composantes. La première caractéristique d’une véritable démocratie devrait être la vertu dans la solidarité et le partage équitable des biens du pays. De façon à ce que sous aucun prétexte, fut-ce celui de hautes responsabilités, certains ne s’octroient pas la meilleure part en ignorant les besoins de la majorité. La démocratie ne devrait pas tolérer que certains logent dans des palais alors que les "petits" n’ont droit qu’à l’espace d’une natte ou pas du tout. Le Président tanzanien Julius NYERERE disait : "Une démocratie politique qui existe dans une société où règnent de grossières inégalités économiques ou des inégalités sociales est au mieux imparfaite, et au pire une vaste imposture"[11].  

 Pour combattre de telles inégalités, le Président Franklin Delano ROOSEVELT (États-Unis d’Amérique) préconisait, en 1941, le programme suivant :

 " - l’égalité des chances pour les jeunes et pour les autres

    - du travail pour ceux qui en sont capables

    - la sécurité pour ceux qui en ont besoin

    - la suppression des privilèges spéciaux du petit nombre

    - la préservation des libertés civiles pour tous

    - la jouissance des fruits du progrès scientifique dans des conditions de vie plus larges et toujours plus élevées "[12].

 La vraie démocratie devrait aussi être caractérisée par des rapports humains de confiance entre dirigeants et dirigés. Ces derniers seront d’autant plus à l’aise qu’ils ne verront pas dans les premiers des représentants d’un pouvoir autoritaire qui ne cherche qu’à sanctionner. Ils devront plutôt se sentir dans une "cité" d’hommes libres et non d’esclaves, "une cité où le magistrat ne se distingue des autres si ce n’est qu’il fait respecter les lois et arbitre les différends entre les citoyens ; où le pauvre explique ses actions sans timidité parce qu’il a mainte fois conversé avec le juge qui l’écoute. Où le magistrat ne prend pas au tribunal un air menaçant (…) parce que ses décisions sont dictées par  la loi, soutenues par la Constitution et exécutées par la fermeté inébranlable d’hommes justes et incorruptibles "[13].

 Etre solidaire

 La démocratie suppose également la solidarité de tous les citoyens, surtout des plus nantis, des plus riches, des plus forts envers les pauvres, les faibles. La seule ambition des hommes au pouvoir doit être de réaliser quelque chose au service et au profit de tout le pays, de toute la population, surtout la plus démunie.  Roger-Gérard SCHWARTZENBERG a encore raison d’écrire que “la politique n’est pas un jeu ou un concours pour ‘jeunes loups aux dents longues et aux idées courtes’ (...). La puissance et la gloire, les honneurs, tout cela est sans importance. Faire de la politique pour des sièges ou des portefeuilles, agir pour la satisfaction d’ambitions individuelles ou le choc des rivalités personnelles, tout cela est insignifiant "[14] 

 Le pouvoir doit être vu et recherché non comme un privilège, mais comme un devoir, un service qu’on accepte par civisme. Et qu’on quitte dès qu’on estime qu’on ne peut plus l’accomplir dignement. Le bon dirigeant se préoccupe donc de mieux servir le peuple qui a mis sa confiance en lui. Il ne se soucie guère d’autoglorification, de puissance, de richesse. Il n’exige ni toasts, ni vivats, ni acclamations publiques. Son seul souci et sa plus grande récompense sont de vivre dans le cœur de ses concitoyens. Pour toujours. Le sage Julius NYERERE a exprimé cette vision en ces termes très clairs : "la question ‘quel profit vais-je en retirer personnellement ?’ doit être socialement abandonnée. Il faut la remplacer par ‘quel bénéfice et quelle perte reviendraient à ceux qui composent cette société ?’ ". Et il a conclu : "les dirigeants n’ont qu’une seule manière de rester les dirigeants du peuple : avoir des raisons de craindre son jugement "[15].  

 Et ce n’est pas par contrainte ou violence exercée sur le peuple que l’on peut faire taire ce jugement et mériter des louanges. Celles-ci ne durent que le temps de cette violence. D’ailleurs, "sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur", disait BEAUMARCHAIS.  

 Eloge de la pauvreté

 Pour peindre les mœurs des "bourgeois" contemporains, Hervé NÈGRE raconte l’histoire d’un certain SCHMOHL. À mesure que ses affaires prospèrent, il propose successivement à sa femme (Judith) d’acheter une grande maison, de changer de voiture, de quartier (pour vivre dans un quartier chic), d’engager une femme de chambre, un chauffeur, un jardinier.

 "Et petit à petit, continue l’auteur, les SCHMOL reçoivent et se font recevoir dans le beau monde. Et, un an après, ils assistent à une grande soirée très huppée. SCHMOL se penche vers sa femme et lui dit :

 Tu vois Judith. Ça fait un moment que je regarde la manière de vivre des gens qu’on fréquente. Eh bien, ils ont tous une maîtresse. Alors, je suis vraiment obligé de faire comme eux. Regarde cette jolie blonde là-bas, dans le fauteuil. Eh bien, c’est la maîtresse du banquier. Et la grande brune, près du piano, c’est la maîtresse du ministre. Et la rousse qui s’avance pour te dire bonjour, eh bien, c’est ma maîtresse. Alors, la femme de SCHMOL lui répond : ‘C’est pas pour dire, mais c’est la nôtre qui est la mieux"[16].

La morale de l’histoire est évidemment la raillerie des mœurs de toute société qui court après la richesse, les honneurs, la gloriole. Posséder, non parce que c’est nécessaire, mais par snobisme, mimétisme. On peut alors tout sacrifier : l’honneur, la famille, les amis, pour AVOIR de l’argent, une voiture, une villa, les jolies femmes, etc. Pourtant, le fait d’amasser toutes ces richesses ne rend pas toujours un homme plus heureux. Cela donne même parfois plus de soucis et rend esclave. Comme le disait si bien BOSSUET, cette "bienfaisance imaginaire (…) qui nous fait de nouvelles nécessités (…) fait que l’on peut être pauvre sans manquer de rien". GANDHI avait déjà condamné "ce désir fou (…) d’accroître les appétits animaux et d’aller jusqu’au bout du monde pour les satisfaire".

 

Le sage est donc celui qui sait retrouver le sens de la "pauvreté", ce qui ne signifie pas la misère. La pauvreté s’oppose à la richesse comprise comme un but en soi pour lequel on n’hésite pas à détruire l’environnement humain jusqu’à créer un monde de mensonge, de cache-cache, de non vérité. La pauvreté dont il est question est celle qui correspond à une véritable civilisation, un développement vrai.  C’est la "pauvreté richesse des peuples" selon l’expression d’Albert TÉVOÉDJRÉ. Dans ce sens-là, développement ne signifie pas accumulation de richesse. Au contraire, "le développement est effort de soi sur soi, effort qui s’appuie sur l’environnement naturel pour arriver à couvrir les besoins essentiels au niveau de la famille et – par la solidarité – au niveau du groupe (…). C’est ce qui favorise en nous la satisfaction de tous les besoins essentiels, y compris ceux de la raison et de l’esprit"[17]

 

La course effrénée vers la richesse vient en partie de ce que chacun/e cherche à se comparer aux autres, ce qui provoque arrogance ou amertume.  Car il y a toujours plus pauvre ou plus riche que soi. C’est pourquoi, selon le mot d’HORACE, "la vraie sagesse consiste à s’habiller à sa taille et se chausser à son pied". Cette sagesse avait fait sans doute la grandeur  de Rome. Parlant des Romains, BOSSUET disait justement que "la pauvreté n’était pas un mal. Au contraire, ils la regardaient comme un moyen de garder leur liberté plus entière, n’ayant rien de plus libre ni de plus indépendant qu’un homme qui sait vivre de peu".   

 

Il est presque certain que la décadence romaine commença effectivement quand, abandonnant cette sagesse, l’empire se vautra dans des jouissances de toute sorte (on connaît les vomitorium)  et voulut "manger" tout, même les peuples alentour.  

 

Cet "appétit" est sûrement une des maladies de toute civilisation. Il faut donc savoir limiter ses besoins pour pouvoir rester libre et s’ouvrir à d’autres valeurs, humaines surtout. 

 

La vertu est libératrice

 

L’essentiel d’une vie, individuelle ou nationale, ne peut pas consister à ramasser des richesses au mépris  de la morale la plus élémentaire ou de la justice sociale. Le malheur de beaucoup de jeunes nations, africaines ou non, semble justement celui d’avoir fait passer l’enrichissement avant des vertus telles que l’abnégation.

 

Mais s’il est vrai qu’une nation ne vaut que par l’honnêteté, la rectitude du jugement, le courage et le savoir-faire de ses hommes et de ses femmes, les meilleurs dirigeants sont ceux qui auront su inculquer ces valeurs à leurs peuples.  Ce sont eux qui méritent prioritairement notre admiration. Ils auront ainsi compris que la vertu est libératrice. Et qu’une nation qui la possède pourra s’en sortir mieux qu’une autre qui ne compterait d’abord que sur la richesse matérielle.

 

Il semble donc qu’il n’y ait pas moyen de nous "développer" en faisant fi de la vertu alliée à ce que nous avons nommé la "pauvreté".  C’est aussi la conviction d’Albert TÉVOÉDJRÉ à qui nous emprunterons (encore une fois) ce mot qui nous sert de conclusion. " Les hommes qui réussissent à agir utilement  en société de ‘sous-développement’ sont ceux qui ont opté pour la pauvreté. Entendue non seulement au sens de libération des biens matériels, mais aussi comme besoin d’apprendre chez les autres l’art de vivre, d’aimer, d’être ce qui finalement définit un homme vrai : la bonté, la bravoure, l’authentique fraternité "[18].   

 

 

 

Nous avons beaucoup de responsabilités dans les injustices qui se commettent, car nous n’osons pas poser telle question qu’il faut poser au moment où des drames se tissent. Nous hypothéquons l’avenir  de notre société en laissant agir seules des personnes auxquelles nous n’osons pas adresser un mot.

Dans les groupes de chrétiens et les communautés religieuses, on assiste aussi à l’installation de cette mentalité qui biaise avec la vérité. Cet état d’esprit  est l’antipode de la charité fraternelle qui suppose le support et la confiance mutuelle.

 

Abbé Modeste MUNGWARAREBA, in La Source, N° 53, novembre 1987.

 

 

Joseph NTAMAHUNGIRO

 


[1] THICH NHAT HANH, L’art du pouvoir, Paris, Guy Trédaniel Editeur, 2009. 253 p.  

[2]THICH NHAT HANH, op. cit., p. 13, 99 et 51

[3]Aimé CÉSAIRE, Discours sur le colonialisme. Paris, Présence africaine, 1973, p. 43

[4]Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, L’État spectacle. Essai sur et contre le star system en politique. Paris, Flammarion, 1977, p. 21 

[5]Albert TÉVOÉDJRÉ, La pauvreté, richesse des peuples. Paris, Éditions Économie et Humanisme, Les Editions ouvrières, 3ème édition, 1978, p. 13 

[6]Sennen ANDRIAMIRADO, Sankara le rebelle, Jeune Afrique, Livre n° 2, Collection Destins, 1987, p. 38  

[7]Sennen ANDRIAMIRADO, idem

[8]Frantz FANON, Les damnés de la terre.  Paris, F.M., petite collection Maspero, 1976, p. 111 

[9] Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, op. cit., p. 303

[10] Frantz FANON, op. cit., p. 122

[11]Julius NYERERE K., Liberté et Socialisme. Yaoundé, Éditions Clé, 1972. Collection Point de vue, n° 11, p. 40 

[12] Cité par Jeanne HERSCH, Le droit d’être un homme. Lausanne, UNESCO/Payot, 1968. P. 376 

[13] Jeanne HERSCH, op. cit., p. 365

[14] Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, op. cit., p. 317-318

[15] Julius NYERERE K., op. cit., p. 24 et 25

[16]Hervé NÈGRE, Dictionnaire des histoires drôles, T. I., A à I, Fayard, Paris, 1973, p. 167-168

[17]Albert TÉVOÉDJRÉ, op. cit., p. 41 et 29

[18] Albert TÉVOÉDJRÉ, op. cit., p. 149

 

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