Assassinat du Premier ministredu Burundi
Pierre NGENDANDUMWE

Cinquante ans après

Contribution à la Commission Vérité-Réconciliation et au
Mécanisme de Justice Transitionnelle

 

L’année 2015 est une année particulière dans l’Histoire du Burundi. Elle marque, en effet, le cinquantième anniversaire du déclenchement des premiers assassinats en masse des citoyens et des intellectuels burundais ayant en commun le fait d’appartenir à l’ethnie Hutu.

Cet anniversaire invite tous les Barundi épris de justice et de paix à marquer un temps d’arrêt pour une pensée envers toutes les victimes innocentes du pays. Aujourd’hui, le public attend, précisément, de la part des dirigeants du Burundi officiel, de vrais gestes symboliques et concrets dans le but d’honorer leur mémoire et de lutter contre l’oubli suivi d’une impunité invraisemblable.

L’année 2015 donne l’occasion, aussi, de se souvenir en particulier de ces illustres disparus, les vrais Bâtisseurs du Burundi moderne. Il faut les mettre en lumière pour assurer la pérennité de leurs idées et de leurs projets. Au moment où le pays se dote, enfin, des membres constitutifs de la Commission Vérité et Réconciliation (C.V.R.)[1]

, le Burundi doit regarder en face son passé et délivrer l’entière vérité à sa population en souffrance depuis si longtemps. De nombreuses familles sont dans l’attente d’explications sur l’étendue du mal répandu en toute conscience et avec détermination.

Le temps de la réhabilitation des personnes injustement accusées puis assassinées dans la foulée, au cours de l’année 1965, est arrivé. Malgré leur élimination en masse, elles n’étaient responsables d’aucun tort vérifié. Il faut le rappeler haut et fort ! En réalité, elles ont été victimes de l’avidité du groupe des Hima burundais dit Tutsi

évoluant dans la proximité du pouvoir royal de l’époque. L’unique objectif de ce groupe de personnes a été de s’accaparer par tous les moyens les commandes de l’État[2] à son profit exclusif.

Le premier assassinat dans la soirée du 15 janvier 1965, prélude à une série d’autres qui ont endeuillé le Burundi dans la durée, est celui de Pierre NGENDANDUMWE. En réalité, il s’agit d’un coup d’État qui remettait en cause de manière radicale le fonctionnement des institutions. La finalité de l’acte criminel a été d’empêcher le Premier Ministre, Hutu, d’exercer le pouvoir.

 

Pierre NGENDANDUMWE,
clan des Bashubi
Pas d’hommage, pas de livre, de rares photos
Le Héros nié

 

Né à Kirundo le 11 novembre 1932, Pierre NGENDANDUMWE est le fils d’André CIZA et d’Anastasie BEZAMENYO. Sa fratrie est composée de quatre enfants dont trois sœurs : Thérèse, Catherine et Pascaline. Sa maison natale se situe non loin du centre provincial de la ville de Kirundo.

Selon son épouse, Pierre NGENDANDUMWE est du clan des Bashubi. Il a fréquenté l’École Primaire de Kanyinya avant de poursuivre ses études secondaires au Petit Séminaire de Mugera au Burundi. Ensuite, il a poursuivi ses études supérieures à l’université Lovanium de Kinshasa au Congo. En obtenant une licence en Sciences Administratives et Politiques en 1959, il est devenu le premier universitaire d’origine Hutu.

À son retour des études, il a été intégré dans l’administration territoriale du Burundi comme Administrateur Territorial Adjoint à Gitega. Ensuite, il a occupé les mêmes fonctions à Kayanza.

NGENDANDUMWE s’est marié le 14 janvier 1961 avec Thérèse NYANJWENGE, fille de Louis NYANJWENGE et de Antoinette INAKARAVA. Originaire de Kayanza, colline Bushoka, elle est du clan des Batare. C’est une des premières élèves burundaises du Lycée Clarté Notre-Dame de Bujumbura. De son union avec NGENDANDUMWE sont nées quatre filles aux prénoms d’Espérance, Béatrice, Ange et Claudette, toutes éduquées dans ce même Lycée Clarté Notre-Dame.

Engagement politique

Dans sa brève existence, Pierre NGENDANDUMWE a eu une vie professionnelle et politique très remplie. Au moment de la lutte pour l’Indépendance, à la fin des années cinquante et au début des années soixante, il a fait partie des militants de la première heure du parti Union pour le Progrès National (UPRONA) aux côtés de ses illustres fondateurs comme Paul MIREREKANO et le Prince Louis RWAGASORE.

Il a occupé le poste de Secrétaire d’État au budget le 22 février 1961dans le gouvernement intérimaire de Monsieur Joseph CIMPAYE [3].

La confirmation au même poste lors de la mise en place d’un gouvernement élargi, au mois de juillet de la même année, lui a été assurée. [4]

À ce propos, l’écrit suivant relate les circonstances : "Le gouvernement élargi, qui restait sous la direction du Premier ministre CIMPAYE Joseph, fut institué par l’ordonnance 02/238 du 18 juillet 1961 signée par le RG HARROY. Les négociateurs s’étaient mis d’accord sur la formule d’un gouvernement d’union nationale dans laquelle chaque grande tendance devait hériter de deux ministères et de deux secrétariats d’État. Sa forme ne changea pas pour ce qui concerne les six ministres frontistes qui restèrent à leur poste et dans leur ministère. En revanche BIHUMUGANI, qui avait été ministre des Finances en son nom personnel, fut remplacé par le Hutu NGENDANDUMWE Pierre de l’UPRONA, auquel on adjoignit BAMINA Joseph au secrétariat d’État au Budget "[5].

En juin 1961, il a été à la tête de la délégation burundaise à Bruxelles (Belgique) aux discussions préparatoires à l’accession du Burundi à l’Indépendance. À New York (U.S.A.), il a participé aux pétitions et aux délibérations relatives au rapport de la Commission des Nations unies pour le Ruanda-Urundi (CNURU) sur l’avenir du territoire sous Tutelle Belge. Cette Commission a séjourné plusieurs mois au Burundi en 1961.

Aux élections législatives du 18 septembre 1961, Pierre NGENDANDUMWE a été élu parlementaire en territoire de Muhinga, Province de Kirundo[6].

En date du 28 septembre 1961[7],

il a été nommé Vice-Premier ministre et Ministre des Finances dans le gouvernement provisoire formé au lendemain de la victoire de l’UPRONA. Le 13 octobre 1961, après l’assassinat du Prince Louis RWAGASORE, il est à nouveau nommé Vice-Premier ministre et Ministre des Finances dans le gouvernement formé par le Premier Ministre André MUHIRWA. À la chute du gouvernement MUHIRWA, il devient Premier Ministre le 18 juin 1963.

 Joseph CIMPAYE

Premier ministre du Burundi
(Assassiné au cours duGénocide de 1972-1973)

Visite de Pierre NGENDANDUMWE, Premier Ministre, à la Commission des États Européens, le 29 juillet 1963. Il est reçu par Walter HALLSTEIN, Président de la Communauté Économique Européenne (C.E.E.) et Henri ROCHEREAU, Membre de la CEE, en charge des Affaires sociales et du Développement International (président de groupe)

 

En avril 1964, suite à un malentendu avec le Roi, ce dernier le révoque avec son gouvernement et le fait remplacer par Albin NYAMOYA. "Il lui était reproché d’avoir permis l’établissement des relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine."[8]

Au cours du même mois d’avril 1964, il a été nommé Ministre d’État comme le stipule cet arrêté royal :

Arrêté royal N°001/419 du 9 avril 1964 portant nomination de Messieurs André MUHIRWA et Pierre NGENDANDUMWE en qualité de Ministres d’État (...)

Voulant par des marques spéciales de notre estime honorer Messieurs Pierre NGENDANDUMWE et André MUHIRWA pour les services rendus au Royaume. Avons arrêté et arrêtons :

Article 1 : Le titre de Ministre d’État est accordé à Messieurs André MUHIRWA et Pierre NGENDANDUMWE.

Article 2 : Aucune indemnité, avantage ou privilège n’est attaché au titre de Ministre d’État.

Le 7 janvier 1965, le Souverain lui renouvelle sa confiance en le nommant Premier Ministre pour la seconde fois.

Arrêté royal N°001/608 du 15 janvier 1965 portant nomination des Ministres du Royaume du Burundi.

Premier Ministre : NGENDANDUMWE Pierre

Donné à Bujumbura, le 15 janvier 1965

Par le Roi, Durant tout son engagement politique, son slogan aura été "Le pain et la paix".

Le 15 janvier, malheureusement, il est abattu à la clinique Prince Louis RWAGASORE, après une visite à son épouse qui venait d’accoucher de leur quatrième enfant, Claudette. Il n’avait que 32 ans et deux mois. Quelques heures plus tôt, la composition de son nouveau gouvernement, avait été annoncée à la radio.

Selon une source bien informée, il a été atteint par six balles tirées à bout portant. Contrairement aux affirmations répétées jusqu’aujourd’hui, l’arme, un Revolver décrit comme spécial[9], appartenait à l’armée burundaise ! À l’époque, personne d’autre de connu sur place, n’était en possession de ce type d’arme au Burundi. L’examen des douilles par les experts a apporté la confirmation formelle de la provenance de l’arme utilisée pour le crime. Il s’agissait bel et bien de l’arsenal militaire burundais. Une enquête sur l’assassinat du Premier Ministre a bien eu lieu. Les conclusions écrites existent mais elles n’ont jamais été rendues publiques par leurs auteurs. Par ce fait, le forfait semble avoir été commis avec la connivence de l’armée burundaise dirigée par Michel MICOMBERO, Secrétaire d’État à la défense nationale.

Le 17 janvier 1965, ses funérailles ont été organisées en présence de sa Majesté le roi MWAMBUTSA IV et d’une foule nombreuse. Son corps repose au Mausolée de Vugizo, à côté de celui du Prince Louis RWAGASORE. Une avenue de la ville de Bujumbura lui a été dédiée. Puis, il a été élevé au statut de "deuxième héros national".

En liaison avec cet assassinat, quelques réfugiés rwandais membres de l’Armée Populaire de Libération du Rwanda (A.P.L.R) ont été arrêtés dont RUKEBA, un des dirigeants de cette armée. Le quartier général de l’A.P.L.R. était conjointement situé à Bujumbura et au camp de réfugiés rwandais de Murore[10].

L’évidence, depuis cinquante ans, est que les assassins de Pierre NGENDANDUMWE n’ont jamais été véritablement inquiétés par la justice burundaise. Cependant, dans les faits, la justice s’était mise en route pour déterminer les mobiles, les auteurs et les commanditaires du crime. Jean-Marie SINDAYIGAYA rapporte dans son livre : "L’enquête judiciaire évolua très rapidement. Sur base des témoignages de personnes qui l’avaient vu effectuer des déplacements suspects aux abords de la Clinique, le tueur à gages présumé Joseph Gonzalvès MUYENZI fut arrêté. Il était chauffeur à l’ambassade des États-Unis. Le 20 janvier 1965, l’AFP (Agence France Presse) indiquait que J.G MUYENZI, l’assassin présumé, avait avoué qu’il avait reçu une considérable somme d’argent après le meurtre. Ce qui fut confirmé par le fait que sa famille acheta une grande propriété à Uvira, ville congolaise frontalière située en face de Bujumbura.            

Le 26 janvier 1965, l’Assemblée nationale votait, par 28 voix pour, 18 voix contre et zéros abstentions la levée de l’immunité parlementaire de Albin NYAMOYA, Pierre NGUNZU, Michel NDENZAKO, Augustin NTAMAGARA, Valentin BANKUMUHARI et Jean-Baptiste KAYABU. Lors des perquisitions faites dans les quartiers de Bujumbura plusieurs armes et munitions furent découvertes. Cela n’a surpris personne tant l’armement des groupes rebelles utilisait des relais basés à Bujumbura. Et qui bénéficiaient de l’appui ouvert de groupuscules burundais autoproclamés maoïstes. Le 02 février 1965il y avait plusieurs dizaines de personnes arrêtées en relation avec l’instruction de cette affaire. La libre Belgique fera état de 167 personnes emprisonnées."[11]

Parmi les autres dirigeants politiques arrêtés, il faut noter François BANGEMU, dirigeant de la Jeunesse Nationaliste RWAGASORE (J.N.R.), Salvator NZIGAMASABO, dirigeant de la Fédération des Travailleurs du Burundi(FTB), Zénon NICAYENZI, ancien secrétaire d’État à la Défense du gouvernement MUHIRWA[12].

Plusieurs mois plus tôt, le parti UPRONA avait connu des divisions internes qui ont abouti à l’apparition de deux factions antagonistes à savoir le groupe "Casablanca" dominé par des Hima extrémistes et le groupe "Monronvia" dans lequel on retrouve des Hutu et des Tutsi modérés[13].

Les membres du Groupe "Casablanca" ont été accusés du meurtre du Premier Ministre. D’après les avis de l’époque, les personnalités remuantes du Groupe "Casablanca" n’ont pas supporté que leur gouvernement dirigé par Albin NYAMOYA soit révoqué par le Roi. Comble de l’affront, de surcroît, le Mwami MWAMBUTSA IV a rappelé le Premier Ministère Pierre NGENDANDUMWE, un Hutu, pour diriger et former un nouveau gouvernement.

En décembre 1967,la Cour Suprême burundaise a acquitté, fautes de preuves, toutes les personnes accusées d’être impliquées dans cet assassinat.

L’auteur Jean-Marie SINDAYIGAYA constate : "C’est précisément au moment où commençait la reconstitution sur les lieux du crime et aux résidences des prévenus que le procès fut brutalement suspendu. Le roi MWAMBUTSA IV fit libérer un à un tous les prévenus. Gonzalve MUYENZI, le tueur à gages présumé, fut également libéré. Il s’empressa de fuir en Ouganda. En réalité, ses commanditaires l’ont éloigné du Burundi pour pouvoir le supprimer. Car, aussitôt arrivé en Ouganda, il fut immédiatement arrêté et conduit à la prison de Makindye. Il fut assassiné dans cette prison, emportant de ce fait ses secrets dans la tombe."[14]

En mai 1965, les premières élections législatives depuis1961, ont eu lieu. L’UPRONA faisait face aux supporters Hutu du Parti du Peuple. Le résultat fut un parlement où 80% des sièges étaient occupés par des Hutu[15].

D’une certaine manière, le Roi MWAMBUTSA IV a ouvert la voie aux assassins en interrompant les poursuites au pénal liées à l’assassinat du Premier ministre.

S’il a été possible de se débarrasser d’un chef de gouvernement sans quelconque poursuite pour infraction à la règle fondamentale du respect de la vie d’autrui, quelle autre raison aurait-t-elle empêchée de continuer dans le même sens criminel sur une plus large échelle ? C’est ce qui est arrivé dès Octobre 1965, avec la disparition de centaines de milliers de Hutu, les mois et les années d’après.

C’était sans conséquence. Ils venaient de l’expérimenter !

Certaines des personnes citées comme impliquées dans l’assassinat du Premier Ministre se sont murées dans un silence ouvertement complice, comme Zénon NICAYENZI. Pourtant, elles doivent la vérité aux Barundi pour que justice soit rendue.

Son épouse, Thérèse, est sortie de sa réserve en 2012. Elle a déclaré à la presse burundaise : "... dans la débandade [juste après l’assassinat], j’ai rencontré Monsieur X. Il avait passé la soirée avec nous dans la chambre. Il était sorti quelques minutes avant mon mari. Quand je l’ai vu, je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a répondu, indifférent, avec un petit sourire en coin : ‘’Apparemment, c’est le premier ministre qui vient de se faire descendre.” Je n’oublierai jamais (...) On a arrêté l’assassin, mais ce n’était qu’un exécutant, le commanditaire n’a jamais été inquiété. (...) Un témoin de la planification de l’assassinat du premier ministre m’a tout raconté (...) Je sais tout.[16]"

Sa révélation est consternante de vérité.

Au nom des victimes innombrables du Burundi, je demande solennellement à Mgr Jean-Louis NAHIMANA, Président de la Commission Vérité et Réconciliation(C.V.R), d’auditionner, cinquante ans après les faits, quelques acteurs et témoins de premier plan comme Zénon NICAYENZI, et les autres personnes mises en cause dans cet assassinat.

C’est un devoir de restitution et un devoir d’enquête qui concerne la famille du Premier Ministre, en premier. C’est tout aussi vital pour l’ensemble des Barundi qui ont souffert des conséquences de l’assassinat de Pierre NGENDANDUMWE.

Qu’il repose en paix.

Perpétue NSHIMIRIMANA
Lausanne, le 15 janvier 2015

Source des photos

: Google images de même que les photos de M. NGENDANDUMWE, de Joseph CIMPAYE.



[1]Date de création en août 2000 dans le cadre des Accords d'Arusha.

[2]Dans la foulée des crimes, massacres et Génocide des Hutus se constitue la République dirigée par les Hima du Burundi le 28 novembre 1966.

[3]Christine DESLAURIER, Un monde politique en mutation : le Burundi à la veille de l'indépendance (±1956-1961), p. 992.

[4]"Joseph CIMPAYE est né à Mugera en province de Gitega, Burundi (alors Ruanda-Urundi). Sorti du Groupe scolaire d’Astrida comme technicien vétérinaire en 1951, il s’engage en politique dans l’ombre du Parti démocrate chrétien des fils du grand chef du Nord, P. BARANYANKA, ce qui lui permet d’être nommé Premier ministre du gouvernement intérimaire en 1961. Accusé d’atteinte à la Sûreté de l’État en 1969, alors qu’il était chargé des Relations publiques à la société belge d’aviation SABENA, il est incarcéré. C’est pendant son séjour en prison qu’il écrit L’homme de ma colline. Il décède en 1972 au cours des événements sanglants qui secouent alors le Burundi."                    Source : http://www.meo-edition.eu/homme-colline.html 

[5]Christine DESLAURIER, Un monde politique en mutation : le Burundi à la veille de l’indépendance (+1956-1961). P. 1012.

[6]Christine DESLAURIER, Un monde politique en mutation : le Burundi à la veille de l’indépendance (+1956-1961). Volume annexe, p. 44.

[7]Arrêté du Mwami N° 001/1 portant nomination des ministres du Burundi. Cet arrêté est entré en vigueur le 28 septembre 1961.

[8]Warren WEINSTEIN, Historical Dictionary of Burundi. The Scarecrow Press, Inc. Metuchen, N.J. 1976, P.212 (traduction libre)

[9]À compléter par les connaisseurs.

[10]Laurent KAVAKURE, Le conflit burundais I. Les coups des années 60. Éditions du Centre Ubuntu. P. 69.

[11] Jean-Marie SINDAYIGAYA, Burundi. Quatre décennies de crimes contre l’humanité. P. 27.

[12]Laurent KAVAKURE. Le conflit burundais I. Les coups des années 60. Éditions du Centre Ubuntu. P. 64.

[13]"Le Casablanca, dominé par MUHIRWA André, NYAMOYA Albin, NGUNZU Pierre et NICAYENZI Zénon, rassemble les Tutsi les plus extrémistes. Par contre le Monronvia que dirigent Pierre NGENDANDUMWE et Thaddée SIRYUYUMUNSI regroupe des Hutu, mais bien également des Tutsi modérés dont Thaddée SIRYUYUMUNSI lui-même. Au fil des années, les antagonismes entre les deux factions vont s’exacerber au point de devenir irréconciliables et déboucher sur des crimes d’assassinat. Ainsi s’explique la mort du Premier ministre Pierre NGENDANDUMWE " (Source : Laurent KAVAKURE, Le conflit burundais I. Les coups des années 60. Éditions du Centre Ubuntu. P. 65).

[14] Jean-Marie SINDAYIGAYA, Burundi. Quatre décennies de crimes contre l’humanité. P. 27.

[15]Ellen K. EGGERS, Historical dictionary of Burundi. Third Edition. Th Scarecrow Press, Inc. Lanha, Maryland. Toronto. Plymouth, UK. 2006. P 155. (Traduction libre).

[16]AGNEWS : "Un devoir d’enquête sur l’assassinat de Pierre NGENDANDUMWE. " Article publié le 28 mars 2013.

Evaluer cet article
(0 votes)
Lu 7410 fois

Laisser un commentaire

Assurez-vous que vous entrez les informations obligatoires (*) l'endroit indique. Code HTML n'est pas autorise.

Bonne Visite

 

L'Africain

Rue L. Bernus 7

6000 Charleroi

+32 71 313 186

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

NEWSLETTER

Bonjour, Veuillez entrer vos données pour vous inscrire à la newsletter.
captcha 
Merci pour votre inscription.