Paul NSAPU, Jean-Claude MUYAMBO  et  les autres

 

"Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force." S. BOLIVAR

Rendre transparentes les pratiques des "nouveaux cercles de pouvoir" et celles de leurs "nègres  de service", se réapproprier l’espace public sur fond d’un sens aigu de justice, de vérité et de patriotisme, peuvent être des  armes redoutables !  "Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur obéissent" le savent. D’où leur désir permanent de posséder et de dominer les médias de masse. Et même de fabriquer l’information.

 

 

Après son bref séjour en Afrique du Sud, Paul NSAPU a été attaqué sur les réseaux sociaux. Ses adversaires lui promettent des plaies et des bosses. Quel crime a-t-il commis ? En Afrique du Sud, il a voulu en savoir plus sur l’emprisonnement du fils de Mzee KABILA (Etienne KABILA) et sur des poursuites judiciaires menées contre le Pasteur MUKUNGUBILA. 

En sa qualité de Secrétaire  général de la FIDH, Paul NSAPU MUKULU est souvent au four et au moulin. Grâce à lui et à plusieurs de ses soutiens, le dossier CHEBEYA  et BAZANA avait fini par être confié à la justice sénégalaise. Son souhait est que toute la vérité puisse être faite sur  l’assassinat de ces deux dignes fils du Congo-Kinshasa. Son activisme citoyen pour un Congo juste, libre et prospère suscite de l’animosité, de l’adversité et de l’inimitié dans le camp des "mercenaires" au service de leur "survie" et  de "nouveaux cercles de pouvoir mondialistes" à Kinshasa.

Son attachement à la vérité historique de son pays a déjà coûté très cher à sa progéniture. Opérant efficacement à partir des organisations ayant leurs sièges en dehors du Congo-Kinshasa, il a la chance (jusqu’à ce jour) de ne pas tomber dans les griffes des "nègres de service" du "nouveau désordre mondial".  Mais ceux-ci ne baissent pas les bras. Ils lui disent qu’ils ont la capacité de l’atteindre, à tout moment, à n’importe quel endroit où il peut se retrouver.

Membre d’une organisation de droits de l’homme critiquable, Paul NSAPU MUKULU excelle dans sa lutte contre l’impunité et l’imposture. Il croit fermement que le Congo-Kinshasa ne peut repartir sur de nouvelles bases que si, entre autres, les assassins de ses dignes filles et fils sont jugés devant des Cours et Tribunaux  suffisamment indépendants du pouvoir exécutif des pays où ils sont établis. Et  Paul NSAPU, "combien de divisions" ? Aucune !

Ses carnets d’adresse, son expertise en droits  humains et libertés fondamentales, son sens de la justice, sa connaissance des arcanes du "véritable pouvoir mondialiste" et son patriotisme provoquent des insomnies chez plusieurs "mercenaires" de l’occupation du Congo-Kinshasa.  Les "Paul NSAPU", ce pays en a à revendre aujourd’hui.

Il en a aussi qui, après avoir travaillé avec "ces mercenaires" et sentant le tsunami de l’histoire  venant les balayer pointer à l’horizon,  cherchent à quitter le bateau pour être du "bon côté de l’histoire". Le cas de Jean-Claude MUYAMBO est le plus récent.

En le suivant de plus près, après la suspension de sa Radio-Télévision JUA, il y a lieu de comprendre, plus ou moins, pourquoi il a finalement claqué la porte de la "Majorité Présidentielle" – en attendant que l’histoire nous en donne davantage des preuves. À partir de sa télévision, il a voulu lutter contre l’amnésie et le mensonge en faisant passer une émission  de TV 5 au cours de laquelle Lambert MENDE OMALANGA soutenait, la main sur le cœur, ceci : "En 2016, le Président KABILA passera de manière civilisée le pouvoir au président qui sera élu."[1]

Devenu défenseur acharné de la révision constitutionnelle en son article 220, Lambert MENDE OMALANGA, pour des motifs de "survie politique", tient à voir "l’autorité morale de la MP" se présenter aux probables élections de 2016 pour "un troisième mandat non-civilisé".

Alors que fait "le méchant MUYAMBO" ? Il passe et repasse l’interview de MENDE sur TV 5 pour aider ses compatriotes à ne pas sombrer dans l’amnésie et à se faire une idée exacte de ceux qui prétendent présider aux destinées du Congo-Kinshasa. Comment réagit le Ministre de l’information et presse et de "la nouvelle citoyenneté"  et porte-parole du gouvernement "en affaires courantes" ? Il suspend la Radio-Télévision de MUYAMBO. Quel est le motif farfelu qu’il avance ?  Incitation à la haine et à l’insurrection ; "sans la moindre preuve".

Qu’y a-t-il eu au juste ? Le camp de MENDE a eu peur que ses reniements ne puissent être dévoilés au grand jour. Et Jean-Claude MUYAMBO, combien de divisions ? Aucune !

Rendre transparentes les pratiques des "nouveaux cercles de pouvoir" et celles de leurs "nègres  de service", se réapproprier l’espace public sur fond d’un sens aigu de justice, de vérité et de patriotisme, peuvent être des  armes redoutables !  "Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur obéissent" le savent. D’où leur désir permanent de posséder et de dominer les médias de masse. Et même de fabriquer l’information.

Lambert Mende et plusieurs membres  de son camp sont les prototypes de ces "nègres de service" de "l’après-politique" ou de "la politique-business" recourant aux promesses démagogiques pour berner les citoyens tout en cherchant à  cultiver  chez eux de l’amnésie  en les éloignant de la bonne info-formation. "Leur survie-politique-du-ventre" en dépend.

Dans cette théâtralisation de la politique au Congo-Kinshasa, une chose demeure quand même déconcertante : la prise en compte de ce camp de "mercenaires" comme celui d’acteurs politiques dignes de ce nom !  Les crimes qu’il commet depuis "la guerre de l’AFDL" n’ont pas encore aidé plusieurs compatriotes congolais à se faire à l’idée qu’il ne peut pas se transformer en camp d’hommes d’État ! Et qu’il ne sert à rien de lui adresser des recommandations pour qu’il change son monde de fonctionnement. Un morceau d’arbre ne se transforme pas en crocodile parce qu’il est resté longtemps dans l’eau.

Fort de son statut de "mercenaire", ce camp poursuivra sa lutte contre les droits humains et les libertés fondamentales. Il va continuer à assassiner les Congolais(es) pour créer de l’espace aux "nouveaux cercles du pouvoir" et à leurs "proxies".  Ses  exécutions extrajudiciaires mises sur le dos des "ennemis imaginaires" se poursuivront jusqu’au  jour où, au Congo-Kinshasa et dans la diaspora congolaise, se consolidera et se lèvera un Front Uni en conscience et capable d’y mettre fin, à moyen terme.

En attendant, il y aura d’autres Paul NSAPU, d’autres Jean-Claude MUYAMBO, d’autres DIOMI NDONGALA, d’autres  CHEBEYA et BAZANA que ce camp de "mercenaires" maltraitera aux motifs farfelus d’atteinte à la respectabilité de "l’autorité morale de la MP",  de l’appel à la haine et à l’insurrection ou de "viol sur mineures". Est-ce une fatalité ? Non. Il n’y a pas de fatalité. Les dignes filles et fils du pays doivent poursuivre leur  réappropriation de l’espace public et des médias jusqu’au jour où ils  rompront avec l’imposture et le mercenariat. Cela est possible. Les signes de temps sont plus que visibles. Personne ne va arrêter "l’ouragan de l’histoire" !

 

MBELU BABANYA KABUDI

 

 



[1] http://fr.africatime.com/external?url=http://www.rfi.fr/afrique/20141123-rdc-radio-television-lubumbashi-interdite-diffusion-rtlj-muyambo-kabila/

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