Burundi : élections 2015
Qui défendra les intérêts du petit peuple ?

En hommage au Président Melchior NDADAYE

Au moment où la fièvre préélectorale inonde (j’allais dire empoisonne) nos médias et nos bouches, qu’en est-il des préoccupations de nos politiciens par rapport à la défense des intérêts de leurs électeurs composés presque à 100% du petit peuple, "Ba nyarucari" ?

Posée crûment, la question est celle-ci : que retireront la très grande majorité des Hutu, des Tutsi et des Twa du fait que ces élections auront reconduit au pouvoir les dirigeants actuels avec le CNDD-FDD en tête ou des hommes et femmes issus des différents partis de l’opposition ? 

Le débat ne passe-t-il pas à côté de l’essentiel au vu de la situation actuelle décrite dans les quatre "tableaux " suivants qui plantent le décor de la misère dans laquelle vivent la majorité des Burundais ? Car manifestement, la situation dramatique évoquée ci-après ne constitue pas la préoccupation de ceux et celles qui se battent pour nous diriger demain.

État des lieux

- "

La malnutrition chronique affecte plus de 58% des enfants de moins de 5 ans au Burundi et occasionne" non seulement des dommages potentiellement irréversibles pour la croissance physique et intellectuelle" des plus petits mais "pèse également lourdement sur le développement socio-économique du pays". (….) Les causes de la malnutrition chronique sont multiples et liées, entre autres, à des facteurs socio-économiques où la pauvreté joue un rôle central. La malnutrition chronique, autrement dit le retard de croissance qui se traduit par une taille disproportionnée par rapport à l’âge, est "non seulement une violation du droit de l’enfant à se développer dans les meilleures conditions possibles et à s’épanouir", mais elle a également un "impact important sur le développement du pays en termes de perte de productivité, de déficits en matière de scolarisation et de pertes économiques notamment dues à l’augmentation des coûts de santé". Les pertes annuelles pour le Burundi liées à la malnutrition équivalent à environ 102 millions de dollars américains, ce qui représente le double du budget du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le SIDA."[1] 

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Les enfants du Burundi sont parmi les plus mal nourris au monde. Cependant, un projet habilitant les mères donne l'espoir d’une solution possible. Sur une population totale de 11 millions d’habitants, 90 % dépendent de l’agriculture, ce qui signifie qu’une grande proportion de la population est affectée par l’insécurité alimentaire aiguë, les risques liés au climat et l’accès limité à la propriété foncière. La malnutrition qui en résulte a été encore aggravée par la guerre civile et de récentes inondations."[2] 

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Le Burundi se range parmi les 10 pays les plus pauvres au monde (UNDP, 2010). Depuis 1993, la production agricole a diminué de 24% (Ministère de la Santé publique [MSP], 2011 ; Programme alimentaire mondial, 2011). Environ 81% de la population vit en dessous du seuil de pauvretéqui est de 1,25$ par jour (Banque mondiale, 2011) et 63% de la population n’a pas les moyens d’acheter suffisamment de nourriture pour répondre à ses besoins énergétiques quotidiens (FAO, 2010b)."[3]

- "

Les habitants du nord du Burundi ne savent plus que faire pour se nourrir face à la forte hausse des prix. Certains volent, d'autres changent de régime alimentaire, vendent leur travail à l'extérieur… La situation est grave, y compris pour les commerçants qui n'ont plus de clients. Les haricots, le café… Tout est désormais volé dans les champs dans la province de Muyinga, au nord du Burundi, autrefois grenier du pays. Les paysans qui n'arrivent plus à se nourrir vont voler leurs voisins pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Depuis plusieurs mois, la situation est devenue dramatique en raison de la forte hausse du prix des produits alimentaires. "Moi-même qui n’ai jamais volé, je ne sais pas si je ne finirai pas par le faire"."[4]        

En alignant ces citations qui décrivent des situations dramatiques, mon intention est donc double :

1) Attirer l’attention des décideurs politiques actuels et de ceux/celles qui se battent pour nous gouverner demain. Certes, les plus optimistes ou les défenseurs zélés du régime diront que j’exagère ou que j’ai choisi exprès des exemples négatifs en laissant de côté tous les progrès déjà réalisés. Je ne conteste pas qu’il y a eu quelques progrès, dans ce domaine comme dans d’autres, mais passer à côté de ces drames ou les minimiser serait faire preuve de myopie grave, voire de cécité, une attitude indigne et préjudiciable pour tout homme/toute femme qui prétend se battre pour des lendemains meilleurs pour "son peuple".   

2) Dire qu’à ce jour, et c’est très grave, la fièvre préélectorale nous plonge dans des querelles des élites qui passent à côté des besoins et des attentes élémentaires de la très grande majorité de leurs électeurs (Hutu, Tutsi, Twa). Posée autrement, la question est celle-ci : "Quel est votre projet de société ?" En avez-vous au moins un ? "Et si vous répondez par l’affirmative, "Qui nous garantit qu’une fois élus vous n’abandonnerez pas vos belles promesses dans le vestiaire ?" 

Vous aurez compris ici que je reprends pour mon compte en les étendant à tous les candidats aux élections de 2015 les interrogations d’Isaac BIZIMANA[5] 

: seront-ils des visionnaires, de bons gestionnaires et des leaders, chacun/e dans les tâches qui lui seront confiées, même à un degré inférieur ? Car, s’il y a des failles dans le système, c’est toute la machine qui risque d’être grippée au détriment, d’abord et toujours, des petites gens : "Ba nyarucari".

La mission de tout dirigeant :
défendre les intérêts de tous les citoyens, surtout des plus faibles

Au lendemain de la signature de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi[6]

, malgré les grincements de dents de ceux qui s’étaient opposés aux négociations, il y a eu un partage de pouvoir entre les Batutsi et les Bahutu. Des arrangements ont permis de jeter quelques miettes aux Batwa et aux femmes. Cela avait permis de mettre fin aux grandes violences. Mais, sans nous voiler la face, pouvons-nous affirmer que le peuple burundais, à commencer par les "petits", y a trouvé son compte ? Autrement dit, puisque le pouvoir a été partagé sur des critères ethniques :

1)   

Tous les Hutu se sont-ils sentis mieux défendus par leurs politiciens Hutu et tous les Tutsi par leurs politiciens Tutsi ?

2)   

À regarder de près la majorité des lois votées depuis lors par les députés des Assemblées nationales successives, est-ce que le petit peuple, toutes ethnies confondues, s’est senti mieux représenté et ses intérêts mieux défendus ? Ce petit peuple n’a-t-il pas continué à être paupérisé, voire clochardisé[7]

, alors qu’une frange minoritaire d’individus appelés "nouveaux riches" vit dans l’opulence de manière arrogante et insolente"[8] ?

3)   

Finalement, toutes ces luttes politiciennes ne se jouent-elles pas au-dessus de la tête du petit peuple qui en est toujours l’éternelle victime ?

Certes, il y a eu, et il y a, des politiciens qui défendent les intérêts de ces "moins que rien", mais ils se comptent sur les doigts de la main.

Sans réduction des inégalités, pas de développement

Lorsqu’on évoque les causes de la pauvreté dans les pays "en voie de développement" comme le Burundi, on avance très rapidement les causes suivantes : la nature (pluies ou au contraire sécheresse), les guerres (civiles), le manque de moyens financiers (les pays dépendent en très grande partie de l’aide étrangère), le manque d’infrastructures (pas de routes ou de moyens agricoles), la surexploitation de l’environnement, la surpopulation, etc. 

Sans contester l’existence de ces facteurs, je les appelle des causes apparentes car souvent on n’explique pas pourquoi et comment on en est arrivé à ne pas les prévoir ou s’y préparer. De mon point de vue, il y a des causes structurelles dont la responsabilité incombe aux pays du Nord[9]

mais également des causes structurelles du côté des pays pauvres. J’en énumère quelques unes sans les développer : les détournements, la corruption et la mauvaise gestion, les inégalités sociales trop criantes, la fuite des capitaux, la mise à l’écart de l’agriculture, le manque de planification et de projets à court, moyen et long terme, le manque d’une vision commune régionale et continentale[10].  Je vais juste dire un mot sur les inégalités sociales.

Selon le Rapport 2013 de Africa Progress Panel :

"La vitesse à laquelle la pauvreté recule dépend du taux de hausse du revenu moyen et de la proportion dans laquelle cette hausse revient aux pauvres. En plus de ralentir le rythme de réduction de la pauvreté, des schémas extrêmement biaisés de répartition des revenus agissent également comme un frein sur la croissance elle-même. En effet, les inégalités extrêmes limitent le développement des marchés, nuisent aux opportunités d’investissement et diminuent la capacité des pauvres à s’assurer l’accès aux ressources dont ils ont besoin pour accroître la productivité."[11]

Dans son Rapport 2012, Africa Progress Panel avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les disparités des richesses en ces termes : "Certains pays africains s’enrichissent, mais des pans entiers de la société sont laissés pour compte (….). Le modèle actuel de percolation de la croissance confine trop de gens dans la pauvreté, trop d’enfants dans la faim et trop de jeunes dans le chômage. L’accès inégal à la santé, à l’éducation, à l’eau et aux installations sanitaires creuse encore les inégalités. Les petites exploitations agricoles n’ont pas eu leur place dans la croissance ; des populations rurales restent enlisées dans la pauvreté et la vulnérabilité. Les inégalités profondes, persistantes et durables qui transparaissent dans toute l’Afrique ne sont pas sans conséquence. Elles affaiblissent les liens de confiance et de solidarité qui constituent le tissu social. À long terme, elles sapent la croissance économique, la productivité et le développement des marchés."[12]

Il n’est pas nécessaire de faire un dessin pour montrer que depuis son indépendance, le Burundi a toujours vécu dans ce modèle. La seule fois où il aurait pu en sortir, c’était après la victoire du FRODEBU en 1993 et on sait comment les institutions démocratiques ont été décapitées[13]. En clair, sans réduction des inégalités, pas de développement.

Se réconcilier avec le monde rural

Il y a 53 ans, l’écrivain martiniquais Frantz FANON écrivait : "La bourgeoisie nationale va assumer le rôle de gérant des entreprises de l’Occident et pratiquement, organisera son pays en lupanar de l’Europe (…). Loin d’incarner concrètement les besoins du peuple, loin de se faire le promoteur de la dignité réelle du peuple, celle qui passe par le pain, la terre et la remise du pays entre les mains sacrées du peuple, le leader va révéler sa fonction intime : être le président général de la société des profiteurs impatients de jouir"[14]

. Pour rompre avec cette image qui n’est malheureusement que trop juste même pour notre pays, il n’y a qu’un chemin : se réconcilier avec le monde rural. Comme le faisait remarquer le Centre d’Alerte et de Prévention des Conflits (CENAP) dans son document "Défis majeurs pour la paix et la réconciliation au Burundi" : "On ne le dira jamais assez, la terre constitue au Burundi un objet d’une importance aussi précieuse que vitale (…). De la possession d’une terre, petite ou grande, fertile ou improductive, dépend un sentiment de fierté sociale et de sécurité économique et existentielle. C’est la terre qui permet en effet à plus de 95 % des familles burundaises de survivre - par le biais des activités agricoles - et de produire.

La terre, base de la vie rurale et outil de production, entre actuellement dans de nombreuses transactions rendues tantôt obligatoires, tantôt inévitables par bien de circonstances (soins de santé, scolarisation des enfants, frais de justice,...) qui dépassent les moyens limités, facilement accessibles et entrant sans grand protocole dans le commerce ou les échanges."[15]

Pour citer encore Africa Progress Panel, ce que dit ce groupe d’experts sur l’agriculture en Afrique concerne aussi le Burundi. Ces experts affirment ceci : "La mesure ultime du progrès, c’est le bien-être des populations (…). Pour une croissance durable qui améliore la vie de ses habitants, le continent Africain a besoin d’une transformation économique qui se base sur ses autres richesses : ses terres fertiles, ses pêches abondantes et ses forêts ; et aussi l’énergie et la créativité de son peuple (….). L’agriculture doit être au cœur de cette transformation. La plupart des Africains, parmi lesquels la grande majorité des pauvres, vivent et travaillent encore dans les zones rurales, particulièrement les petits producteurs. Sans un secteur agricole florissant, la majorité des Africains sera laissée en marge du circuit de la prospérité."[16]  

Selon les programmes des partis politiques que j’ai pu consulter, deux ont compris que le développement du Burundi passera par la priorité accordée au monde rural. Il s’agit du parti Sahwanya-FRODEBU et du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD).

Dans ses 46 propositions pour construire un Burundi nouveau, le parti Sahwanya-FRODEBU accorde une large place et même prioritaire au monde rural dans le domaine économique. Je cite quelques articles :

Art. 10 : Priorité aux "investissements destinés au secteur primaire" (agriculture et élevage notamment) (proposition : 50% des ressources nationales)

Art. 11 : Promotion des "associations de producteurs paysans"

Art. 12 : Exonération douanière et fiscale  de "tous les intrants agricoles et d’élevage"

Art. 13 : Mise sur pied d’une "institution financière spécialisée dans le financement des activités d’agri-élevage" pour "le financement des promoteurs résidant en milieu rural"

Art. 15 : Priorité à "l’encadrement du monde rural" (proposition : création d’ONG locales travaillant en partenariat avec les ONG étrangères)  

Art. 16 : Encouragement des entreprises de transformation de produits agricoles et d’élevage implantés en milieu rural (proposition : exonération de l’impôt sur le bénéfice pendant les dix premières années)

Art. 26 : Fourniture en courant électrique aux centres de négoce situés en milieu rural

Art. 27 : Création d’un fonds spécial de développement des entreprises pour la promotion de l’artisanat[17]

Et dans le programme du MSD on y lit ceci : "

Le MSD est convaincu de l’impératif d’assurer une sécurité alimentaire durable et cela grâce à l’accroissement des productions, elles-mêmes liées à l’accroissement de la productivité et à l’augmentation des revenus. Cela devra passer par cinq canaux principaux : une plus grande intégration à l’économie de marché (renforcer la liaison production-marché) ;

une modernisation de l’agriculture familiale ; la diversification et la spécialisation régionale des productions ; une diversification des activités économiques en milieu rural pour augmenter les revenus ; une gestion durable des ressources et des écosystèmes."[18]

De mon point de vue, tout homme/toute femme politique burundais qui ne met pas comme priorité dans son programme la sécurité alimentaire et le développement du monde rural passe à côté de l’essentiel. Malheureusement, dans cette fièvre préélectorale qui nous fait déjà tourner la tête, ce débat ne semble pas être à l’ordre du jour. D’où ma crainte qu’au lieu d’avoir affaire à des partis politiques dont les dirigeants sont préoccupés par le développement de notre peuple, nous avons affaire à des "partis-mangeoires". À savoir qu’on crée ou qu’on adhère à un parti politique pour uniquement accéder au pouvoir qui à son tour donne accès à l’avoir (richesse), au savoir (études) et au valoir (les honneurs). D’où le phénomène du "nomadisme politique" devenu un sport très favori chez certains Barundi.

En guise de conclusion

Dans notre monde moderne, organiser des élections libres, démocratiques et transparentes est plus qu’une nécessité. C’est un devoir. Mais ces élections ne seront porteuses d’espoir que si les dirigeants élus, du plus haut au plus petit niveau, se mettent au service du peuple qui les a élus. Si non, les lendemains de ces élections ont un goût amer, surtout si les électeurs n’ont aucun moyen légal pour contrôler l’action de ces élus[19]

. Dans notre cher pays le Burundi, la priorité de ceux/celles qui accèdent au pouvoir devrait être la lutte contre la faim, la pauvreté, les injustices, les violations des droits humains, les inégalités par la promotion de tous les Barundi sans exception. Bref, ils devraient s’inscrire et enfin concrétiser cet engagement des signataires de l’Accord d’Arusha :

"construire un ordre politique et un système de gouvernement inspirés des réalités de notre pays et fondés sur les valeurs de justice, de démocratie, de bonne gouvernance, de pluralisme, de respect des libertés et droits fondamentaux de l’individu, de l’unité, de solidarité, de compréhension mutuelle, de tolérance et de coopération entre les différents groupes ethniques de notre société."[20]

Il est impératif de se poser encore une fois la question du pourquoi des élections si on se ferme les yeux devant ce constat dramatique : "58% des enfants de 5 ans souffrent de malnutrition chronique qui laisse des séquelles durables sous forme de retard de croissance physique et d’handicap intellectuel hypothéquant les capacités de développement économique et social du pays."

Cette situation n’est pas une fatalité. Elle peut et doit changer. Comme l’a affirmé Ambroise MAZAL, chargé de mission sur la souveraineté alimentaire au Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) : "La faim n’est pas une fatalité. C’est un scandale politique. On sait comment la vaincre."[21]

C’est pourquoi, il faut réaffirmer avec Sylvie BRUNNEL, que : "Aujourd’hui quand une simple pénurie alimentaire dérive jusqu’à provoquer la rupture absolue de l’approvisionnement en nourriture pour des populations entières, et jusqu’au décès de dizaine de milliers de personnes, c’est qu’on l’a tolérée, voire encouragée."[22]


Joseph NTAMAHUNGIRO

 



[1] PANA : "L’UNICEF alerte sur le danger de la "malnutrition chronique" pour plus de 58% d’enfants au Burundi", Bujumbura, 19 juillet 2013, p. 1-2.

[2]UNICEF : "A strike against chronic malnutrition in Burundi”, Muyinga, 17 June 2013, 3 p. 

[3] FANTA et USAID, "Renforcement et évaluation de l’approche Prévention de la Malnutrition chez les enfants de moins de 2 ans (PM2A) au Burundi : Rapport initial ", Washington, Mai 2012, 131 p. 

[4]Syfia Grands Lacs, "Nord du Burundi : la faim rôde en raison des taxes sur les denrées alimentaires", Bujumbura, 01/07/2011, 3 p. ; Syfia Grands Lacs, "Nord du Burundi : Manger à sa faim n’est plus possible", Bujumbura, 16 septembre 2013, 1 p.    

[5] Isaac BIZIMANA : "Burundi 2015 : Quel profil du candidat présidentiable ? ", @rib news, 27 août 2014, 3 p. 

[6] "Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi", Arusha, 28 août 2000, 180 p.

[7] Syfia Grands Lacs, "Même survivre devient très difficile ", Bujumbura, janvier 2012, 2 p. ; Syfia Grands Lacs, "Même illégal, tout est bon pour survivre ", Bujumbura, 27 avril 2014, 1 p.  

[8] IPIS : "Pauvreté-Burundi: les très riches contre les très pauvres ", Bujumbura, 16 janvier 2012, 2 p. ; Faustin NDIKUMANA, Journal Iwacu, "49ème anniversaire de l’indépendance : enrichissement insolent, paupérisation généralisée",  Bujumbura, 3 juillet 2011, 1 p.

[9] Lire notamment les Rapports annuels 2012, 2013 et 2014 de Africa Progress Panel et Joseph NTAMAHUNGIRO : "Les causes de la pauvreté en Afrique subsaharienne et les enjeux pour en sortir ", Bruxelles, le 22 avril 2008, 21 p. 

[10] Joseph NTAMAHUNGIRO : "Les causes de la pauvreté en Afrique subsaharienne… ", article cité. 

[11] Africa Progress Panel : " Rapport 2013 sur les progrès en Afrique : Équité et industries extractives en Afrique ", Genève, 30 avril 2013, p. 27

[12] Africa Progress Panel, "Rapport 2012 sur les progrès en Afrique : emploi, justice et équité", Genève, avril 2012, p. 8

[13] Lire notamment Raphaël NTIBAZONKIZA, Biographie du Président Melchior NDADAYE : l’homme et son destin. Sofia, ,Bulgarian Helsinki Committee, 1er juin 1996, 366 p. 

[14] Frantz FANON, Les damnés de la terre. Paris, éditions François Maspero, 1961, p. 109 

[15] CENAP, "La terre au Burundi : Base de la vie, objet de convoitise et de compétition ", Bujumbura, 24 octobre 2006 

[16] Africa Progress Panel, "Rapport 2014 sur les progrès en Afrique : agriculture, pêche et capitaux", Genève, janvier 2014, 24 p.

[17] Sahwanya-FRODEBU, Pour construire un Burundi nouveau : 46 propositions, Bujumbura, mai 1993, 4 p. 

[18] MSD, Projet politique du MSD, Burundi news, 06/08/2009, 22 p. 

[19] En Suisse, grâce à quatre mécanismes, les citoyens contrôlent leurs institutions jusqu’au sommet (le Conseil Fédéral). C’est ainsi que par deux fois, les citoyens ont rejeté la proposition d’entrer dans l’Union Européenne. Ces quatre mécanismes sont : la votation populaire ou référendum obligatoire ; le référendum facultatif ; l’initiative populaire et la pétition. Lire à ce sujet Joseph NTAMAHUNGIRO, "Démocratie : Le Rwanda pourrait-il s’inspirer du modèle suisse ?", Bruxelles, le 6 octobre 2001, 16 p.

[20] "Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi", Arusha, 28 août 2000,  p. 2.

[21] Hanan Ben Rhouma, Saphyr news, "La faim est un scandale politique, elle n’est pas une fatalité, on sait comment la vaincre", Rome, le 18 Novembre 2009, 3 p.

[22] Cité par Patrick PIRO, "Le scandale de la faim", in L’événement du 26 décembre 2002.

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