RÉSUMÉ DE THÈSE

Jean NKE NDIH,

Gestion des écosystèmes forestiers par les Pygmées Bakola/Bagielli et voisins Bantous   au sud-ouest du Cameroun face à l'exploitation néolibérale  

Thèse soutenue publiquement le 6 mai 2014 à l'Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve) pour l'obtention du titre de Docteur en sciences politiques et sociales. (Voir photos sur le site).

Les milieux forestiers du sud-ouest du Cameroun sont habités et exploités depuis des lustres par des populations qui ont souvent des modes de vie différents. Par l’énorme biodiversité de ces forêts, ces populations locales ont toujours trouvé leur compte en prélevant ce qui leur est essentiel dans leur survie. Cela a permis à certaines d’entre elles, comme les Pygmées Bakola/Bagielli, de vivre principalement des activités de chasse, de pêche et de collecte ; une vie complétée par les échanges entretenus traditionnellement avec les Bantous qui sont essentiellement essarteurs par l’agriculture itinérante sur brûlis.

Grâce au faible poids démographique d’antan, au caractère rudimentaire du matériau utilisé pour les ressources destinées à l’autoconsommation, les activités de ces populations n’ont pas entraîné la déforestation qui, par contre, est devenue une réalité depuis le début de la colonisation européenne. Partie de l’économie traditionnelle pratiquée par les populations locales, l’exploitation des ressources forestières est devenue un grand enjeu dans l’économie moderne du Cameroun ; dès lors, les liens séculaires entre le milieu et les populations ont changé. Les forêts laissent désormais de plus en plus place aux plantations de cultures de rente (paysannes et industrielles) ; s’ajoutent à cela les coupes industrielles du bois pour l’exportation, mais aussi l’exploitation artisanale du bois pour les besoins de construction qui sont liés à l’expansion urbaine. Face à cette situation, différentes initiatives sans coordination sont mises sur pied, tant au niveau national que sous-régional et international. Etant donné que les populations locales sont peu ou pas impliquées dans ces initiatives, les superficies forestières sont continuellement en régression, au grand dam de ces populations qui semblent pourtant mieux indiquées que quiconque pour apporter leur savoir de la connaissance de ces milieux qu’elles ont toujours géré en fonction de leurs intérêts.

Jean NKE NDIH

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