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Rawane DIOP Dakar, le 13-12-2019


A Monsieur E. VAN SEVENANT l’Africain Rue L Bernus 7 6000 Charleroi
Caceac2002@gmail.com

Permettez tout d’abord que je rende hommage au brillant intellectuel que vous êtes. Votre analyse lucide et sans détours de mon ouvrage « L’Afrique dans la globalisation, une braderie sans fin » a soulevé une certaine réserve sur des faits historiques tenant au chapitre intitulé « l’affaire Habré ».
J’ai pu apprécier votre objectivité et surtout la distance critique par rapport à cette histoire tumultueuse du Tchad sur laquelle beaucoup d’avis diffèrent.
Néanmoins votre position m’a conduit tout droit vers les sources, sans afrocentrisme ni idéologie, tous deux néfastes à la manifestation de la vérité, ce que je m’interdis en tant qu’Auteur. A vrai dire ce chapitre pouvait manquer dans l’œuvre.
Oui je suis moins catégorique, moins affirmatif, je suis dans la nuance. On peut certes se tromper du lundi au mardi, mais pas toute la semaine, ce serait de l’entêtement ou de l’ignorance. J’accepte la vérité et présente subséquemment mes excuses à tous ceux que mon approche sur ce dossier sensible a pu heurter.
Je pense aux militants des droits de l’homme qui se sont toujours battus, aux ONG, Dieu sait qu’ils sont nombreux, aux chancelleries occidentales et autres démocrates, sociétés civiles, anonymes et leaders d’opinions mais surtout à l’état belge qui au nom de la compétence universelle a demandé à juger Habré, choix que j’ai su plus tard après la publication de mon ouvrage par le canal de son ex-avocat sénégalais Me DIOUF.
Je réaffirme mon ancrage dans les valeurs et idéaux développés par la Belgique la démocratie, les droits humains, la défense des minorités, des opprimés et des causes justes , sa constante sollicitude pour un monde harmonieux de paix et de justice.
J’ai choisi de prendre la nationalité de mon pays de cœur par conviction et par adhésion à ses valeurs.
Merci de m’avoir permis cette grande et nécessaire rétrospection. Je souffre pour toutes les victimes et compatis à la douleur des familles éplorées, je mesure toute leur peine, immense elle est.