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C'est avec une émotion poignante que j'apprends à travers le Newsletter le décès du R.P Jacques DELOOZ. Vu l'âge canonique que le Seigneur lui a prodigué je ne peux que me prosterner pieusement devant son âme. Je suis un africain musulman. J'ai rencontré le père DELOOZ au cours de mes études de journalisme à l'ULB, au début des années 80. J'animais une émission politique et culturelle sur les ondes de Radio Campus de l'ULB. Nous nous sommes rencontrés lors d'une manifestation relative à l'Afrique. Moi je couvrais l'évènement pour les émissions africaines de Radio Campus et lui "Reporter infatigable" couvrait pour le CACEAC. De nos échanges j'ai tout de suite compris sa passion et sa flamme pour ce vieux continent qu'est l'Afrique. Il ne s'y attachait pas seulement par conformisme dogmatique mais par réel engouement pour les enfants de ce continent en proie parfois au chaos. Sauveur ? Bon Samaritain ? Non il était un porteur du message de la charité et solidarité divines. Il était à l'écoute de toutes les thèses qu'on lui déroulait. Au cours d'un de nos échanges je lui parlais de ma perplexité de croyant musulman à ne pas voir les trois religions monothéistes (juive, chrétienne et musulmane) cheminer paisiblement, d'autant plus que leurs racines proviennent du même socle et que leurs croyants adorent le même DIEU. Le R.P Delooz avait une réponse adéquate à toutes les interrogations existentielles qu'on lui soumettait. De l'eau a coulé sous les ponts depuis ma première rencontre avec lui (années 80) où il avait pris mes contacts qu'il avait mis dans le mailing du CACEAC. J'ai depuis lors tout le temps reçu le Newsletter du CACAEC. Merci au R.P Delooz. Au moment où je prends mes droits (cette année) pour une pension de l'O.N.U pour laquelle j'ai travaillé plusieurs années, j'ai une pensée émue pour cet ami éternel de l'Afrique.